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Franchise à 400 CHF : 59% des Suisses disent non (2026)

Franchise à 400 CHF : 59% des Suisses disent non, mais 55% paient déjà plus

Sondage sur la franchise minimale à 400 francs : 59% des Suisses s'y opposent, 64% en Suisse romande

Sommaire :

comparatif lamal 2025
Actualité Enquête bonus.ch publiée le 4 août 2026 · État du dossier à cette date

⚡ Réponse express : la franchise à 400 CHF

  • 59% des Suisses s'opposent au passage de 300 à 400 CHF (enquête bonus.ch, 5'500 répondants)
  • Les Romands sont les plus hostiles : 64%. Tessin 58%, Suisse alémanique 55%
  • Les moins de 30 ans rejettent à 69%, contre 55% chez les quinquagénaires
  • 🚨 Le paradoxe : en 2024, 55% des adultes avaient déjà choisi une franchise plus élevée
  • ⚠️ Le vrai enjeu est le mécanisme automatique, pas les 100 CHF
  • Rien n'est décidé : la franchise minimale reste à 300 CHF

Une enquête publiée ce matin par bonus.ch confirme ce que les débats parlementaires laissaient présager : la population suisse ne veut pas d’une franchise minimale à 400 francs.

Mais en croisant ce résultat avec le comportement réel des assurés, un paradoxe apparaît, et il éclaire ce qui se joue vraiment dans cette réforme.

Ce que dit le sondage

L’enquête annuelle de bonus.ch a recueilli plus de 5’500 réponses.

GroupeTaux d’opposition
Ensemble de la Suisse59%
Suisse romande64%
Tessin58%
Suisse alémanique55%
Moins de 30 ans69%
Quinquagénaires55%

Aucune région linguistique n’approuve la mesure, et l’opposition est d’autant plus forte que les répondants sont jeunes.

Cette hostilité n’est pas nouvelle. L’an dernier, la même enquête montrait que 51% des sondés jugeaient la franchise actuelle de 300 CHF correctement calibrée, contre 35% favorables à un montant supérieur et 14% à un montant plus bas.

Le paradoxe que personne ne relève

Une majorité de Suisses refuse une franchise minimale à 400 CHF. Or une majorité paie déjà davantage.

En 2024, la répartition des choix de franchise chez les adultes s’établissait ainsi :

ChoixPart
Franchise minimale (300 CHF)45%
Franchise à option (500 à 2’500 CHF)55%

Autrement dit : 55% des adultes ont volontairement retenu une franchise supérieure au minimum, souvent bien supérieure, pour bénéficier d’une prime plus basse.

Comment expliquer cette apparente contradiction

Elle n’en est pas vraiment une, et c’est ce qui rend le sujet intéressant.

Choisir une franchise élevée est un arbitrage. L’assuré accepte un risque plus important en échange d’une prime réduite, et il le fait en connaissance de sa situation de santé.

Subir une franchise minimale plus élevée est autre chose. Cela retire une option à ceux qui avaient précisément choisi le minimum, c’est-à-dire les 45% restants, dont beaucoup l’ont fait parce qu’ils consomment régulièrement des soins.

💡 Le refus porte donc moins sur le montant que sur la perte de choix. Les 55% qui ont déjà opté pour une franchise supérieure ne sont pas concernés en pratique par la réforme, ce qui n’empêche pas une majorité d’entre eux de la rejeter par principe.

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Ce que prévoit exactement la réforme

Le projet dépasse largement la question des 100 francs.

Le Conseil fédéral a mis en consultation, le 13 mars 2026, une modification de la LAMal comportant deux volets.

Volet 1 : le relèvement ponctuel. La franchise minimale passerait de 300 à 400 CHF pour les adultes. Les enfants restent exemptés.

Volet 2 : le mécanisme d’ajustement automatique. C’est la partie la plus structurante, et la moins commentée.

Le mécanisme, et pourquoi il inquiète

Le projet prévoit une hausse automatique de la franchise lorsque le taux de participation aux coûts des assurés, qui regroupe franchise, quote-part et frais de séjour hospitalier, descend sous un certain seuil.

