Prenez rendez-vous directement avec un expert – GRATUIT

Amortissement direct ou indirect : les deux questions que votre banque ne vous pose pas

Amortissement direct ou indirect en Suisse : le piège du plafond 3ème pilier et l'impact de la réforme fiscale de 2029

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : direct ou indirect ?

  • Seul le 2ème rang s'amortit, généralement sur 15 ans ou avant la retraite
  • Direct : la dette baisse, les intérêts aussi, mais la déduction diminue
  • Indirect : la dette reste, vous alimentez un 3ème pilier nanti et déductible
  • ⚠️ 1er piège : au-delà de 726'000 à 817'000 CHF de valeur (selon la banque), l'amortissement dépasse le plafond 3a de 7'258 CHF
  • ⚠️ 2ème piège : si vous utilisez déjà tout votre 3a, l'indirect ne vous apporte rien de plus
  • Dès 2029 : la déduction des intérêts disparaît sauf primo-accédants

Le conseil que l’on donne à tout le monde tient en une phrase : « prenez l’amortissement indirect, c’est plus avantageux fiscalement ». C’est souvent vrai. Mais cette recommandation repose sur deux conditions que personne ne vérifie avant de la formuler.

La première est arithmétique : votre obligation d’amortir peut dépasser le plafond déductible du 3ème pilier. La seconde est personnelle : si vous utilisez déjà toute votre capacité de déduction, l’indirect ne vous apporte rien. Et une troisième variable s’ajoute désormais, la réforme fiscale de 2029.

Ce que vous devez amortir, et le détail qui change tout

Une hypothèque suisse ne se rembourse jamais intégralement. Seule la tranche supérieure, le deuxième rang, doit être amortie.

 1er rang2ème rang
Part de la valeur du bienJusqu’à 65% ou deux tiers selon la banqueDu seuil du 1er rang jusqu’à 80%
Obligation d’amortirAucune, il peut rester à vieOui, généralement sur 15 ans

Le détail que presque aucun article ne signale

Le seuil du premier rang n’est pas identique partout. Certains établissements le fixent à 65% de la valeur du bien, d’autres à deux tiers, soit 66,67%. Cette différence apparemment mineure change directement le montant que vous devez amortir.

Sur un bien à 1’000’000 CHF financé à 80% :

Seuil du 1er rangPart à amortirAmortissement annuel sur 15 ans
65%150’000 CHF10’000 CHF
Deux tiers (66,67%)133’300 CHF8’887 CHF

Plus de 1’100 CHF d’écart annuel selon la pratique de votre prêteur, pour un bien identique. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles votre capacité d’emprunt varie d’une banque à l’autre.

💡 Deux précisions utiles. Pour un bien jugé plus risqué (villa de luxe, objet atypique), le premier rang peut être limité à 50% de la valeur, ce qui augmente fortement la part à amortir. Et si votre emprunt est inférieur au premier rang fixé par la banque, vous n’avez tout simplement rien à amortir.

Les deux mécanismes, en clair

Amortissement direct : vous remboursez la banque

Chaque année, vous versez une part du capital à votre prêteur. Votre dette diminue, et vos intérêts avec elle puisqu’ils portent sur le solde restant.

Ce que vous gagnez : une dette qui baisse réellement, des intérêts décroissants, une situation patrimoniale plus solide à la retraite.

Ce que vous perdez : tant que les intérêts hypothécaires restent déductibles (jusqu’en 2029), leur diminution réduit cet avantage fiscal.

Amortissement indirect : vous alimentez un 3ème pilier nanti

Votre dette ne bouge pas. Vous ne versez à la banque que les intérêts, et le montant de l’amortissement va sur un 3ème pilier mis en gage en sa faveur. À l’échéance, ce capital rembourse la part amortissable en une fois.

Le triple objectif de la formule :

  1. Couvrir la part amortissable de votre prêt à terme
  2. Constituer un capital de prévoyance qui vous appartient
  3. Couvrir les risques décès et invalidité si vous passez par une solution d’assurance, avec libération du paiement des primes en cas d’incapacité

Ce que vous gagnez : une déduction d’intérêts maintenue au maximum, plus la déduction du versement au 3ème pilier A, jusqu’à 7’258 CHF par an pour un salarié affilié à une caisse de pension. À Genève et Fribourg, une part des primes de 3ème pilier B peut également être déduite.

