Prenez rendez-vous directement avec un expert – GRATUIT

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Achat immobilier : les 5 impôts qui changent (2026)

Impact fiscal d'un achat immobilier : les 5 impôts concernés, et ce que Genève a changé en 2025

Impact fiscal d'un achat immobilier en Suisse : les 5 impôts concernés et la réforme LEFI à Genève depuis 2025

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : ce que l'achat change à vos impôts

  • 5 impôts touchés à Genève, pas seulement la valeur locative
  • L'impôt sur la fortune baisse souvent : le bien entre à sa valeur fiscale, la dette est déductible
  • 🇬🇪 LEFI depuis 2025 : valeur fiscale des villas/PPE +12%, barème fortune −15%, impôt complémentaire divisé par 5
  • La majoration de 12% est contestable si le bien n'a pas pris autant de valeur
  • Valeur fiscale Vaud : 80% de la moyenne rendement/vénale, souvent 54 à 61% du prix payé
  • La valeur locative s'éteint au 1er janvier 2029 et s'applique intégralement d'ici là

Les 5 impôts concernés (Genève)

ImpôtQuandEffet de l'achat
Droits de mutationÀ l'acquisition, une foisCoût immédiat, 3 à 5% du prix
Impôt sur la fortuneChaque annéeSouvent à la baisse
Impôt sur le revenuChaque annéeÀ la hausse via la valeur locative, atténué
Impôt immobilier complémentaireChaque année0,2‰ pour résidence principale (÷5 depuis 2025)
Gains immobiliersÀ la reventeDifféré, dégressif selon la durée

Quand on évoque la fiscalité immobilière suisse, la conversation se réduit presque toujours à la valeur locative, cette particularité qui fait déclarer un loyer que l’on ne perçoit pas.

C’est une pièce sur cinq. Un achat immobilier modifie simultanément votre impôt sur la fortune, votre impôt sur le revenu, déclenche un impôt ponctuel à l’acquisition, en programme un autre pour la revente, et s’accompagne à Genève d’un impôt immobilier complémentaire.

Et si vous êtes propriétaire dans le canton de Genève, une réforme entrée en vigueur en janvier 2025 a modifié la base même du calcul. La plupart des articles disponibles en ligne ne l’ont pas encore intégrée.

Les cinq impôts concernés

ImpôtQuandEffet de l’achat
Droits de mutationÀ l’acquisition, une foisCoût immédiat, 3 à 5% du prix avec les autres frais
Impôt sur la fortuneChaque annéeSouvent à la baisse
Impôt sur le revenuChaque annéeÀ la hausse via la valeur locative, atténué par les déductions
Impôt immobilier complémentaireChaque année (Genève)0,2‰ de la valeur fiscale pour une résidence principale
Gains immobiliersÀ la reventeDifféré, dégressif selon la durée de détention

Les impôts annuels sont ceux qui pèsent réellement, puisqu’ils se répètent pendant des décennies. Les deux impôts ponctuels sont importants mais isolés.

L’impôt sur la fortune : pourquoi il baisse souvent

Un effet contre-intuitif mais bien documenté, dû à la combinaison de deux mécanismes.

Intuitivement, acquérir un bien à un million devrait augmenter la fortune imposable d’un million. Ce n’est pas ce qui se produit, pour deux raisons qui se cumulent.

Premier mécanisme : le bien n’entre pas à son prix d’achat. Il est déclaré à sa valeur fiscale, déterminée par le canton et généralement inférieure au prix payé.

Second mécanisme : la dette est déductible. Vos dettes viennent en déduction de votre fortune imposable. Une hypothèque de 800’000 CHF réduit donc votre fortune imposable du même montant.

Ce que ça donne concrètement

Situation de départ : 250’000 CHF de liquidités, donc 250’000 CHF de fortune imposable.