ParamètreValeur
Seuil déclencheur proposé13,5% des prestations brutes à charge de l’assurance obligatoire
Taux constaté ces dix dernières annéesentre 13,4% et 13,9%

⚠️ Le point à noter : le seuil de déclenchement se situe à l’intérieur de la fourchette historique des dix dernières années. Le mécanisme ne serait donc pas un dispositif exceptionnel réservé à des circonstances rares, mais pourrait s’activer dans des conditions proches de celles déjà observées.

C’est précisément ce point qui cristallise l’opposition : les partis bourgeois eux-mêmes, plutôt favorables au relèvement ponctuel, se montrent réservés sur l’automatisme.

Le contexte : 22 ans sans adaptation

Un argument central des partisans de la réforme.

La franchise minimale n’a plus été augmentée depuis 2004, alors que les coûts de la santé ont fortement progressé sur la même période.

Le projet répond à une demande du Parlement, qui avait adopté en mars 2025 la motion 24.3636 intitulée « Adapter la franchise minimale aux conditions réelles », déposée par la conseillère aux États Esther Friedli (UDC).

L’objectif affiché par le Conseil fédéral : renforcer la responsabilité individuelle et inciter les patients à davantage de retenue dans leur recours aux prestations médicales. En conséquence, les primes devraient légèrement diminuer.

Base légale concernée : l’article 64 LAMal, relatif à la participation aux coûts.

notif

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Qui soutient, qui s’oppose

La consultation, close en juin 2026, a révélé un clivage net.

PositionActeurs
FavorablesPLR, UDC, assureurs (prio.swiss)
OpposésPS, villes, Union syndicale suisse
Position intermédiaireCantons, Le Centre

L’argument des partisans : après plus de vingt ans sans adaptation, l’ajustement est attendu depuis longtemps.

L’argument des opposants : la mesure pénaliserait principalement les personnes âgées et les malades chroniques, et transférerait des coûts vers les cantons et les communes plutôt que de les réduire. La ville de Zurich estime son surcoût à environ 2 millions de francs par an.

Un chiffre avancé dans le débat : selon l’Association alémanique de défense des consommateurs, près d’une personne sur cinq en Suisse renonçait en 2025 à consulter un médecin pour des raisons financières. L’organisation a lancé une pétition demandant l’abandon du projet.

Un point de convergence partiel : plusieurs acteurs favorables au relèvement ponctuel s’opposent au caractère automatique du mécanisme.

L’autre enseignement du sondage : les changements de caisse s’effondrent

Une donnée passée inaperçue, et pourtant révélatrice.

AnnéePart d’assurés ayant changé de caisse
202517%
202610%

bonus.ch explique ce recul par la modération de la hausse des primes, limitée à 4,4% pour 2026 après 6,0% en 2025.

Mais la mobilité reste élevée sur la durée : entre 2023 et 2026, la somme des taux annuels de changement atteint 64%, avec un pic de 19% en 2023.

💡 La lecture à en faire : les assurés réagissent principalement à l’ampleur de la hausse annoncée, pas à leur situation individuelle. Une année de hausse modérée suffit à diviser par deux le taux de changement, alors même que les écarts entre caisses restent considérables.

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Ce qui change pour vous, concrètement

À ce stade : rien.

Le projet n’est pas adopté. La consultation s’est achevée en juin 2026. Le Conseil fédéral doit maintenant présenter un message au Parlement, qui débattra du texte. Un référendum reste possible ensuite.

La franchise minimale reste donc à 300 CHF pour les adultes, et les enfants demeurent exemptés.

Ce qui mérite en revanche votre attention dès maintenant :

Si vous êtes à la franchise minimale, vous faites partie des 45% qui seraient directement concernés par une hausse. Il peut être utile de vérifier si ce choix reste le bon pour votre situation.

Si vous avez une franchise à option, la réforme ne changerait rien pour vous, sauf en cas de baisse de franchise ultérieure.

➡️ Quelle franchise LAMal choisir : le guide complet

⚠️ Les délais à retenir, indépendamment de la réforme : le 30 novembre pour augmenter sa franchise ou changer de caisse, le 31 décembre pour la baisser.