Ce que vous perdez : votre dette reste au montant plein, donc vos intérêts aussi, pendant toute la durée.

Premier piège : quand l’amortissement dépasse le plafond 3a

Voici le point que les articles concurrents évoquent sans jamais le chiffrer.

Le plafond du 3ème pilier A déductible est de 7’258 CHF par an en 2026 pour un salarié affilié à une caisse de pension. Or l’amortissement requis augmente proportionnellement à la valeur du bien.

À partir d’un certain prix, l’obligation d’amortir dépasse mécaniquement le plafond déductible.

Seuil du 1er rang appliqué par la banqueValeur de bien à partir de laquelle le plafond est dépassé
65%environ 726’000 CHF
Deux tiers (66,67%)environ 817’000 CHF

Ce que cela donne concrètement

Sur un bien à 1’000’000 CHF :

Seuil du 1er rangAmortissement annuelDéductible via 3aNon déductible
65%10’000 CHF7’258 CHF2’742 CHF
Deux tiers8’887 CHF7’258 CHF1’629 CHF

Ce surplus doit tout de même être versé, mais sans avantage fiscal, ou orienté vers une solution 3b dont la déductibilité est bien plus restreinte.

Et l’écart se creuse avec le prix du bien. Sur un bien à 1’500’000 CHF avec un premier rang à 65%, l’amortissement annuel atteint 15’000 CHF : plus de la moitié échappe à la déduction.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Second piège : la question que personne ne vous pose

Utilisez-vous déjà l’intégralité de votre 3ème pilier A ?

C’est la question décisive, et voici pourquoi elle est systématiquement omise.

Le plafond de 7’258 CHF est un plafond global par personne, tous contrats confondus. Il ne se dédouble pas parce que l’un de vos 3a est nanti auprès d’une banque.

Deux situations radicalement différentes :

Vous ne versiez rien, ou peu, au 3a jusqu’ici. L’amortissement indirect vous fait exploiter une capacité de déduction inutilisée. Le gain est réel, et la formule est clairement avantageuse.

Vous versiez déjà le maximum au 3a pour votre retraite. L’amortissement indirect ne vous apporte aucune déduction supplémentaire. Vous auriez fait ce versement de toute façon. Vous vous retrouvez simplement avec une dette plus élevée, donc davantage d’intérêts, pour un avantage fiscal rigoureusement identique.

⚠️ Dans ce second cas, la recommandation habituelle ne tient plus. C’est pourtant le conseil par défaut donné à tout le monde, sans cette vérification préalable. Certains articles vont jusqu’à affirmer que l’indirect permet « d’économiser doublement », ce qui n’est vrai que si votre plafond est disponible.

Le calcul chiffré sur 15 ans

Voici la comparaison complète, avec toutes les hypothèses explicitées pour que vous puissiez la reproduire.

Hypothèses : bien à 1’000’000 CHF, prêt de 800’000 CHF, premier rang à 65%, part à amortir de 150’000 CHF sur 15 ans, taux hypothécaire de 1,5%, taux marginal d’imposition de 30%, versement 3a plafonné à 7’258 CHF.

Le coût en intérêts

 Amortissement directAmortissement indirect
Dette de départ800’000 CHF800’000 CHF
Dette après 15 ans650’000 CHF800’000 CHF
Dette moyenne sur la période725’000 CHF800’000 CHF
Intérêts par anenviron 10’875 CHF12’000 CHF
Intérêts totaux sur 15 ansenviron 163’000 CHF180’000 CHF

Surcoût de l’indirect : environ 17’000 CHF sur 15 ans.