Après l’achat d’un bien à 1’000’000 CHF avec 200’000 CHF de fonds propres et 800’000 CHF d’hypothèque :

Valeur fiscale retenueBien déclaréDette déductibleFortune netteVariation
100% du prix+1’000’000−800’000200’000 CHF−50’000 CHF
80% du prix+800’000−800’0000 CHF−250’000 CHF
70% du prix+700’000−800’000−100’000 CHF−350’000 CHF

Lorsque la valeur fiscale descend sous le montant de la dette, la position devient négative et vient réduire vos autres éléments de fortune.

💡 C’est la logique du système, pas une astuce. Vous êtes imposé sur votre fortune nette, et une dette est une fortune négative. C’est aussi l’une des raisons structurelles pour lesquelles le système suisse ne pousse pas à rembourser son hypothèque.

L’effet inverse existe aussi. Si vous vendez votre bien et soldez votre hypothèque, vous perdez cette déduction et votre impôt sur la fortune augmente, parfois fortement, surtout si la valeur fiscale de votre bien était très basse par rapport à son prix de vente.

Genève : ce que la LEFI a changé depuis janvier 2025

C’est la réforme dont presque aucun article en ligne ne parle, alors qu’elle est en vigueur depuis plus d’un an et qu’elle modifie la base du calcul.

Le contexte : une estimation qui datait de 1964

À Genève, la dernière estimation individuelle des immeubles non locatifs, c’est-à-dire des villas et des appartements en PPE, s’est achevée en 1964. Elle était valable dès 1965 pour dix ans, puis a été reconduite avec des majorations linéaires successives, la dernière étant de 7% dès 2019.

Résultat : les valeurs fiscales genevoises étaient devenues largement inférieures à la valeur vénale, en contradiction avec le droit fédéral, qui exige que l’estimation fiscale se rapproche autant que possible de la valeur de marché.

Ce que prévoit la loi

La loi 13030 sur l’estimation fiscale de certains immeubles (LEFI) a été acceptée en votation populaire genevoise le 18 juin 2023. Son application a été temporairement suspendue suite à un recours, rejeté par la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2025.

MesureEffet
Valeur fiscale des villas et PPEMajorée de 12% dès la période fiscale 2025
Indexation annuelleDès 2026, selon l’indice genevois des prix à la consommation, plafonnée à 1% par an
Barème de l’impôt sur la fortuneBaisse linéaire de 15%
Impôt immobilier complémentairePasse de 1‰ à 0,2‰ pour une résidence principale détenue par une personne physique
Impôt sur les gains immobiliersPasse de 0% à 2% pour les biens détenus depuis plus de 25 ans
avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

L’exception qu’il faut connaître

Les immeubles dont la valeur fiscale a été déterminée après le 31 décembre 2014 ne sont pas concernés par la majoration de 12% (art. 4 LEFI).

Concrètement : si vous avez acheté récemment, ou si votre bien a fait l’objet d’une estimation individuelle, d’une donation ou d’une succession dans cette période, la majoration ne vous concerne pas.

L’effet net : plus favorable qu’il n’y paraît

La majoration de 12% inquiète, mais elle est compensée. Le barème de l’impôt sur la fortune baisse simultanément de 15%.

Sur une base mécanique : une base imposable majorée de 12% multipliée par un barème réduit de 15% donne un résultat inférieur d’environ 5% à la situation antérieure.

À cela s’ajoute la division par cinq de l’impôt immobilier complémentaire, qui contribue significativement à la baisse de la facture globale.

Des simulations réalisées par des fiduciaires genevoises concluent que l’effet net est plutôt positif pour les propriétaires, et d’autant plus favorable que la fortune imposable est importante et composée de fortune immobilière, en raison de la progressivité du barème.

⚠️ Ces simulations ne remplacent pas un calcul sur votre situation. L’effet dépend de votre niveau de fortune, de la part immobilière dans celle-ci, de votre endettement et de la date d’estimation de votre bien. Certains profils y perdent.

Vous pouvez contester la majoration

Un point que presque personne ne mentionne : si vous estimez que votre bien n’a pas pris autant de valeur, vous pouvez réclamer une réduction voire une suppression de la revalorisation de 12%.

La démarche s’effectue dès réception du courrier de l’administration, qui communique la valeur fiscale de votre bien avant le 31 mars de chaque année.