En résumé : trois points clés

  1. 59% des Suisses s’opposent à la franchise à 400 CHF, et 64% en Suisse romande. L’opposition est la plus forte chez les moins de 30 ans, à 69%.
  2. Le paradoxe : 55% des adultes ont déjà choisi une franchise supérieure au minimum. Le refus porte donc sur l’obligation, pas sur le montant.
  3. Le vrai enjeu est le mécanisme automatique, dont le seuil déclencheur de 13,5% se situe à l’intérieur de la fourchette observée ces dix dernières années.

Conclusion

Le débat sur la franchise minimale se cristallise autour d’un chiffre, les 100 francs supplémentaires, alors que l’essentiel se joue ailleurs. Une hausse ponctuelle se discute et se vote. Un mécanisme d’ajustement automatique, dont le seuil de déclenchement se situe dans la fourchette des dix dernières années, engage durablement le système sans repasser par le débat démocratique.

Le sondage publié ce matin confirme un rejet net, particulièrement en Suisse romande et chez les jeunes. Mais il ne dit pas tout : une majorité d’assurés paie déjà volontairement davantage que le minimum. Ce n’est donc pas le niveau de participation qui est contesté, c’est le fait qu’il devienne subi.

En attendant, rien n’est décidé, et la franchise minimale reste à 300 francs.

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Pour aller plus loin

FAQ : la franchise minimale à 400 CHF

La franchise minimale passe-t-elle vraiment à 400 CHF ?
Pas à ce stade. Il s'agit d'un projet du Conseil fédéral, mis en consultation le 13 mars 2026. La consultation s'est achevée en juin 2026.

Le Conseil fédéral doit maintenant présenter un message au Parlement, qui débattra du texte. Un référendum reste possible ensuite. 💡 En attendant, la franchise minimale reste à 300 CHF pour les adultes, et les enfants demeurent exemptés.
Que dit le sondage publié le 4 août 2026 ?
L'enquête annuelle de bonus.ch, menée auprès de plus de 5'500 assurés, montre que 59% des Suisses s'opposent au passage à 400 CHF.
  • Suisse romande : 64% d'opposition, la plus forte
  • Tessin : 58%
  • Suisse alémanique : 55%
  • Moins de 30 ans : 69%
  • Quinquagénaires : 55%
Aucune région linguistique n'approuve la mesure.
Pourquoi 59% s'y opposent alors que la majorité paie déjà plus ?
C'est le paradoxe de ce dossier. En 2024, 55% des adultes avaient déjà choisi une franchise à option (de 500 à 2'500 CHF), contre 45% restés à la franchise minimale.

L'explication tient à la différence entre choisir et subir :
  • Choisir une franchise élevée est un arbitrage : plus de risque contre une prime réduite, décidé en connaissance de sa situation de santé
  • Subir une franchise minimale plus élevée retire une option à ceux qui avaient précisément choisi le minimum, souvent parce qu'ils consomment régulièrement des soins
💡 Le refus porte donc moins sur le montant que sur la perte de choix.
Qu'est-ce que le mécanisme d'ajustement automatique ?
C'est le volet le plus structurant du projet, et le moins commenté. Il prévoit une hausse automatique de la franchise lorsque le taux de participation aux coûts des assurés (franchise, quote-part et frais de séjour hospitalier) descend sous un seuil.

Seuil proposé : 13,5% des prestations brutes à charge de l'assurance obligatoire. 🚨 Ces dix dernières années, ce taux a oscillé entre 13,4% et 13,9%. Le seuil de déclenchement se situe donc à l'intérieur de la fourchette historique, ce qui signifie que le mécanisme pourrait s'activer dans des conditions proches de celles déjà observées. C'est ce point qui cristallise l'opposition, y compris chez des acteurs favorables au relèvement ponctuel.
Pourquoi le Conseil fédéral propose-t-il cette hausse ?
La franchise minimale n'a plus été augmentée depuis 2004, alors que les coûts de la santé ont fortement progressé sur la même période.

