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En cas de perte d’emploi temporaire ou définitive – chômage partiel, licenciement, ou incapacité de travail – il est crucial de vérifier vos garanties d’assurance. En Suisse, l’assurance-maladie de base (LAMal) reste obligatoire indépendamment de votre statut professionnel. Cela signifie que même au chômage vous devez rester affilié à une caisse-maladie. De même, l’assurance-accidents (LAA) du dernier employeur s’arrête 31 jours après votre dernier salaire. Au-delà, si vous percevez des indemnités de chômage, la SUVA prend en charge la couverture des accidents de la vie privée; sinon, vous devez souscrire soit une assurance-accidents par convention pour prolonger votre couverture, soit ajouter le risque accident à votre LAMal. Ce guide détaille vos droits et solutions : que couvrent la LAMal, la LAA, les assurances perte de gain et la prévoyance, quelles démarches entreprendre, et comment éviter toute interruption de couverture.
En Suisse, tout le monde doit s’assurer pour les soins de santé de base. La LAMal couvre les frais médicaux en cas de maladie, hospitalisation et maternité. Elle ne dépend pas du travail : salariés, indépendants, chômeurs ou retraités sont soumis au même régime. En cas de licenciement ou de chômage, il n’y a aucun « arrêt automatique » de votre LAMal – vous devez simplement continuer à payer vos primes. Si vous avez des difficultés financières, renseignez-vous auprès de votre canton pour des subsides ou des réductions de prime. En parallèle, gardez en tête que la LAMal couvre les soins liés à un accident uniquement si aucune LAA n’intervient. Autrement dit, sans assurance-accidents, la LAMal prend en charge l’accident (sans toutefois rembourser les coûts selon les règles strictes de la LAMal).
L’assurance-accidents (LAA) obligatoire couvre les accidents professionnels et non professionnels, ainsi que les maladies professionnelles. Quand vous perdez votre emploi (licenciement, fin de contrat ou chômage partiel), l’assurance-accidents de l’employeur s’arrête au plus tard 31 jours après votre dernier salaire. Au-delà de ce délai, deux cas se présentent : soit vous touchez des indemnités de chômage – dans ce cas la SUVA vous assure automatiquement contre les accidents de loisirs –, soit vous n’êtes pas indemnisé (par exemple faute de droits AC) – alors vous devez agir pour éviter une rupture de couverture. En effet, sans assurance-accidents, un accident non professionnel en dehors de l’emploi ne serait plus couvert par la LAA au-delà d’un mois. La solution la plus recommandée est de souscrire une assurance-accidents par convention, idéalement dans le mois qui suit la fin du contrat. Cette « convention » prolonge la couverture LAA (accidents de loisirs) jusqu’à six mois, pour un coût modique (par exemple CHF 65.–/mois chez la SUVA). Si vous avez raté ce délai, vous pouvez toutefois demander à votre assureur-maladie de base d’ajouter le risque accident à votre police LAMal – mais vous perdrez alors les avantages (prise en charge intégrale, sans quote-part, du LAA).
En cas d’arrêt maladie, vous ne relevez pas de la LAA mais d’un régime de perte de gain. Sous contrat de travail, l’employeur doit maintenir votre salaire (ou une assurance privé le fait) : en général il existe une assurance maladie professionnelle qui verse un salaire pendant 720–730 jours (2 ans) sur une période de 900 jours. Si l’employeur n’a pas cette assurance, il paie généralement 3 semaines de salaire la première année, puis jusqu’à 4 mois au fil de l’ancienneté. Pendant un congé maladie, vous êtes protégé contre le licenciement (30 à 180 jours selon ancienneté). Au niveau de la LAMal, de nombreuses entreprises souscrivent une assurance perte de gain (LCA ou LAMal) pour garantir 80% du salaire pendant 720 jours. Après la fin du contrat, cette couverture cesse, mais vous pouvez souvent la convertir en assurance individuelle en 30 jours (art. 73 LAMal) ou souscrire une nouvelle assurance privée. L’assureur CSS, par exemple, propose une assurance individuelle d’indemnités journalières qui complète votre salaire en cas de maladie ou accident. De même, Helsana offre SALARIA, une couverture LCA versant jusqu’à CHF 18’000/mois (80% du gain assuré) en cas d’incapacité prolongée. Ces solutions privées (3ème pilier santé) sécurisent le revenu en attente des prestations AI ou LPP.