Comment se calcule la valeur fiscale

À Genève : trois couches à empiler depuis 2025

Le calcul genevois n’est plus une simple dégressivité. Il combine désormais trois éléments :

  1. La valeur fiscale de base, issue de la dernière estimation ou du prix d’acquisition
  2. La majoration LEFI de 12%, sauf exception (bien estimé après le 31.12.2014)
  3. L’abattement pour durée d’occupation : 4% par année d’occupation continue, plafonné à 40%

Exemple sur un bien dont la valeur fiscale de base est de 1’000’000 CHF :

Durée d’occupationAprès majoration LEFIAbattementValeur fiscale finale
À l’acquisition1’120’000 CHF0%1’120’000 CHF
Après 5 ans1’120’000 CHF20%896’000 CHF
Après 10 ans1’120’000 CHF40%672’000 CHF

S’y ajoute, dès 2026, une indexation annuelle plafonnée à 1%.

Dans le canton de Vaud : deux valeurs à moyenner

La méthode vaudoise repose sur deux évaluations distinctes.

La valeur de rendement part du loyer que le bien pourrait générer, divisé par un taux de capitalisation situé entre 6% et 9%.

La valeur vénale correspond à la valeur de marché.

La valeur fiscale est égale à 80% de la moyenne de ces deux valeurs.

Exemple pour un bien acheté 770’000 CHF, avec un loyer potentiel de 24’000 CHF par an :

Taux de capitalisationValeur de rendementMoyenne avec la vénaleValeur fiscale (80%)Part du prix payé
6%400’000 CHF585’000 CHF468’000 CHF61%
7,5%320’000 CHF545’000 CHF436’000 CHF57%
9%266’667 CHF518’333 CHF414’667 CHF54%

⚠️ Vous n’avez pas à effectuer ces calculs. C’est l’autorité fiscale qui détermine votre valeur fiscale et vous la communique. Ces méthodes servent à anticiper l’ordre de grandeur avant l’achat et à vérifier la cohérence de ce qui vous est notifié.

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

L’impôt sur le revenu : la valeur locative

La particularité suisse la plus critiquée, et celle qui vit ses dernières années.

La valeur locative est un revenu fictif : le loyer que vous pourriez percevoir si vous louiez votre bien. Il s’ajoute à vos revenus réels et augmente votre revenu imposable, alors que vous habitez le logement.

Les facteurs qui la déterminent

À la hausse : la surface du logement, qui est le facteur le plus déterminant, une construction récente ou rénovée, une maison individuelle plutôt qu’un appartement en PPE, une situation privilégiée (vue, ensoleillement), une commune à coefficient élevé.

À la baisse : un bâtiment ancien, un appartement en PPE ou une maison mitoyenne, des nuisances sonores ou un inconfort manifeste, une commune à coefficient bas, et la durée d’occupation.

Les ordres de grandeur et l’indexation

Pour un logement de 77 m2, la valeur locative de base avoisine 13’000 CHF par an dans le canton de Vaud et peut atteindre 17’200 CHF à Genève selon la commune.

Ces montants de base sont ensuite indexés. À Genève, l’indexation appliquée pour la période fiscale 2025 est de 125,3%, sur une base 100 établie en 2007. Attention aux articles qui citent encore des taux d’indexation plus anciens : ce coefficient est révisé.

Deux précisions techniques importantes :

  • L’assiette diffère entre impôt fédéral et impôt cantonal. Dans le canton de Vaud, la Confédération retient 90% de la valeur locative calculée, l’impôt cantonal et communal 65%.
  • Pour un bien situé dans un pays qui ne connaît pas la valeur locative, un montant de 4,5% de la valeur de l’immeuble est retenu.

⚠️ Aucun calcul personnel n’est opposable à l’administration. Les barèmes de surface, coefficients communaux et grilles d’aménagement évoluent et ne sont pas tous publics. Ces éléments donnent un ordre de grandeur, pas un résultat contractuel.

Les déductions qui compensent

Trois catégories de déductions atténuent l’effet de la valeur locative.

