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Assurance choses entreprise en Suisse : comparatif AXA, Zurich, Helvetia, Bâloise, Allianz, Mobilière

Assurance choses entreprise en Suisse : différence avec l'assurance bâtiment et la perte d'exploitation, et règle proportionnelle en cas de sous-assurance

Sommaire :

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⚡ Réponse express : assurance choses entreprise en Suisse

  • Couvre le contenu de l'entreprise : mobilier, machines, stock, informatique — jamais les murs
  • 🚨 Trois polices, trois objets différents : choses (le contenu), bâtiment (la structure), perte d'exploitation (le revenu pendant l'arrêt)
  • ⚠️ Chez AXA et Zurich, la perte d'exploitation peut être une option du contrat choses, pas systématiquement une police séparée
  • Frais consécutifs inclus chez plusieurs assureurs : nettoyage, restauration de données, biens de tiers confiés
  • 🚨 La sous-assurance réduit l'indemnisation proportionnellement, même en cas de sinistre total
  • Pas obligatoire par la loi fédérale — l'assurance bâtiment, elle, peut l'être au niveau cantonal

Un incendie détruit l’atelier. Le propriétaire des murs est indemnisé par l’assurance bâtiment. L’entreprise locataire de ces murs, elle, découvre que ses machines, son stock et ses ordinateurs ne sont couverts par aucune des deux polices  parce que personne ne lui avait expliqué qu’il en fallait une troisième.

C’est exactement la confusion que cet article résout. L’assurance choses n’est pas une variante de l’assurance bâtiment ni un doublon de la perte d’exploitation : elle a son propre objet, ses propres règles, et son propre piège — la sous-assurance.

Qu’est-ce que l’assurance choses, exactement ?

L’assurance choses est l’équivalent, pour une entreprise, de l’assurance ménage d’un particulier. Elle couvre les dommages matériels subis par ce que l’entreprise possède à l’intérieur de ses locaux : mobilier, machines, outillage, stock, marchandises, matériel informatique.

Helvetia précise un point que la plupart des pages produit passent sous silence : la couverture inclut aussi les frais consécutifs au sinistre enlèvement des débris, nettoyage, restauration de données, et même les objets confiés par des tiers temporairement présents dans les locaux (matériel en dépôt, marchandise en consignation).

Les quatre risques de base

RisqueCe qui est couvert
IncendieFeu, fumée soudaine, foudre, explosion, dégâts d’eau liés à l’extinction
Dégât d’eauFuite, rupture de canalisation, infiltration
VolVol par effraction du matériel et des marchandises (le vol simple sans trace d’effraction est généralement exclu)
Bris de glaceVitrines, verrières, mobilier vitré

Risques nommés ou All Risks

Deux formules coexistent sur le marché suisse :

  • Risques nommés : seuls les événements explicitement listés sont couverts. Moins cher, mais tout ce qui n’est pas listé reste à la charge de l’entreprise.
  • All Risks : tout événement soudain et imprévisible est couvert, sauf exclusions listées noir sur blanc  Zurich inclut par exemple dans son All Risks les troubles civils, l’effondrement de bâtiment ou les détériorations malveillantes, absents de la couverture de base.

💡 Le bon réflexe : une entreprise avec un stock de valeur, du matériel électronique sensible ou une activité atypique (atelier, laboratoire, restauration) a intérêt à l’All Risks. Un bureau avec du mobilier standard peut se contenter des risques nommés.

Valeur à neuf ou valeur vénale : la base d’indemnisation qui change tout

C’est une deuxième décision, distincte du choix risques nommés / All Risks, et tout aussi déterminante sur le montant réellement versé.

Selon l’Association Suisse d’Assurances (SVV), l’assurance valeur à neuf couvre la différence entre la valeur actuelle (ou vénale) d’un bien et sa valeur à neuf — c’est-à-dire le montant nécessaire pour racheter un objet équivalent neuf. La valeur vénale, elle, déduit la dépréciation liée à l’âge et à l’usure : elle correspond à ce que valait le bien juste avant le sinistre, pas à ce qu’il coûterait de le remplacer.