Au moment de la rupture, vous perdez l’assurance collective liée à votre employeur : maladie, accident, indemnités journalières, prévoyance… Cependant, la loi suisse vous offre des « filets de sécurité » temporaires. Concrètement :
Assurance-maladie (LAMal) : vous devez informer votre assureur du changement de situation (démission/fin de contrat). Vous restez assuré et payez vos primes comme d’habitude. Les caisses-maladie peuvent proposer des tarifs sociaux si vous passez en AI ou AC (revenu réduit).
Assurance-accidents (LAA) : notifiez la fin du contrat à votre caisse-accident. Après 31 jours sans salaire, pensez à souscrire l’assurance par convention ou à inclure le risque accident en LAMal.
Indemnités journalières (perte de gain) : informez votre assureur (LCA ou LAMal) pour convertir votre contrat collectif en individuel sous 30 jours (art. 73 LAMal). Vous devez prendre à votre charge 100% des primes si vous maintenez cette couverture, mais vous gardez vos droits initiaux (taux et montant identiques).
Assurance-chômage (AC) : inscrivez-vous à l’ORP/Sécurité-sociale dans les meilleurs délais. En cas de chômage complet, vous percevrez des indemnités journalières (70–80% du salaire AVS, limitées dans le temps selon l’âge). Le chômage partiel (RHT) vous apporte 80% de vos pertes salariales. Les frontaliers sont indemnisés par leur pays de résidence (ex. Pôle Emploi pour un Français). Même en chômage, la LAMal et l’assurance accident doivent être maintenues (avec SUVA au besoin).
Prévoyance professionnelle (LPP, 2e pilier) : votre capital de retraite est versé sur un « compte de libre passage » ou « police de libre passage ». Vous conservez vos droits acquis mais cessez de cotiser pour la retraite. Si vous bénéficiez d’indemnités de chômage, la prévoyance est généralement gérée par l’Institution supplétive LPP (seulement risques décès et invalidité, sans acquisition de retraite). En revanche, les assurés de 58 ans et plus peuvent parfois rester dans la caisse de l’employeur après le licenciement (article 47a LPP).
Si vous étiez indépendant ou que vous n’avez aucune activité salariée, le régime change : vous n’avez ni assurance-chômage ni couverture LAA obligatoire. Vous devez donc vous affilier personnellement à toutes les assurances:
LAMal : inscrivez-vous comme indépendant ou sans activité dès la création de l’activité ou l’entrée en chômage. L’obligation s’applique même sans contrat salarié.
LAA : non imposée aux indépendants, mais fortement recommandée. Vous pouvez souscrire volontairement une assurance-accidents pour vous protéger (via SUVA ou Cie privées).
Perte de gain (IJ maladie) : souscrivez une assurance journalière privée. Par exemple, CSS et Helsana proposent des solutions pour indépendants (montant fixe par jour jusqu’à la retraite). Cela évite de puiser dans son épargne en cas de maladie.
Prévoyance (LPP) : en quittant un emploi, votre avoir LPP tombe sur le libre passage. Si vous restez indépendant, vous pouvez continuer à épargner via le 3e pilier (A/B). Sinon, placez votre avoir LPP sur un compte dédié pour préserver votre retraite.
Avant la perte d’activité (anticipation) ou dès la fin du contrat, pensez à ajuster vos contrats:
Franchise et modèmes : si vous prévoyez un passage à revenu réduit, augmenter la franchise LAMal ou changer de modèle de soins peut réduire vos primes. Par contre, en cas de gros besoins médicaux (handicap, grossesse, traitement lourd), réduire la franchise peut éviter de lourdes factures.
Assurances complémentaires : vérifiez vos complémentaires (semi-privée, dentaire, lunettes…). En cas de chômage, certaines pourraient être supprimées pour économiser, mais ce choix est définitif sans nouvelle sélection médicale.