Les intérêts hypothécaires sont intégralement déductibles de votre revenu imposable. C’est la contrepartie principale, et la raison pour laquelle un endettement élevé reste fiscalement rationnel dans le système actuel.

Les frais d’entretien sont déductibles, avec un choix annuel entre les frais effectifs, si vos dépenses réelles sont importantes, et un forfait dépendant de l’âge du bâtiment. Le choix se fait chaque année, sans engagement.

Les versements d’amortissement indirect, s’ils passent par un 3ème pilier, ouvrent une déduction supplémentaire dans la limite du plafond légal.

➡️ Amortissement direct ou indirect : le vrai calcul et le piège du plafond 3a

💡 Le mécanisme d’ensemble : pour un propriétaire fortement endetté, le solde entre valeur locative et déductions est souvent proche de zéro. Pour un propriétaire peu endetté ou sans hypothèque, la valeur locative pèse sans contrepartie.

Le calendrier : ce système s’éteint en 2029

Le 28 septembre 2025, l’électorat suisse a approuvé la suppression de la valeur locative, effective au 1er janvier 2029. La réforme emporte également la déduction des intérêts hypothécaires et celle des frais d’entretien, avec une exception pour les primo-accédants.

Jusqu’au 31 décembre 2028, le système décrit ici s’applique intégralement.

Une conséquence pratique immédiate : si vous envisagez des travaux d’entretien ou de rénovation, les réaliser avant le changement de système permet encore d’en déduire le coût.

➡️ Devenir propriétaire en Suisse : ce que la réforme de 2029 change

En résumé : trois points clés

  1. Cinq impôts sont concernés, et celui qui pèse le plus lourd sur la durée, l’impôt sur la fortune, joue le plus souvent en faveur du propriétaire endetté.
  2. À Genève, la LEFI a modifié la base du calcul depuis janvier 2025 : valeur fiscale des villas et PPE majorée de 12%, barème de l’impôt sur la fortune réduit de 15%, impôt immobilier complémentaire divisé par cinq. La majoration peut être contestée.
  3. La valeur locative disparaît au 1er janvier 2029. Les travaux déductibles ont donc intérêt à être réalisés pendant la période transitoire.

Conclusion

La fiscalité immobilière suisse est réputée complexe, et elle l’est. Mais l’essentiel de cette complexité ne réside pas dans la valeur locative, qui est simplement mal comprise et bientôt supprimée. Elle réside dans le fait que chaque canton applique ses propres méthodes d’estimation, et que ces méthodes changent.

Genève en est l’illustration : une estimation qui datait de 1964, une réforme votée en 2023, suspendue par un recours, entrée en vigueur en 2025, avec une indexation annuelle qui démarre en 2026. La plupart des contenus disponibles en ligne n’ont pas intégré ces changements.

C’est précisément pourquoi le calcul mérite d’être fait sur votre situation réelle, avec les paramètres en vigueur, plutôt que sur des règles générales qui ont pu évoluer.

Compassurance simule gratuitement l’impact fiscal complet de votre projet ou de votre situation actuelle, sur les cinq impôts concernés, en intégrant les règles cantonales à jour et l’échéance de 2029.

👉 Simuler mon impact fiscal, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : impact fiscal d'un achat immobilier

Combien d'impôts un achat immobilier déclenche-t-il en Suisse ?
Cinq, à Genève. Les droits de mutation à l'acquisition (une fois, 3 à 5% du prix avec les autres frais), l'impôt sur la fortune chaque année (souvent à la baisse), l'impôt sur le revenu chaque année (valeur locative moins déductions), l'impôt immobilier complémentaire genevois chaque année, et l'impôt sur les gains immobiliers à la revente.

Les impôts annuels sont ceux qui comptent le plus : ils se répètent pendant des décennies.
Acheter un bien immobilier augmente-t-il mon impôt sur la fortune ?
Le plus souvent, c'est l'inverse. Deux effets se cumulent : votre bien n'est pas déclaré au prix payé mais à sa valeur fiscale, généralement inférieure, et votre dette hypothécaire est intégralement déductible de la fortune imposable.