L’économie fiscale via le 3ème pilier

 Montant
Versement 3a déductible par an7’258 CHF
Économie d’impôt annuelle (à 30%)environ 2’177 CHF
Économie totale sur 15 ansenviron 32’700 CHF

Le bilan

 Montant
Économie fiscale via le 3a+32’700 CHF
Surcoût en intérêts−17’000 CHF
Avantage net de l’indirectenviron +15’700 CHF

L’amortissement indirect reste avantageux dans ce scénario, porté par la déduction du 3ème pilier.

⚠️ Mais relisez bien la condition. Cet avantage suppose que votre plafond 3a soit disponible. S’il est déjà utilisé pour votre retraite, l’économie fiscale tombe à zéro et il ne reste que le surcoût de 17’000 CHF en intérêts. Le même calcul, avec une hypothèse différente sur un seul paramètre, inverse complètement la conclusion.

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Ce que la réforme de 2029 change à l’arbitrage

Le 28 septembre 2025, l’électorat suisse a approuvé à 57,7% la suppression de la valeur locative, effective au 1er janvier 2029 après une période transitoire. Cette réforme emporte avec elle la déduction des intérêts hypothécaires, à une exception près : l’acquisition d’un premier logement.

Pourquoi cela affaiblit l’indirect

L’amortissement indirect repose sur deux avantages fiscaux qui s’additionnent :

  1. La déduction du versement au 3ème pilier
  2. Le maintien d’une déduction d’intérêts maximale, puisque la dette ne baisse pas

À partir de 2029, le second disparaît pour la plupart des propriétaires. Conserver une dette élevée ne procure plus aucun bénéfice fiscal : les intérêts se paient à plein tarif.

 Avant 2029Dès 2029
Déduction du versement 3aMaintenueMaintenue
Déduction des intérêts hypothécairesOuiSupprimée, sauf primo-accédants
Imposition de la valeur locativeOuiSupprimée
Intérêt de conserver une dette élevéeFortFaible

Trois profils, trois conclusions

L’indirect ne devient pas mauvais, la déduction du 3a subsiste. Mais l’écart se resserre, et pour certains il s’inverse.

  • Primo-accédant : vous conservez la déduction des intérêts. Votre situation change peu, l’indirect garde ses deux avantages.
  • Non primo-accédant, plafond 3a disponible : l’indirect reste intéressant, mais uniquement pour la déduction du 3a.
  • Non primo-accédant, plafond 3a déjà utilisé : l’indirect ne vous apporte plus rien, et vous payez des intérêts non déductibles sur une dette que vous auriez pu réduire.

💡 La conclusion pratique : une structure d’amortissement décidée aujourd’hui devrait être réexaminée avant 2029. Ce qui est optimal maintenant ne le sera pas nécessairement dans trois ans.

Les autres facteurs qui pèsent dans la décision

La couverture des risques

L’amortissement indirect via une solution d’assurance intègre généralement une couverture décès et une libération du paiement des primes en cas d’invalidité. Si un seul des conjoints porte l’essentiel du revenu du ménage, ou si vous avez mobilisé votre prévoyance pour l’acquisition, cette protection a une valeur réelle qui n’apparaît dans aucun calcul de rendement.

Une solution 3a bancaire, elle, n’inclut pas cette couverture.

La valorisation du bien peut annuler l’obligation

Si votre bien prend de la valeur, votre dette peut repasser sous le seuil du premier rang sans que vous ayez amorti quoi que ce soit.

Exemple : un bien acheté 1’000’000 CHF avec un prêt de 800’000 CHF. Si après quinze ans il vaut 1’250’000 CHF, le prêt inchangé représente 64% de la nouvelle valeur, soit moins que le seuil du premier rang. L’obligation d’amortir disparaît.

Attention toutefois : cela ne signifie pas qu’il faille cesser d’amortir. La dette restante doit rester supportable une fois à la retraite, avec des revenus généralement plus faibles.

La formule mixte, souvent la meilleure réponse

Rien n’oblige à choisir un camp. Il est possible de combiner amortissement indirect et remboursements directs partiels, à échéances régulières.

C’est particulièrement pertinent dans deux cas : si votre amortissement requis dépasse le plafond 3a, ou si votre capacité de déduction est déjà partiellement utilisée. Vous alimentez le 3a jusqu’au plafond, et vous versez le surplus directement à la banque pour réduire la charge d’intérêts.