Assurance de protection des paiements : certains assureurs (ex. AXA) offrent des produits qui couvrent vos emprunts (crédit et leasing) en cas de chômage. Cela vous protège financièrement, complétant l’AC et les IJ maladie.
Prévisions de revenus : si vous touchez du chômage, rappelez-vous que tant que vous percevez des IJ AC AVS, vous pouvez cotiser au 3e pilier (dès CHF 3’500 brut de revenu). Dès que les allocations AC s’arrêtent, plus de déduction 3a possible. Mieux vaut donc cotiser avant ou adapter ses versements.
Frontaliers : les travailleurs frontaliers soumis à la LAMal suisse peuvent continuer ou choisir la CMU française en cas de changement de situation. Si vous perdez votre emploi en Suisse et rentrez en France, vous devez vous affilier à la CMU (régime général) dans un délai de 3 mois, en utilisant notamment le formulaire S1. Dans tous les cas, la perte d’emploi suisse implique de contacter Pôle Emploi dans le pays de résidence (droits calculés sur vos anciens salaires suisses).
Temps partiel (<8 h/semaine) : vous n’êtes assuré LAA que pour les accidents professionnels et trajet. Les accidents durant vos loisirs ne sont pas couverts par l’employeur. Si vous quittez cet emploi partiel, prévoyez une assurance par convention ou LAMal pour les accidents privés comme indiqué ci-dessus.
Étudiants : les étudiants doivent rester couverts en LAMal dès qu’ils ne dépendent plus du régime familial ou au-delà de 25 ans. Un étudiant chômeur ou sans revenu devra donc souscrire une LAMal standard. S’il a plus de 25 ans, il ne peut plus dépendre de l’assurance des parents. L’assurance-accidents est recommandée en fonction de votre situation (postes étudiants, stages).
Travailleurs âgés : après 58 ans, les droits au chômage sont prolongés et vous pouvez parfois rester dans la caisse LPP de l’employeur après la fin du contrat. En outre, le calcul des indemnités de chômage s’aligne sur l’âge de la retraite (selon réforme AVS21).
Anticipez les délais – Dès que vous savez que vous allez quitter votre poste, prenez les devants : inscrivez-vous à l’ORP pour déclencher vos droits AC, prévenez votre caisse-maladie et la SUVA. Sachez qu’il existe un délai de 30 jours pour souscrire l’assurance-accidents par convention après la fin du contrat.
Payez vos primes à temps – Même sans revenu, ne laissez pas vos assurances santé ou journalières expirer : utilisez vos indemnités (ou épargne) pour couvrir au moins le minimum (LAMal de base + accidents). Vous éviterez ainsi les majorations et interruptions de couverture santé.
Exploitez les offres de portabilité – Informez-vous auprès de votre assureur pertes de gain : beaucoup offrent la continuation individuelle sans examen de santé (art. 73 LAMal). Ne négligez pas cette option, même si vous n’étiez pas malade au moment du licenciement.
Comparez et ajustez – Avant la fin de votre contrat, regardez si un autre assureur peut vous proposer une prime plus basse (par exemple avec un modèle d’assurance alternatif ou une franchise plus élevée). Compassurance et Comparis proposent des simulations gratuites pour optimiser vos primes LAMal et mutuelles. En cas de coup dur (maladie longue, accident grave), envisager d’augmenter temporairement votre couverture IJ ou votre 3e pilier prévoyance.
Restez informé – Les lois changent : en 2025-2026, par exemple, la durée maximale du chômage partiel a été allongée à 24 mois. Suivez l’actualité (SECO, SUVA, OFS, banques cantonales) pour connaître les nouvelles aides (aides cantonales pour seniors, etc.).
CSS : propose une assurance individuelle d’indemnités journalières (complément LCA) qui couvre maladie, accident et maternité. Elle verse la part de salaire non couverte par l’employeur, assurant 100% du revenu jusqu’à la retraite ou 70 ans.
Helsana : son plan SALARIA (LCA) compense la perte de gain pour maladie/accident (80% du salaire, max CHF 18’000/mois) jusqu’à 720 jours. Il est adapté aux indépendants pour maintenir leur train de vie.
