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Constituer ses fonds propres : les 8 sources mobilisables et ce que chacune vous coûte

Constituer ses fonds propres pour un achat immobilier en Suisse : les 8 sources mobilisables et leur coût fiscal

Sommaire :

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⚡ Réponse express : d'où sortir vos fonds propres

  • 8 sources mobilisables, dont 7 classées « durs » et une seule « molle »
  • Le 2ème pilier est la seule source molle : maximum 10% du prix
  • Retrait 2ème pilier : imposé à taux réduit, généralement 2 à 10% selon le canton
  • ⚠️ Le piège : un retrait EPL bloque vos rachats volontaires jusqu'au remboursement intégral
  • Minimum de retrait EPL : 20'000 CHF, accord écrit du conjoint, délai de 5 ans entre deux retraits
  • Résidence secondaire : 30 à 50% de fonds propres et aucune prévoyance mobilisable

Les 8 sources et leur coût réel

SourceClassementCoût fiscalAutre coût
Épargne bancaireDurAucunPerte de votre réserve de sécurité
Titres et placementsDurGains privés non imposés en principeRisque de vendre au mauvais moment
3ème pilier ADurTaux réduit, séparéCapital retraite amputé
3ème pilier B / assurance-vieDurVariable selon le contratPénalités de rachat anticipé
Donation / avance d'hoirieDurSelon canton et parentéAnticipation successorale
Actions d'employeurDurSelon le plan et l'exerciceConcentration du risque
Prêt familial postposéDur si acceptéAucun en principeAcceptation variable selon la banque
2ème pilier (retrait)Mou, max 10%2 à 10% selon le cantonRente réduite + rachats bloqués
2ème pilier (nantissement)Mou, max 10%Aucune imposition immédiateHypothèque et intérêts plus élevés

Les taux et conditions varient selon le canton, la situation personnelle et l'établissement. Ordres de grandeur, pas une projection individuelle.

Vous savez qu’il vous faut 20% du prix en fonds propres. La vraie question, celle qui bloque la plupart des projets, c’est de savoir d’où sortir cette somme et ce que chaque option vous coûtera réellement.

Car toutes les sources ne s’équivalent pas. Certaines sont gratuites, d’autres vous coûtent plusieurs milliers de francs d’impôt, et l’une d’entre elles peut vous bloquer une possibilité d’optimisation fiscale pendant des années sans que personne ne vous en avertisse.

Rappel express : ce que la banque exige

Deux règles, et une seule contrainte à retenir sur l’origine des fonds.

Vous devez apporter au minimum 20% du prix d’achat, dont au moins 10% en fonds propres dits « durs », c’est-à-dire ne provenant pas de votre caisse de pension. Les frais d’acquisition, soit 3 à 5% du prix, s’ajoutent en plus et doivent également être couverts par vos liquidités.

➡️ Nous détaillons ces règles, les seuils exacts et le calcul de votre capacité dans nos guides dédiés : ce que la banque exige vraiment et la règle des 5,5 pour calculer votre budget.

Le reste de cet article traite uniquement du « d’où » et du « à quel prix ».

Les 8 sources mobilisables

Sept sont considérées comme des fonds propres « durs », une seule est « molle ».

Les sources dures : elles peuvent couvrir la totalité de l’apport

1. L’épargne bancaire. Comptes épargne, comptes courants, comptes de placement. La source la plus simple et la seule totalement sans coût de sortie.

2. Les titres et comptes d’investissement. Actions, obligations, fonds, ETF. Pour un particulier en Suisse, les gains en capital sur fortune privée ne sont en principe pas imposés, ce qui rend cette source fiscalement neutre. Le coût réel est ailleurs : vous vendez peut-être au mauvais moment du cycle boursier.

3. Le 3ème pilier A. Votre prévoyance liée peut être retirée dans le cadre de l’encouragement à la propriété du logement (EPL) ou mise en gage. Le retrait est imposé, à un taux réduit et séparé de vos autres revenus.