En résumé : trois points clés

  1. Vérifiez si votre amortissement dépasse le plafond 3a. Au-delà de 726’000 à 817’000 CHF de valeur de bien selon votre banque, une partie de l’amortissement ne sera pas déductible.
  2. Vérifiez si votre plafond 3a est déjà utilisé. Si vous versez déjà le maximum pour votre retraite, l’amortissement indirect ne vous apporte aucune déduction supplémentaire, seulement des intérêts en plus.
  3. Anticipez 2029. La suppression de la déduction des intérêts affaiblit l’un des deux piliers de l’amortissement indirect. Une structure optimale aujourd’hui devra être réexaminée.

Conclusion

Le conseil par défaut n’est pas faux, il est incomplet. « Prenez l’indirect » suppose deux choses que personne ne vérifie avant de le formuler : que votre amortissement tienne dans le plafond 3a, et que ce plafond ne soit pas déjà utilisé ailleurs. Ni l’une ni l’autre n’est vraie pour tout le monde.

Ce qui fait la qualité d’un arbitrage d’amortissement, ce n’est donc pas d’appliquer la règle générale. C’est de vérifier deux paramètres personnels en amont, et de savoir que l’un des fondements fiscaux de cette règle disparaît en 2029.

Compassurance vérifie votre capacité de déduction disponible, calcule votre amortissement requis selon la pratique de votre prêteur, et projette l’impact de la réforme de 2029 sur votre situation.

👉 Analyser ma stratégie d’amortissement, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : amortissement direct ou indirect

Quelle est la différence entre amortissement direct et indirect ?
Avec l'amortissement direct, vous remboursez chaque année une part du capital à votre banque : votre dette diminue, vos intérêts aussi. Avec l'amortissement indirect, vous versez ce montant sur un 3ème pilier mis en gage auprès de la banque : la dette reste identique, et le capital constitué servira à rembourser en une fois à l'échéance.
Combien dois-je amortir exactement ?
Uniquement le 2ème rang, c'est-à-dire la part du prêt située entre le seuil du premier rang et 80% de la valeur du bien, généralement sur 15 ans.

Attention, ce seuil varie selon les établissements : certains retiennent 65% de la valeur, d'autres deux tiers (66,67%). Sur un bien à 1'000'000 CHF financé à 80%, cela donne un amortissement annuel de 10'000 CHF avec un premier rang à 65%, contre 8'887 CHF avec un premier rang aux deux tiers. 💡 Si votre emprunt est inférieur au premier rang fixé par la banque, vous n'avez rien à amortir du tout.
Mon amortissement peut-il dépasser le plafond du 3ème pilier ?
Oui, à partir d'une certaine valeur de bien. Le plafond 3a déductible est de 7'258 CHF par an (salarié affilié à une caisse de pension, 2026), tandis que l'amortissement requis augmente avec le prix du bien.

Le seuil de bascule dépend de la pratique de votre banque :
• Premier rang à 65% : dépassement au-delà d'environ 726'000 CHF
• Premier rang aux deux tiers : dépassement au-delà d'environ 817'000 CHF

Sur un bien à 1'000'000 CHF avec un premier rang à 65%, l'amortissement atteint 10'000 CHF par an : 2'742 CHF échappent à la déduction.
L'amortissement indirect est-il toujours plus avantageux ?
Non, et c'est la condition que le conseil par défaut omet. L'indirect n'est avantageux que si vous disposez d'une capacité de déduction 3a inutilisée.