AXA : propose notamment une Assurance Protection des paiements (via banques/leases) qui prend en charge vos échéances de crédit (loyer, leasing) en cas de chômage ou maladie. C’est un complément utile à l’AC pour couvrir des engagements financiers.
Autres assureurs (Groupe Mutuel, KPT/CPT, etc.) disposent également d’offres IJ ou prévoyance chômage. Par exemple, la Fondation institution supplétive LPP assure par défaut les chômeurs contre décès/invalide, et chacun peut ouvrir un 3e pilier 3a spécial chômage chez Helvetia, ZURICH ou autres.
Frontaliers : selon l’accord franco-suisse, un frontalier peut exercer son droit d’option. Si vous passez à la CMU, comparez les tarifs (la CMU-F peut être moins chère en cas de chômage prolongé). Compassurance.ch offre un comparatif LAMal 2025 et un guide frontalier pour choisir au mieux.
Que se passe-t-il avec mon assurance-maladie LAMal si je perds mon emploi ?
La LAMal reste obligatoire : vous continuez à bénéficier des soins (maladie/accident) sous réserve de paiement des primes. Vous devez informer votre caisse-maladie de votre changement de situation. En cas de difficultés financières, vous pouvez demander des subsides cantonaux pour payer vos primes.
Comment être couvert pour les accidents après un licenciement ?
L’assurance LAA de l’employeur s’arrête 31 jours après la fin du contrat. Si vous touchez des indemnités de chômage, la SUVA couvrira automatiquement les accidents non-professionnels. Sinon, vous devez souscrire dans le mois suivant soit l’extension (assurance par convention) offerte par votre assureur-accidents, soit faire valoir le risque accident auprès de votre assurance-maladie de base.
Quelles indemnités journalières en cas d’arrêt maladie prolongé ?
Si l’employeur a une assurance indemnités journalières, vous percevez votre salaire (généralement 80%) pendant 720 jours maximum. Sinon, vous avez droit à un versement de salaire de 3 sem. à 4 mois selon l’ancienneté. Vous pouvez en outre souscrire une assurance privée complémentaire (CSS, Helsana, etc.) pour prolonger cette couverture au-delà de 720 jours.
Je suis indépendant et sans revenus, comment me protéger ?
Vous devez vous affilier vous-même à la LAMal (assurance obligatoire) et souscrire une assurance-accidents volontaire si nécessaire. Comme vous n’avez pas droit aux allocations-chômage, envisagez une assurance journalière privée (LCA) pour maladie/accident afin de couvrir une éventuelle incapacité de gain. Cotiser au 3e pilier devient possible tant que vous touchez des revenus soumis AVS (y compris IJ AC).
Quels changements dois-je effectuer dans mes contrats ?
Anticipez en adaptant votre franchise LAMal (pour baisser la prime si votre revenu chute) ou votre assurance-vie (informer le décès/invalide en cas de changement). Mettez à jour vos coordonnées et statut auprès de tous vos assureurs (santé, accident, voiture, ménage, etc.) pour éviter des surprises. Demandez également un devis pour un contrat IJ individuel ou une assurance de paiements si vous avez des crédits en cours.
Perdre son emploi ou faire face à un arrêt maladie long peut être stressant, mais votre couverture d’assurance peut se maintenir si vous prenez les bonnes mesures. Vérifiez chaque poste d’assurance : restez affilié à votre LAMal, organisez la suite de votre LAA, maintenez ou convertissez vos IJ maladie, et placez vos avoirs de prévoyance. N’hésitez pas à simuler vos besoins avec un spécialiste : Compassurance.ch propose un simulateur gratuit et un service de conseil personnalisé pour optimiser vos assurances (base et complémentaires) selon votre nouvelle situation.
Prochaine étape : Agissez dès aujourd’hui pour éviter toute interruption. Prenez rendez-vous gratuit avec un expert Compassurance pour élaborer un plan adapté à votre cas (rupture de contrat, chômage partiel ou maladie) et sécuriser votre avenir financier.
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