Base d’indemnisationCe qui est verséConséquence pour l’entreprise
Valeur à neufPrix d’un bien équivalent neufMachine de 6 ans détruite → remplacée par une machine neuve, sans supporter la dépréciation
Valeur vénalePrix du bien juste avant le sinistre, usure déduiteMachine de 6 ans détruite → indemnisée à sa valeur résiduelle, la différence reste à charge

⚠️ Le SVV le précise clairement : il y a sous-assurance lorsque la somme assurée est inférieure à la valeur de remplacement — pas seulement lorsqu’elle est inférieure à la valeur vénale. Une entreprise qui assure son inventaire à la valeur vénale pour économiser sur la prime peut donc se retrouver doublement pénalisée : une base d’indemnisation déjà réduite par la vétusté, et un risque de sous-assurance si même cette valeur vénale a été sous-évaluée.

En pratique, la plupart des contrats d’assurance choses professionnelle retiennent la valeur à neuf comme somme assurée par défaut — mais ce n’est pas systématique, et le contrat doit le préciser noir sur blanc. Vérifiez cette mention avant de comparer deux devis à prime apparemment égale : une prime plus basse cache parfois une indemnisation en valeur vénale.

Le triangle choses / bâtiment / perte d’exploitation

C’est la confusion la plus coûteuse du cluster entreprise, et elle n’est illustrée nulle part dans la SERP actuelle.

CouvertureCe qu’elle indemniseExemple sur le même sinistre incendie
Assurance chosesLe contenu : machines, stock, mobilier, informatiqueLes 3 machines-outils et le stock de matière première sont détruits
Assurance bâtimentLa structure : murs, toiture, installations fixesLa charpente et la façade de l’atelier sont endommagées
Perte d’exploitationLe revenu perdu et les frais fixes pendant l’arrêtL’atelier est fermé 3 mois : loyer, salaires et leasing continuent sans chiffre d’affaires en face

Une entreprise locataire de ses locaux n’a typiquement besoin que des deux premières lignes moins une : l’assurance choses et la perte d’exploitation, puisque le bailleur assure le bâtiment. Une entreprise propriétaire de ses murs a besoin des trois.

🚨 La nuance que la page perte d’exploitation du site simplifie à l’excès : chez AXA comme chez Zurich, la perte d’exploitation peut être proposée comme une option intégrée au contrat d’assurance choses, et non systématiquement comme une police totalement séparée. Zurich l’indique explicitement dans sa documentation produit. Vérifiez donc contrat par contrat si la PE de votre client est incluse ou à ajouter — ne présumez pas qu’elle est toujours distincte.

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La règle proportionnelle : le piège de la sous-assurance

C’est la clause que personne ne montre avec un exemple, alors qu’elle détermine le montant réellement versé au sinistre.

La règle proportionnelle stipule que si la somme assurée est inférieure à la valeur réelle des biens au jour du sinistre, l’assuré est considéré comme son propre assureur pour la différence — et supporte une part proportionnelle du dommage, même en cas de sinistre total.

Exemple concret :

 Montant
Valeur réelle de l’inventaire professionnelCHF 200’000
Valeur déclarée au contratCHF 120’000
Taux de couverture réel60%
Sinistre total constatéCHF 200’000
Indemnisation verséeCHF 120’000 (60%)
Perte sèche à la charge de l’entrepriseCHF 80’000

⚠️ Ce que la plupart des dirigeants ignorent : ce n’est pas une question de bonne ou mauvaise foi. La règle s’applique dès que l’écart existe, quelle que soit l’intention derrière la sous-déclaration.

Comment l’éviter : réévaluer la valeur à neuf de l’inventaire chaque année, en particulier après un investissement en matériel ou une hausse de stock. Plusieurs assureurs proposent une clause de renonciation à la sous-assurance jusqu’à un certain seuil (souvent 10%) — à vérifier ligne par ligne dans le contrat.

Ce que l’assurance choses ne couvre jamais

Au-delà des risques non nommés dans une formule de base, certaines exclusions reviennent systématiquement, y compris en All Risks.