4. Le 3ème pilier B et l’assurance-vie. Selon la nature du contrat, la valeur de rachat peut être mobilisée. Attention aux pénalités de rachat anticipé, qui peuvent être significatives sur les premières années d’un contrat d’assurance.

5. La donation ou l’avance d’hoirie. Un apport familial est parfaitement recevable. Son coût fiscal dépend du canton et du lien de parenté : la plupart des cantons exonèrent les donations en ligne directe, mais pas tous, et jamais entre personnes non apparentées.

6. Les actions ou participations d’employeur. Plans d’actionnariat, options, participations collaborateurs. Leur mobilisation peut déclencher une imposition selon le moment de l’exercice et le plan concerné.

7. Le prêt familial postposé. Un prêt consenti par un proche peut, dans certaines conditions, être assimilé à des fonds propres par la banque, à condition qu’il soit formellement postposé, c’est-à-dire subordonné à la créance hypothécaire. Toutes les banques ne l’acceptent pas, et les conditions varient : c’est un point à négocier explicitement.

La source molle : le 2ème pilier

8. La caisse de pension (LPP). C’est la seule source classée « molle », et elle ne peut couvrir que la moitié maximum de votre apport, soit 10% du prix du bien. Deux mécanismes existent : le retrait anticipé ou la mise en gage.

⚠️ Cette limite est structurelle et non négociable. Elle existe précisément pour éviter qu’un acquéreur ne finance l’intégralité de son apport en vidant sa prévoyance vieillesse. Aucune banque n’y dérogera.

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Le coût réel de chaque source

Voici la comparaison que personne ne fait, et c’est elle qui devrait guider votre choix.

SourceClassementCoût fiscalAutre coût à considérer
Épargne bancaireDurAucunPerte de votre réserve de sécurité
Titres et placementsDurGains en capital privés non imposés en principeRisque de vendre au mauvais moment
3ème pilier ADurImposé à taux réduit, séparémentCapital retraite amputé
3ème pilier B / assurance-vieDurVariable selon le contratPénalités de rachat anticipé possibles
Donation / avance d’hoirieDurSelon canton et lien de parentéAnticipation successorale à formaliser
Actions d’employeurDurSelon le plan et le moment d’exerciceConcentration du risque sur un employeur
Prêt familial postposéDur (si accepté)Aucun en principeAcceptation variable selon la banque
2ème pilier (retrait)Mou, max 10%Taux réduit, généralement 2 à 10% selon le cantonRente de retraite réduite + rachats bloqués
2ème pilier (nantissement)Mou, max 10%Aucune imposition immédiateHypothèque plus élevée, donc plus d’intérêts

Les taux et conditions varient selon votre canton, votre situation personnelle et votre établissement. Ce tableau donne des ordres de grandeur, pas une projection individuelle.

💡 La lecture utile de ce tableau : les sources en haut coûtent le moins cher en impôt mais entament votre sécurité financière. Celles du bas préservent vos liquidités mais coûtent en impôt ou en intérêts. Il n’existe pas de source gratuite.

Les conséquences cachées du retrait EPL

Trois effets que la plupart des acquéreurs découvrent après avoir signé.

1. Vos rachats volontaires sont bloqués

C’est la conséquence la plus coûteuse, et la moins connue. Si vous effectuez un retrait EPL de votre 2ème pilier, vous ne pourrez plus procéder à des rachats volontaires dans votre caisse de pension avant d’avoir intégralement remboursé le montant retiré.

Or le rachat LPP est l’un des leviers de déduction fiscale les plus puissants dont vous disposez, sans plafond légal fixe. En retirant 100’000 CHF pour votre apport, vous vous privez potentiellement de cette optimisation pendant des années, jusqu’au remboursement complet.

Pour un revenu élevé, ce coût d’opportunité peut dépasser largement l’économie réalisée sur les intérêts hypothécaires.

➡️ Rachat LPP : calcul de l’économie d’impôt et stratégie

2. Vos prestations de risque peuvent diminuer

Un retrait réduit votre capital de prévoyance, et selon le règlement de votre caisse, cela peut affecter vos prestations en cas d’invalidité ou de décès. Le montant de la rente de conjoint survivant, notamment, est souvent calculé sur le capital accumulé.