Le plafond de 7'258 CHF est global par personne, tous contrats confondus. Si vous versez déjà le maximum à votre 3ème pilier pour votre retraite, l'amortissement indirect ne vous apporte aucune déduction supplémentaire : vous auriez fait ce versement de toute façon. Vous vous retrouvez simplement avec une dette plus élevée et davantage d'intérêts à payer.
Combien coûte réellement l'amortissement indirect en intérêts ?
Puisque votre dette ne diminue pas, vous payez des intérêts sur le montant plein pendant toute la durée. Sur un bien à 1'000'000 CHF (prêt de 800'000 CHF, premier rang à 65%, taux de 1,5%) :
Direct : dette moyenne de 725'000 CHF, soit environ 163'000 CHF d'intérêts sur 15 ans
Indirect : dette constante de 800'000 CHF, soit 180'000 CHF d'intérêts

Surcoût de l'indirect : environ 17'000 CHF sur 15 ans, à mettre en regard d'une économie fiscale 3a d'environ 32'700 CHF sur la même période avec un taux marginal de 30%. ⚠️ Cette économie fiscale suppose que votre plafond 3a soit disponible. S'il est déjà utilisé, elle tombe à zéro et il ne reste que le surcoût en intérêts.
La réforme de 2029 change-t-elle le choix d'amortissement ?
Oui, elle supprime l'un des deux avantages de l'indirect. La suppression de la valeur locative au 1er janvier 2029 emporte avec elle la déduction des intérêts hypothécaires, sauf pour l'acquisition d'un premier logement.

Conserver une dette élevée cesse donc d'être fiscalement intéressant. L'indirect garde son avantage lié au 3ème pilier, mais l'écart avec le direct se resserre nettement. 💡 Une structure d'amortissement décidée aujourd'hui mérite d'être réexaminée avant 2029.
Suis-je concerné par l'exception primo-accédant de 2029 ?
Si vous achetez votre premier logement occupé par vous-même, la réforme prévoit une exception maintenant la déduction des intérêts hypothécaires. Vous conservez donc les deux avantages de l'amortissement indirect, contrairement aux autres propriétaires. ⚠️ Les modalités précises (durée, plafond, définition exacte du premier logement) relèvent des textes d'application encore en cours de précision. Vérifiez l'état de la réglementation au moment de votre décision.
Peut-on combiner les deux méthodes ?
Oui, et c'est souvent la meilleure réponse dans deux situations précises : si votre amortissement requis dépasse le plafond 3a, ou si votre capacité de déduction est déjà partiellement utilisée.

Le principe : vous alimentez le 3ème pilier jusqu'au plafond déductible, et vous versez le surplus directement à la banque pour réduire la charge d'intérêts. Vous captez ainsi la totalité de l'avantage fiscal disponible sans payer d'intérêts inutiles.
Que se passe-t-il si mon bien prend de la valeur ?
Votre obligation d'amortir peut disparaître. Si le bien s'apprécie suffisamment, la dette inchangée peut repasser sous le seuil du premier rang.

Exemple : un bien acheté 1'000'000 CHF avec un prêt de 800'000 CHF. S'il vaut 1'250'000 CHF après 15 ans, le prêt représente 64% de la nouvelle valeur, soit moins que le seuil du premier rang. Il n'y a plus rien à amortir. ⚠️ Cela ne signifie pas qu'il faille cesser d'amortir : votre dette doit rester supportable une fois à la retraite, avec des revenus généralement plus faibles.
L'amortissement indirect couvre-t-il les risques décès et invalidité ?
Si vous passez par une solution d'assurance (3a assurance ou 3b), généralement oui. Ces contrats intègrent souvent une couverture décès et une libération du paiement des primes en cas d'invalidité : l'assureur verse les primes à votre place jusqu'au terme du contrat.

C'est un argument réel si un seul des conjoints porte l'essentiel du revenu du ménage, ou si vous avez mobilisé votre prévoyance pour l'acquisition. Une solution 3a bancaire, elle, n'inclut pas cette couverture.
Sur combien de temps dois-je amortir ?
Généralement 15 ans. Mais dans tous les cas, le prêt doit être ramené au niveau du premier rang au plus tard à l'âge légal de la retraite de l'emprunteur, selon l'échéance la plus proche.

Si vous empruntez à 55 ans, vous disposez donc de 10 ans et non de 15, ce qui augmente vos charges annuelles et réduit d'autant votre capacité d'emprunt.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

LOGO2024-COMPA

HOP HOP HOP !

TOI AUSSI,
ÉCONOMISES !!

Et si vous pouviez économiser plus ?
Prenez 2 minutes pour comparer nos offres avant de partir.