Le projet répond à une demande du Parlement, qui avait adopté en mars 2025 la motion 24.3636 intitulée « Adapter la franchise minimale aux conditions réelles », déposée par la conseillère aux États Esther Friedli.

L'objectif affiché : renforcer la responsabilité individuelle et inciter à davantage de retenue dans le recours aux prestations. En conséquence, les primes devraient légèrement diminuer.

Base légale concernée : l'article 64 LAMal, relatif à la participation aux coûts.
Qui soutient et qui s'oppose au projet ?
La consultation a révélé un clivage net :
  • Favorables : PLR, UDC, assureurs (prio.swiss)
  • Opposés : PS, villes, Union syndicale suisse
  • Position intermédiaire : cantons, Le Centre
Argument des partisans : après plus de vingt ans sans adaptation, l'ajustement est attendu depuis longtemps.

Argument des opposants : la mesure pénaliserait les personnes âgées et les malades chroniques, et transférerait des coûts vers les cantons et communes. La ville de Zurich estime son surcoût à environ 2 millions de francs par an. 💡 Point de convergence partiel : plusieurs acteurs favorables au relèvement ponctuel s'opposent au caractère automatique du mécanisme.
Les enfants sont-ils concernés ?
Non, les enfants restent exemptés de franchise minimale dans le projet du Conseil fédéral.

Pour rappel, la franchise d'un enfant peut aller de 0 à 600 CHF, et le niveau minimal reste à zéro.
Pourquoi si peu d'assurés ont changé de caisse cette année ?
10% des assurés ont changé de caisse pour 2026, contre 17% un an plus tôt. bonus.ch explique ce recul par la modération de la hausse des primes, limitée à 4,4% pour 2026 après 6,0% en 2025.

La mobilité reste toutefois élevée sur la durée : entre 2023 et 2026, la somme des taux annuels de changement atteint 64%, avec un pic de 19% en 2023. 💡 La lecture à en faire : les assurés réagissent surtout à l'ampleur de la hausse annoncée, pas à leur situation individuelle. Une année plus calme suffit à diviser par deux le taux de changement, alors que les écarts entre caisses restent considérables.
Que dois-je faire concrètement aujourd'hui ?
Rien d'urgent, le projet n'est pas adopté. Mais deux situations méritent attention :
  • Si vous êtes à la franchise minimale, vous faites partie des 45% qui seraient directement concernés. Il peut être utile de vérifier si ce choix reste le bon pour votre consommation de soins réelle.
  • Si vous avez une franchise à option, la réforme ne changerait rien pour vous, sauf en cas de baisse ultérieure.
📅 Les délais à retenir, indépendamment de la réforme : le 30 novembre pour augmenter sa franchise ou changer de caisse, le 31 décembre pour la baisser.
Fares – Expert 2e Pilier

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Frontalier Suisse

Combien de Frontaliers travaillent en Suisse ? Les chiffres 2026

Combien de frontaliers travaillent en Suisse ? Les chiffres 2026

Statistiques des frontaliers en Suisse 2026 : 410 000 travailleurs frontaliers dont 58% résidant en France, données OFS

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : les frontaliers en chiffres

  • 410'000 travailleurs frontaliers en Suisse à fin septembre 2025 (OFS)
  • 🚨 58% résident en France, soit environ 236'000 personnes
  • Italie 23%, Allemagne 16%, autres 3%
  • +20% en cinq ans, de 339'000 (T3 2019) à 410'000 (T3 2025)
  • Le permis G est le statut recensé, relevé par l'OFS depuis 1996
  • ⚠️ La statistique est révisée chaque trimestre, y compris rétroactivement

Le nombre de frontaliers en Suisse est l’une des données les plus citées et les plus mal reprises du débat public. Les chiffres varient d’une publication à l’autre, souvent parce qu’ils ne mesurent pas la même chose.

Voici les données officielles, avec leur source précise, leur date de relevé, et surtout ce qu’elles recouvrent exactement.

Le chiffre officiel : 410’000 frontaliers

À fin septembre 2025, 410’000 personnes franchissaient quotidiennement la frontière pour travailler en Suisse, selon l’Office fédéral de la statistique.