ExclusionPourquoi elle existe
Usure et défaut d’entretienUne machine qui tombe en panne après 15 ans sans maintenance relève de la vétusté, pas d’un sinistre imprévisible
Actes intentionnelsUn dommage causé volontairement par l’entreprise ou ses dirigeants n’est jamais couvert, quelle que soit la justification
Guerre, émeutes non couvertes par l’option troubles civilsLes événements de nature politique ou militaire majeurs restent hors périmètre standard
Catastrophes nucléairesExclusion universelle dans l’assurance dommages, y compris en All Risks
Vol simple sans effractionVoir plus haut — nécessite systématiquement des traces d’effraction constatées

⚠️ Le point le plus concrètement coûteux pour une PME : l’usure. Une entreprise qui pense être couverte en All Risks pour n’importe quel dommage matériel découvre souvent, au moment du sinistre, que la cause retenue par l’expert est une « usure progressive » plutôt qu’un événement soudain — ce qui ferme la porte à l’indemnisation. La distinction entre soudain/imprévisible et progressif/prévisible est au cœur de la plupart des litiges d’assurance choses.

Comment se déroule une déclaration de sinistre

Quatre étapes, dans un ordre qui compte.

  1. Sécuriser et documenter immédiatement : photos datées, vidéos, témoins, et toute preuve empêchant la contestation ultérieure de l’ampleur du dommage.
  2. Déclarer le sinistre dans le délai contractuel. Les contrats suisses fixent généralement un délai de déclaration de l’ordre de 5 à 10 jours ouvrables — ce délai varie d’un assureur à l’autre et doit être vérifié dans les conditions générales du contrat concerné, il ne s’agit pas d’une norme légale uniforme.
  3. Expertise contradictoire. L’assureur mandate un expert pour évaluer l’ampleur du dommage et vérifier la cohérence entre la valeur déclarée au contrat et la valeur réelle constatée — c’est à ce stade qu’une éventuelle sous-assurance est détectée et appliquée.
  4. Indemnisation, selon la base convenue au contrat (valeur à neuf ou valeur vénale) et déduction faite de la franchise.

💡 Le réflexe qui accélère tout : conserver un inventaire à jour (factures d’achat, photos, numéros de série) hors des locaux professionnels, par exemple dans le cloud. En cas de sinistre total, c’est souvent ce document qui détermine la rapidité — et l’exactitude — de l’indemnisation.

Trois profils d’entreprise, trois lectures du même contrat

L’assurance choses n’a pas le même enjeu selon l’activité — trois cas concrets, sans donnée de prix, pour illustrer où porter l’attention.

  • Atelier ou activité artisanale avec machines-outils. Le risque principal porte sur des équipements dont la valeur de remplacement dépasse largement la valeur comptable après amortissement. Un choix All Risks avec indemnisation valeur à neuf est presque toujours justifié : une machine-outil de plusieurs années d’ancienneté, détruite dans un incendie, doit pouvoir être remplacée par un équivalent neuf pour que l’activité reprenne sans rupture.
  • Commerce de détail avec stock rotatif. Le point d’attention porte sur la réévaluation régulière de la valeur assurée : un stock qui double en période de forte activité (soldes, fêtes de fin d’année) peut créer une sous-assurance ponctuelle si la somme assurée n’est révisée qu’une fois par an sur une base moyenne.
  • Cabinet ou profession libérale (santé, conseil, droit). L’inventaire matériel est souvent limité, mais les frais consécutifs — restauration de données, dossiers clients, équipements spécialisés — pèsent proportionnellement plus lourd que dans un commerce classique. C’est le profil où vérifier l’inclusion des frais consécutifs dans le contrat choses a le plus d’impact réel.
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Comparatif : ce que couvrent vraiment les principaux assureurs

AssureurPerte d’exploitationAll RisksParticularité sourcée
AXAIncluse comme conséquence directe du dommage matériel, sans être présentée comme une police toujours séparéeNon détaillé publiquement
ZurichOptionnelle — à sélectionner explicitement (« perte de rendement »)Oui
HelvetiaNon présentée comme incluse par défautOui, en optionFrais consécutifs inclus en base : nettoyage, restauration de données, biens de tiers confiés
BâloiseIncluse dans le bundle « All Risks PME », pas en couverture de baseOui — spécifiquement construit pour éliminer « les lacunes et les chevauchements de couverture » entre choses et PECouvre aussi la propriété de tiers confiée, les valeurs pécuniaires et les effets personnels des collaborateurs et clients
AllianzOptionnelle en base, incluse par défaut dans le module All RisksOuiCouvre aussi les biens agricoles et le bétail, les dommages liés à l’hygiène (ex. contamination alimentaire), le vandalisme et l’effondrement de bâtiment
MobilièreNon incluse en base — nécessite l’extension All Risks pour couvrir le « manque à gagner »Oui, en extension