Exemple : avec 250'000 CHF de liquidités, vous achetez un bien à 1'000'000 CHF (dette de 800'000 CHF). Si la valeur fiscale retenue est de 80% du prix, votre fortune imposable passe de 250'000 CHF à zéro. ⚠️ L'effet inverse existe aussi : si vous vendez et soldez votre hypothèque, vous perdez cette déduction et votre impôt sur la fortune peut augmenter.
Qu'est-ce que la LEFI à Genève ?
La loi sur l'estimation fiscale de certains immeubles, entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Elle majore de 12% la valeur fiscale des villas et appartements en PPE, en contrepartie d'une baisse de 15% du barème de l'impôt sur la fortune et d'une division par cinq de l'impôt immobilier complémentaire (de 1‰ à 0,2‰ pour une résidence principale).

Elle répond au fait que la dernière estimation individuelle des immeubles genevois datait de 1964.
La LEFI est-elle défavorable aux propriétaires genevois ?
Pas nécessairement. La majoration de 12% de la base imposable est compensée par la baisse de 15% du barème, ce qui donne un effet net légèrement négatif sur ce seul calcul (environ −5%). Mais la division par cinq de l'impôt immobilier complémentaire contribue significativement à réduire la facture globale.

Des simulations réalisées par des fiduciaires genevoises concluent que l'effet net est plutôt positif, d'autant plus que la fortune imposable est importante et composée de fortune immobilière.
Puis-je contester la majoration de 12% de la LEFI ?
Oui. Si vous estimez que votre bien n'a pas pris autant de valeur, vous pouvez réclamer une réduction voire une suppression de la revalorisation de 12%. La démarche s'effectue dès réception du courrier de l'administration, qui communique la valeur fiscale de votre bien avant le 31 mars de chaque année.
Tous les biens genevois sont-ils concernés par la majoration de 12% ?
Non. L'article 4 de la LEFI prévoit une exception : les immeubles dont la valeur fiscale a été déterminée après le 31 décembre 2014 ne sont pas concernés par la majoration. Cela couvre notamment les biens récemment achetés, estimés individuellement, ou ayant fait l'objet d'une donation ou d'une succession dans cette période.
Comment se calcule la valeur fiscale à Genève depuis 2025 ?
En trois étapes : la valeur fiscale de base (dernière estimation ou prix d'acquisition), la majoration LEFI de 12% sauf exception, puis l'abattement pour durée d'occupation de 4% par an, plafonné à 40%.

Exemple sur une base de 1'000'000 CHF : après majoration, 1'120'000 CHF. Après 10 ans d'occupation (abattement max de 40%), la valeur fiscale finale est de 672'000 CHF. Dès 2026, une indexation annuelle plafonnée à 1% s'ajoute.
Comment se calcule la valeur fiscale dans le canton de Vaud ?
On détermine la valeur de rendement (loyer potentiel divisé par un taux de capitalisation de 6 à 9%) et la valeur vénale (valeur de marché). La valeur fiscale correspond à 80% de la moyenne de ces deux montants.

Exemple : bien acheté 770'000 CHF avec un loyer potentiel de 24'000 CHF par an. Selon le taux retenu, la valeur fiscale ressort entre 414'667 et 468'000 CHF, soit 54 à 61% du prix payé.
Qu'est-ce que la valeur locative et pourquoi la paie-t-on ?
C'est un revenu fictif : le loyer que vous pourriez théoriquement percevoir si vous louiez votre bien. Il s'ajoute à vos revenus réels et augmente votre revenu imposable, alors même que vous habitez le logement.

Pour un logement de 77 m2, la valeur locative de base avoisine 13'000 CHF par an dans le canton de Vaud et jusqu'à 17'200 CHF à Genève. Elle est ensuite indexée : le coefficient officiel pour la période fiscale 2025 à Genève est de 125,3%. ⚠️ Méfiez-vous des sources qui citent un coefficient d'indexation différent : il est révisé chaque année.
Faut-il faire ses travaux de rénovation avant 2029 ?
C'est une considération à intégrer. La déduction des frais d'entretien et de rénovation reste applicable jusqu'au 31 décembre 2028, puis disparaît avec le changement de système au 1er janvier 2029.