IndicateurValeurSource
Effectif total410’000OFS, T3 2025
Effectif au T3 2019339’000OFS
Croissance sur cinq ans+20%Calcul sur données OFS

Cette progression s’inscrit dans le contexte de la libre circulation des personnes établie par les accords bilatéraux, entrés en vigueur en 2002.

⚠️ Méfiez-vous des chiffres arrondis sans date de relevé. La statistique des frontaliers est révisée chaque trimestre, y compris rétroactivement : les données AVS sont réintégrées sur les huit derniers trimestres pour tenir compte des autorisations enregistrées tardivement. Un chiffre sans trimestre de référence n’est pas exploitable.

La distinction que la plupart des publications omettent

Tous les frontaliers en Suisse ne sont pas français, et l’écart est considérable.

Pays de résidencePartEffectif approximatif
France58%environ 236’000
Italie23%environ 94’000
Allemagne16%environ 66’000
Autres3%environ 12’000

Source : OFS, T3 2025, répartition citée par l’URSSAF.

Cette distinction change tout selon le sujet traité. Un article sur les frontaliers franco-suisses qui affiche 410’000 se trompe de 74% : le chiffre pertinent est d’environ 236’000.

L’erreur la plus fréquente consiste à inclure le Tessin dans un décompte « franco-suisse ». Ce canton emploie massivement des frontaliers italiens, régis par un accord fiscal distinct signé avec l’Italie.

💡 Le réflexe à avoir en lisant une statistique frontalière : vérifiez si elle porte sur l’ensemble des frontaliers ou sur ceux résidant en France. La différence dépasse 170’000 personnes.

Effectifs par canton : ce que disent les sources cantonales

Les cantons publient leurs propres statistiques, et ce sont les plus fiables pour les données locales.

CantonEffectifDate de relevéSource
Neuchâtel16’20531.12.2025Portail statistique du canton de Neuchâtel

Pour Neuchâtel, la répartition sectorielle au 4ème trimestre 2025 s’établit ainsi : 53% dans le secteur tertiaire, 47% dans le secondaire, moins de 1% dans le primaire. Le tertiaire est devenu le premier employeur de frontaliers dans ce canton depuis 2020.

⚠️ Nous ne publions ici que les chiffres que nous avons pu vérifier à leur source cantonale officielle. Plusieurs publications diffusent des effectifs par canton sans indiquer leur date de relevé ni leur source précise. Nous avons constaté des écarts significatifs entre ces chiffres et les données officielles.

Pour les autres cantons, consultez directement les portails statistiques cantonaux ou les tableaux de l’OFS, qui font foi.

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Comment la statistique est construite

Comprendre la méthode évite les erreurs d’interprétation.

La Statistique des frontaliers (STAF) est produite trimestriellement par l’OFS. Elle recense les travailleurs frontaliers étrangers titulaires d’un permis G en activité en Suisse.

Ses sources primaires :

  • Le SYMIC, système d’information central sur la migration
  • Les données AVS des caisses de compensation
  • La banque de données de la formation professionnelle initiale (SFPI)

Trois éléments de méthode à connaître :

Le relevé existe depuis 1996, avec des chiffres globaux calculés rétrospectivement. La statistique elle-même a été créée en 2004.

Une révision totale est intervenue au 4ème trimestre 2020, prenant en compte la date de début du travail en Suisse en fonction de la date d’entrée. Les comparaisons avec les périodes antérieures doivent en tenir compte.

Les données sont réintégrées sur huit trimestres glissants, ce qui signifie qu’un chiffre publié pour un trimestre donné peut être révisé jusqu’à deux ans plus tard.

💡 La conséquence pratique : citez toujours le trimestre de référence et la date de consultation. Une statistique frontalière sans ces deux éléments n’est pas vérifiable.

Le permis G, statut de référence

Un rappel utile pour interpréter les chiffres.

L’autorisation frontalière, appelée permis G, est le statut recensé par la STAF. Anciennement permis F, il est apparu dans l’entre-deux-guerres pour adapter le flux migratoire aux besoins de l’économie.