Vérifiez ce point auprès de votre caisse avant le retrait, et non après : une couverture complémentaire peut être nécessaire.

3. La revente déclenche le remboursement

Le bien acquis ne peut pas être revendu librement. En cas de vente, vous devez rembourser le montant retiré à votre caisse de pension. Ce n’est pas une pénalité, c’est le mécanisme même de l’EPL, mais cela restreint votre liberté de mouvement.

Les conditions précises du retrait EPL

Six règles à connaître avant de compter sur votre 2ème pilier.

ConditionRègle
Montant minimum20’000 CHF
Usage autoriséRésidence principale uniquement
Accord du conjointÉcrit, systématiquement vérifié par les caisses
Délai entre deux retraits5 ans
Limite d’âgeVoir ci-dessous
Échéance avant la retraiteLe retrait doit intervenir avant un certain délai précédant l’âge de la retraite

La règle des 50 ans

Avant 50 ans, vous pouvez en principe retirer l’intégralité de votre avoir de prévoyance.

Après 50 ans, le montant est plafonné. Vous pouvez retirer le plus élevé des deux montants suivants :

  • L’avoir que vous aviez accumulé à l’âge de 50 ans
  • La moitié de votre avoir actuel

⚠️ Sur le délai avant la retraite, les sources divergent. Certaines indiquent trois ans avant la naissance du droit aux prestations vieillesse, d’autres six mois avant l’âge AVS. Le règlement de votre caisse de pension prévaut : demandez-le par écrit avant de bâtir votre plan de financement dessus.

Le cas de la résidence secondaire : des règles bien plus strictes

Un point que la plupart des articles omettent complètement.

Si le bien n’est pas destiné à devenir votre résidence principale, tout change :

 Résidence principaleRésidence secondaire ou bien de rendement
Fonds propres exigés20%30 à 50% selon les cas
2ème pilier mobilisableOui, jusqu’à 10% du prixNon
3ème pilier mobilisable via EPLOuiNon

L’EPL est réservé à la résidence principale. Ni le 2ème ni le 3ème pilier ne peuvent être mobilisés pour une résidence secondaire ou un investissement locatif.

Trois facteurs déterminent si la banque exigera 30% ou 50% : la localisation et la liquidité du bien, la solidité de votre dossier, et la stratégie propre de l’établissement sur ce segment.

Quand vous ne pouvez pas acheter, malgré l’argent

Voici deux situations où le calcul échoue alors que les montants semblent suffisants.

Cas 1 : trop de LPP, pas assez de liquide

Vous disposez de 50’000 CHF d’épargne et de 500’000 CHF de 2ème pilier. Vous visez un bien à 770’000 CHF.

Les fonds propres requis sont de 154’000 CHF (20%), ce que vous pouvez couvrir sans difficulté. Mais il vous faut 77’000 CHF de fonds propres durs (10%), et vous n’en avez que 50’000. Le projet est refusé, malgré 550’000 CHF disponibles.

Votre plafond réel avec 50’000 CHF de liquide est de 500’000 CHF de prix d’achat, et non 770’000.

Cas 2 : les frais d’acquisition oubliés

Vous avez calculé exactement 20% du prix. Mais les frais d’acquisition, soit 3 à 5% supplémentaires, ne peuvent être financés ni par la banque, ni par votre 2ème pilier. Ils doivent sortir de vos liquidités.

Sur un bien à 1’000’000 CHF, cela représente 30’000 à 50’000 CHF à prévoir en plus des 200’000 CHF de fonds propres.

💡 La règle pratique : comptez toujours 25% du prix en liquidités totales, et non 20%. C’est le seul calcul qui ne réserve pas de mauvaise surprise trois semaines avant la signature.

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Dans quel ordre mobiliser vos sources ?

Aucun article ne le dit, et pourtant c’est la question opérationnelle qui reste après avoir fait l’inventaire.