⚠️ Generali et Vaudoise ne figurent pas dans ce tableau : je n’ai pas trouvé de documentation produit publique suffisamment précise sur leur traitement de la PE et de l’All Risks pour l’assurance choses. À compléter si tu as accès à leurs conditions générales ou à un contact commercial, plutôt que de deviner.

Ce que ce tableau révèle, et qu’aucune fiche produit ne dit isolément : la question « la perte d’exploitation est-elle incluse ? » n’a pas de réponse unique en Suisse. Chez Bâloise et Allianz (en formule All Risks), elle peut être bundlée avec l’assurance choses. Chez Zurich et la Mobilière, elle est structurellement une option à ajouter. Le contrat réel de chaque entreprise doit être vérifié ligne par ligne — la réponse générique « ce sont deux polices séparées » est fausse pour au moins deux assureurs majeurs du marché.

En résumé : trois points clés

  1. L’assurance choses protège le contenu, pas le contenant — mobilier, stock, machines, informatique. Jamais les murs (assurance bâtiment), jamais le chiffre d’affaires (perte d’exploitation).
  2. La sous-assurance est le piège n°1 : une valeur déclarée inférieure à la réalité entraîne une réduction proportionnelle de l’indemnisation, même en cas de sinistre total — sans lien avec la bonne foi de l’entreprise.
  3. Chez certains assureurs, la perte d’exploitation est une option du contrat choses, pas systématiquement une police séparée. Vérifiez le contrat réel avant de présumer qu’il manque une couverture.

Conclusion

L’assurance choses est présentée partout comme une évidence — « protégez vos biens » — sans jamais préciser où elle s’arrête. Elle s’arrête exactement là où commence le bâtiment d’un côté, et là où commence la perte d’exploitation de l’autre. Le dirigeant qui ne connaît pas cette frontière découvre le trou de couverture au pire moment : après le sinistre, pas avant.

La règle proportionnelle ajoute une seconde couche de risque, invisible tant qu’aucun sinistre ne survient : une sous-évaluation de 40% de l’inventaire, faite de bonne foi pour économiser quelques francs de prime, se traduit par une perte sèche de 40% au moment où l’entreprise en a le plus besoin.

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Pour aller plus loin

FAQ — Assurance choses entreprise en Suisse

L'assurance choses est-elle obligatoire en Suisse ?
Non, aucune loi fédérale ne l'impose. Elle est fortement recommandée dès qu'une entreprise possède du matériel, un stock ou des équipements dont la perte mettrait en péril son activité. ⚠️ À ne pas confondre : l'assurance bâtiment, elle, peut être obligatoire au niveau cantonal dans les cantons à monopole d'assurance incendie (Genève, Vaud notamment) — mais cela concerne les murs, pas le contenu.
Quelle est la différence entre assurance choses, assurance bâtiment et perte d'exploitation ?
Trois objets différents sur un même sinistre.
CouvertureCe qu'elle indemnise
Assurance chosesLe contenu : machines, stock, mobilier, informatique
Assurance bâtimentLa structure : murs, toiture, installations fixes
Perte d'exploitationLe revenu perdu et les frais fixes pendant l'arrêt
Une entreprise locataire de ses locaux a typiquement besoin des deux premières lignes uniquement ; une entreprise propriétaire de ses murs a besoin des trois.
La perte d'exploitation est-elle toujours une police séparée de l'assurance choses ?
🚨 Non, et c'est rarement précisé. Chez certains assureurs comme AXA ou Zurich, la perte d'exploitation peut être proposée comme une option intégrée au contrat d'assurance choses, plutôt que comme une police totalement distincte. 💡 Vérifiez toujours le contrat réel plutôt que de présumer une séparation systématique entre les deux couvertures.
Que se passe-t-il si je suis sous-assuré ?
La règle proportionnelle réduit l'indemnisation, même en cas de sinistre total.