Ses caractéristiques actuelles :

  • Valable sur toute la zone frontalière suisse
  • Le titulaire doit rentrer dans son pays de résidence au moins une fois par semaine
  • Son nombre a fortement progressé depuis l’entrée en vigueur des accords bilatéraux en 2002

La définition juridique du travailleur frontalier figure dans le règlement communautaire : toute personne occupée sur le territoire d’un État membre et résidant sur le territoire d’un autre, où elle retourne en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine.

➡️ Pour les démarches liées au permis et au statut : Guide de la fiscalité du frontalier

Les paramètres 2026 à connaître

Quelques chiffres de référence, vérifiés à leur source officielle.

ParamètreValeur 2026Source
Plafond 3ème pilier A (salarié affilié LPP)7’258 CHF/anOFAS
Abattement CMU11’775 €25% du plafond annuel de la Sécurité sociale
Formule de cotisation CMU(RFR N-2 − 11’775 €) × 8%Réglementation française

🚨 L’erreur la plus répandue sur la CMU concerne l’abattement. Plusieurs publications retiennent encore des montants antérieurs, ce qui fausse tous les calculs de cotisation. Le montant 2026 est de 11’775 €, et il est réévalué chaque année.

➡️ CMU ou LAMal : comment trancher ➡️ Déclaration de revenus CNTFS : le guide complet

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Comment vérifier une statistique frontalière

Quatre questions à se poser devant n’importe quel chiffre.

1. Quel est le trimestre de référence ? La STAF est trimestrielle. Un chiffre annuel est nécessairement une moyenne ou une projection, ce qui doit être précisé.

2. Le chiffre porte-t-il sur tous les frontaliers ou sur ceux résidant en France ? L’écart dépasse 170’000 personnes.

3. S’agit-il d’une donnée relevée ou d’une projection ? Plusieurs publications extrapolent des tendances sans le signaler clairement.

4. La source primaire est-elle citée ? OFS, portail statistique cantonal, INSEE, URSSAF. Une source secondaire qui cite une source secondaire n’est pas vérifiable.

💡 Les sources primaires à privilégier : l’OFS pour les effectifs nationaux, les portails statistiques cantonaux pour les données locales, l’URSSAF pour les données d’affiliation à l’assurance maladie française, et l’OFAS pour les paramètres de prévoyance.

En résumé : trois points clés

  1. 410’000 frontaliers travaillent en Suisse à fin septembre 2025, en progression de 20% sur cinq ans.
  2. 58% résident en France, soit environ 236’000 personnes. Un article sur les frontaliers franco-suisses qui affiche le total national se trompe de 74%.
  3. La statistique est révisée chaque trimestre, y compris rétroactivement sur huit trimestres. Un chiffre sans trimestre de référence ni source primaire n’est pas exploitable.

Conclusion

Le phénomène frontalier est massif et bien documenté par les statistiques publiques suisses. Ce qui l’est moins, c’est la manière dont ces chiffres circulent : mélange des nationalités, projections présentées comme des relevés, effectifs cantonaux sans date ni source.

La distinction la plus importante reste celle du pays de résidence. Entre 410’000 frontaliers en Suisse et 236’000 résidant en France, il y a un écart qui change complètement l’interprétation, qu’il s’agisse de politique publique, de dimensionnement de services ou simplement de compréhension du bassin genevois.

Ces données décrivent un phénomène collectif. Elles ne disent rien de votre situation individuelle, qui dépend de votre canton de travail, de votre département de résidence, de votre régime d’assurance et de votre statut fiscal.

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Pour aller plus loin

FAQ : les chiffres du frontalier en Suisse

Combien y a-t-il de frontaliers en Suisse ?
410'000 travailleurs frontaliers à fin septembre 2025, selon l'Office fédéral de la statistique.