Il n’existe pas d’ordre universel, mais une logique de priorité se dégage, du moins coûteux au plus coûteux :

1. L’épargne bancaire disponible. Coût nul, mais gardez impérativement une réserve de sécurité de plusieurs mois de charges. Ne descendez jamais à zéro.

2. Les titres et placements, si le moment du marché s’y prête. Fiscalement neutres en principe pour un particulier.

3. La donation ou l’avance d’hoirie, si elle est envisageable. Souvent exonérée en ligne directe, et sans effet sur votre prévoyance.

4. Le nantissement du 3ème pilier ou du 2ème pilier, plutôt que le retrait, si votre capacité d’endettement le permet. Aucune imposition immédiate, votre capital continue de fructifier.

5. Le retrait du 3ème pilier A, imposé mais généralement à un taux plus favorable qu’un retrait de 2ème pilier de montant équivalent.

6. Le retrait du 2ème pilier en dernier, en raison du triple coût : impôt, rente de retraite amputée, et blocage de vos rachats volontaires.

⚠️ Cette hiérarchie est indicative. Elle s’inverse dans certains cas : si votre capacité d’endettement est le facteur limitant, un retrait qui réduit la dette peut être préférable à un nantissement qui la maintient. C’est précisément l’arbitrage qui mérite un calcul personnalisé.

En résumé : trois points clés

  1. Sept sources sur huit sont des fonds propres « durs ». Seul le 2ème pilier est limité à 10% du prix. Faites l’inventaire complet avant de conclure que votre projet n’est pas finançable.
  2. Le retrait du 2ème pilier a un triple coût : l’impôt (2 à 10% selon le canton), la rente de retraite amputée, et le blocage de vos rachats volontaires jusqu’au remboursement intégral. Ce dernier point est le plus coûteux et le moins connu.
  3. Comptez 25% du prix en liquidités, pas 20%. Les frais d’acquisition ne sont finançables ni par la banque, ni par votre prévoyance.

Conclusion

La question des fonds propres se résume trop souvent à un pourcentage : 20%, dont 10% durs. C’est exact, mais c’est le point de départ, pas la réponse.

Ce qui détermine réellement la faisabilité et le coût de votre projet, c’est la composition de cet apport. Deux acquéreurs qui réunissent les mêmes 200’000 CHF, l’un en épargne et l’autre par un retrait de 2ème pilier, ne feront pas la même opération. Le second paiera un impôt, verra sa rente future réduite, et se privera d’un levier de déduction fiscale pendant des années.

C’est ce calcul, source par source, qui mérite d’être fait avant de signer plutôt qu’après.

Compassurance analyse gratuitement l’ensemble de vos sources mobilisables, chiffre le coût réel de chacune dans votre situation, et détermine l’ordre de mobilisation le plus avantageux pour vous.

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Pour aller plus loin

FAQ : constituer ses fonds propres

Quelles sources peuvent constituer mes fonds propres ?
Huit sources sont mobilisables. Sept sont des fonds propres « durs » : épargne bancaire, titres et placements, 3ème pilier A, 3ème pilier B et assurance-vie, donation ou avance d'hoirie, actions d'employeur, et prêt familial postposé (si votre banque l'accepte).

La huitième, le 2ème pilier, est la seule source « molle » : elle ne peut couvrir que la moitié maximum de votre apport, soit 10% du prix du bien.
Combien coûte le retrait de mon 2ème pilier ?
Le retrait est imposé à un taux réduit et séparé de vos autres revenus, généralement entre 2 et 10% selon votre canton et le montant retiré.

Mais le coût fiscal n'est que le premier des trois : s'y ajoutent une rente de retraite réduite et le blocage de vos rachats volontaires jusqu'au remboursement intégral.
Un retrait EPL bloque-t-il vraiment mes rachats LPP ?
Oui, et c'est la conséquence la plus coûteuse et la moins connue. Après un retrait EPL, vous ne pouvez plus effectuer de rachats volontaires dans votre caisse de pension avant d'avoir intégralement remboursé le montant retiré.