Exemple : un inventaire dont la valeur réelle est de CHF 200'000 mais déclaré à CHF 120'000 (60% de la valeur réelle) n'est indemnisé qu'à hauteur de 60% en cas de sinistre — soit une perte sèche de CHF 80'000 à la charge de l'entreprise. 🚨 Cette règle s'applique indépendamment de la bonne ou mauvaise foi de l'entreprise, dès lors que l'écart est constaté.
Quelle est la différence entre l'assurance choses de base et l'All Risks ?
La base ne couvre que les quatre risques nommés : incendie, dégât d'eau, vol, bris de glace. L'All Risks couvre tout événement soudain et imprévisible, sauf exclusions listées noir sur blanc. 💡 Zurich inclut par exemple dans son All Risks les troubles civils, l'effondrement de bâtiment et les détériorations malveillantes — absents de la couverture de base chez la plupart des assureurs.
L'assurance choses couvre-t-elle le vol simple, sans effraction ?
Non, dans la grande majorité des contrats. Le vol doit être accompagné de traces d'effraction constatées pour être indemnisé. Un vol commis par un collaborateur ou un visiteur sans effraction relève généralement d'une couverture distincte, à vérifier séparément.
Mon entreprise loue ses locaux : ai-je quand même besoin d'une assurance choses ?
Oui, systématiquement. Le bailleur assure généralement le bâtiment, mais jamais votre mobilier, votre stock ou votre matériel professionnel. 🚨 Sans assurance choses, un incendie ou un dégât d'eau dans des locaux loués laisse l'intégralité de la perte de votre inventaire à votre charge.
Les frais de nettoyage et de restauration de données sont-ils couverts ?
Chez plusieurs assureurs, oui. L'assurance choses peut inclure les frais consécutifs au sinistre : enlèvement des débris, nettoyage, restauration de données, et même les objets confiés temporairement par des tiers (matériel en dépôt, marchandise en consignation). 💡 Ce périmètre varie sensiblement d'un assureur à l'autre — à vérifier ligne par ligne dans les conditions générales.
Quel assureur choisir pour l'assurance choses en Suisse ?
Ça dépend surtout de si la perte d'exploitation doit être incluse ou non. Chez Bâloise et Allianz, la PE peut être bundlée avec l'assurance choses dans une formule All Risks. Chez Zurich et la Mobilière, elle reste une option structurellement séparée à ajouter. 💡 Ne présumez jamais qu'une formule "assurance choses" inclut ou non la PE par défaut : demandez confirmation écrite, assureur par assureur.
Faut-il assurer son inventaire à la valeur à neuf ou à la valeur vénale ?
La valeur à neuf est la référence pour la plupart des contrats professionnels, car elle permet de remplacer un bien détruit par un équivalent neuf sans supporter la dépréciation. ⚠️ Selon le SVV, il y a sous-assurance dès que la somme assurée est inférieure à la valeur de remplacement — pas seulement à la valeur vénale. Une prime plus basse cache parfois une indemnisation en valeur vénale : vérifiez cette mention avant de comparer deux devis à prime apparemment égale.
Quel est le délai pour déclarer un sinistre à son assureur choses ?
La plupart des contrats suisses fixent un délai de l'ordre de 5 à 10 jours ouvrables, mais ce délai varie d'un assureur à l'autre et doit être vérifié dans les conditions générales du contrat concerné — ce n'est pas une norme légale uniforme. 💡 Photographiez et documentez le dommage immédiatement, avant même la déclaration formelle : c'est souvent ce qui détermine la rapidité de l'indemnisation.
L'assurance choses couvre-t-elle une cyberattaque ?
Non. Les dommages liés à une cyberattaque (ransomware, vol de données, paralysie du système) relèvent d'une cyber-assurance dédiée. L'assurance choses ne couvre que les dommages matériels physiques (incendie, dégât d'eau, vol), pas les dommages purement numériques.
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