Ce nombre a progressé de 20% en cinq ans, passant de 339'000 au troisième trimestre 2019 à 410'000 au troisième trimestre 2025. 💡 Vérifiez toujours le trimestre de référence d'un chiffre : la statistique est trimestrielle et révisée régulièrement.
Combien de frontaliers résident en France ?
58% des frontaliers, soit environ 236'000 personnes. La répartition par pays de résidence est la suivante :
  • France : 58% (environ 236'000)
  • Italie : 23% (environ 94'000)
  • Allemagne : 16% (environ 66'000)
  • Autres : 3% (environ 12'000)
🚨 C'est la distinction la plus souvent omise. Un article sur les frontaliers franco-suisses qui affiche 410'000 se trompe de 74% : l'écart dépasse 170'000 personnes.
Pourquoi les chiffres varient-ils d'une source à l'autre ?
Quatre raisons principales :
  • Le périmètre : tous les frontaliers, ou seulement ceux résidant en France ?
  • Le trimestre de référence : la statistique est trimestrielle, un chiffre annuel est une moyenne ou une projection
  • Relevé ou projection : certaines publications extrapolent sans le signaler
  • Les révisions : les données sont réintégrées sur huit trimestres glissants, donc révisables jusqu'à deux ans après
Comment la statistique des frontaliers est-elle construite ?
La Statistique des frontaliers (STAF) est produite trimestriellement par l'OFS et recense les travailleurs frontaliers étrangers titulaires d'un permis G en activité en Suisse.

Ses sources primaires : le SYMIC (système d'information central sur la migration), les données AVS des caisses de compensation, et la banque de données de la formation professionnelle initiale.

Le relevé existe depuis 1996, la statistique elle-même ayant été créée en 2004. ⚠️ Une révision totale est intervenue au 4ème trimestre 2020 : les comparaisons avec les périodes antérieures doivent en tenir compte.
Qu'est-ce que le permis G exactement ?
C'est l'autorisation frontalière, anciennement permis F, apparue dans l'entre-deux-guerres pour adapter le flux migratoire aux besoins de l'économie.

Ses caractéristiques : il est valable sur toute la zone frontalière suisse, et son titulaire doit rentrer dans son pays de résidence au moins une fois par semaine.

Son nombre a fortement progressé depuis l'entrée en vigueur des accords bilatéraux en 2002.
Où trouver les chiffres par canton ?
Auprès des portails statistiques cantonaux, qui sont les sources les plus fiables pour les données locales, ou dans les tableaux de l'OFS.

Exemple vérifié : le canton de Neuchâtel comptait 16'205 frontaliers actifs au 31 décembre 2025, dont 53% dans le secteur tertiaire et 47% dans le secondaire. ⚠️ Plusieurs publications diffusent des effectifs cantonaux sans date de relevé ni source précise. Nous avons constaté des écarts significatifs avec les données officielles.
Quelle est la définition officielle d'un travailleur frontalier ?
Selon le règlement communautaire, c'est toute personne occupée sur le territoire d'un État membre et résidant sur le territoire d'un autre, où elle retourne en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine.

Pour la statistique suisse, le critère opérationnel est la détention d'un permis G et l'exercice effectif d'une activité en Suisse.
Quels sont les paramètres 2026 à connaître ?
Trois chiffres de référence, vérifiés à leur source officielle :
  • Plafond 3ème pilier A (salarié affilié LPP) : 7'258 CHF/an
  • Abattement CMU : 11'775 €, soit 25% du plafond annuel de la Sécurité sociale
  • Formule CMU : (revenu fiscal de référence N-2 − 11'775 €) × 8%
🚨 L'erreur la plus répandue concerne l'abattement CMU : plusieurs publications retiennent encore des montants antérieurs, ce qui fausse tous les calculs de cotisation. Il est réévalué chaque année.
Comment vérifier une statistique frontalière ?
Quatre questions à se poser :
  • Quel trimestre de référence ? Un chiffre annuel est une moyenne ou une projection
  • Quel périmètre ? Tous les frontaliers, ou seulement les résidents français
  • Relevé ou projection ? Les extrapolations doivent être signalées
  • Quelle source primaire ? Une source secondaire citant une source secondaire n'est pas vérifiable
💡 Sources primaires à privilégier : l'OFS pour les effectifs nationaux, les portails statistiques cantonaux pour les données locales, l'URSSAF pour l'affiliation à l'assurance maladie française, l'OFAS pour les paramètres de prévoyance.
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