Or le rachat LPP est l'un des leviers de déduction fiscale les plus puissants, sans plafond légal fixe. Pour un revenu élevé, ce coût d'opportunité peut dépasser largement l'économie réalisée sur les intérêts hypothécaires. 💡 Voir notre guide sur le rachat LPP et son économie d'impôt pour chiffrer ce que vous perdez.
Quelles sont les conditions du retrait EPL ?
Six conditions principales : un montant minimum de 20'000 CHF, l'usage en résidence principale uniquement, l'accord écrit du conjoint (systématiquement vérifié), un délai de 5 ans entre deux retraits, une limite d'âge à partir de 50 ans, et une échéance avant l'âge de la retraite. ⚠️ Sur ce dernier délai, les sources divergent (trois ans avant la naissance du droit aux prestations, ou six mois avant l'âge AVS). Le règlement de votre caisse de pension prévaut : demandez-le par écrit.
Puis-je retirer tout mon 2ème pilier après 50 ans ?
Non. Avant 50 ans, vous pouvez en principe retirer l'intégralité de votre avoir. Après 50 ans, le montant est plafonné : vous pouvez retirer le plus élevé entre l'avoir que vous aviez accumulé à 50 ans, et la moitié de votre avoir actuel.

Cette règle peut sensiblement réduire votre capacité d'apport si vous achetez tardivement.
Puis-je utiliser ma prévoyance pour une résidence secondaire ?
Non. L'encouragement à la propriété du logement (EPL) est réservé à la résidence principale. Ni votre 2ème pilier ni votre 3ème pilier ne peuvent être mobilisés pour une résidence secondaire ou un investissement locatif.

De plus, les fonds propres exigés passent de 20% à 30 voire 50% selon la localisation du bien, la solidité de votre dossier et la stratégie de la banque sur ce segment.
Une donation familiale compte-t-elle comme fonds propres ?
Oui, une donation ou une avance d'hoirie est parfaitement recevable et compte comme fonds propres « durs ». Son coût fiscal dépend de votre canton et du lien de parenté : la plupart des cantons exonèrent les donations en ligne directe (parents vers enfants), mais pas tous, et jamais entre personnes non apparentées. 💡 Un prêt familial postposé peut également être assimilé à des fonds propres par certaines banques, à condition d'être formellement subordonné à la créance hypothécaire. Toutes ne l'acceptent pas : c'est un point à négocier explicitement.
Pourquoi mon projet est-il refusé alors que j'ai assez d'argent ?
C'est très probablement une question de répartition, pas de montant total. Exemple : avec 50'000 CHF d'épargne et 500'000 CHF de 2ème pilier, vous ne pouvez pas acheter un bien à 770'000 CHF, car il faudrait 77'000 CHF de fonds propres « durs » et vous n'en avez que 50'000.

Votre plafond réel est de 500'000 CHF de prix d'achat malgré 550'000 CHF disponibles. C'est toujours la contrainte des fonds propres durs qui l'emporte.
Les frais d'acquisition peuvent-ils être financés par ma prévoyance ?
Non. Les frais d'acquisition (droits de mutation, notaire, cédule hypothécaire), soit 3 à 5% du prix, ne peuvent être financés ni par la banque, ni par votre 2ème pilier. Ils doivent sortir de vos liquidités. 💡 La règle pratique : comptez toujours 25% du prix en liquidités totales, et non 20%. C'est le seul calcul qui ne réserve pas de mauvaise surprise avant la signature.
Dans quel ordre faut-il mobiliser ses sources ?
Une logique du moins au plus coûteux : 1) l'épargne bancaire (en gardant une réserve de sécurité), 2) les titres si le moment du marché s'y prête, 3) une donation ou avance d'hoirie, 4) le nantissement plutôt que le retrait, 5) le retrait du 3ème pilier A, 6) le retrait du 2ème pilier en dernier. ⚠️ Cette hiérarchie s'inverse dans certains cas : si votre capacité d'endettement est le facteur limitant, un retrait qui réduit la dette peut être préférable à un nantissement qui la maintient.
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