Si vous envisagez des travaux, les réaliser pendant la période transitoire permet encore d'en déduire le coût. 💡 Voir notre guide sur ce que la réforme de 2029 change pour les propriétaires.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Fonds propres immobilier : les 8 sources et leur coût réel

Constituer ses fonds propres : les 8 sources mobilisables et ce que chacune vous coûte

Constituer ses fonds propres pour un achat immobilier en Suisse : les 8 sources mobilisables et leur coût fiscal

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : d'où sortir vos fonds propres

  • 8 sources mobilisables, dont 7 classées « durs » et une seule « molle »
  • Le 2ème pilier est la seule source molle : maximum 10% du prix
  • Retrait 2ème pilier : imposé à taux réduit, généralement 2 à 10% selon le canton
  • ⚠️ Le piège : un retrait EPL bloque vos rachats volontaires jusqu'au remboursement intégral
  • Minimum de retrait EPL : 20'000 CHF, accord écrit du conjoint, délai de 5 ans entre deux retraits
  • Résidence secondaire : 30 à 50% de fonds propres et aucune prévoyance mobilisable

Les 8 sources et leur coût réel

SourceClassementCoût fiscalAutre coût
Épargne bancaireDurAucunPerte de votre réserve de sécurité
Titres et placementsDurGains privés non imposés en principeRisque de vendre au mauvais moment
3ème pilier ADurTaux réduit, séparéCapital retraite amputé
3ème pilier B / assurance-vieDurVariable selon le contratPénalités de rachat anticipé
Donation / avance d'hoirieDurSelon canton et parentéAnticipation successorale
Actions d'employeurDurSelon le plan et l'exerciceConcentration du risque
Prêt familial postposéDur si acceptéAucun en principeAcceptation variable selon la banque
2ème pilier (retrait)Mou, max 10%2 à 10% selon le cantonRente réduite + rachats bloqués
2ème pilier (nantissement)Mou, max 10%Aucune imposition immédiateHypothèque et intérêts plus élevés

Les taux et conditions varient selon le canton, la situation personnelle et l'établissement. Ordres de grandeur, pas une projection individuelle.

Vous savez qu’il vous faut 20% du prix en fonds propres. La vraie question, celle qui bloque la plupart des projets, c’est de savoir d’où sortir cette somme et ce que chaque option vous coûtera réellement.

Car toutes les sources ne s’équivalent pas. Certaines sont gratuites, d’autres vous coûtent plusieurs milliers de francs d’impôt, et l’une d’entre elles peut vous bloquer une possibilité d’optimisation fiscale pendant des années sans que personne ne vous en avertisse.

Rappel express : ce que la banque exige

Deux règles, et une seule contrainte à retenir sur l’origine des fonds.

Vous devez apporter au minimum 20% du prix d’achat, dont au moins 10% en fonds propres dits « durs », c’est-à-dire ne provenant pas de votre caisse de pension. Les frais d’acquisition, soit 3 à 5% du prix, s’ajoutent en plus et doivent également être couverts par vos liquidités.

➡️ Nous détaillons ces règles, les seuils exacts et le calcul de votre capacité dans nos guides dédiés : ce que la banque exige vraiment et la règle des 5,5 pour calculer votre budget.

Le reste de cet article traite uniquement du « d’où » et du « à quel prix ».

Les 8 sources mobilisables

Sept sont considérées comme des fonds propres « durs », une seule est « molle ».

Les sources dures : elles peuvent couvrir la totalité de l’apport

1. L’épargne bancaire. Comptes épargne, comptes courants, comptes de placement. La source la plus simple et la seule totalement sans coût de sortie.

2. Les titres et comptes d’investissement. Actions, obligations, fonds, ETF. Pour un particulier en Suisse, les gains en capital sur fortune privée ne sont en principe pas imposés, ce qui rend cette source fiscalement neutre. Le coût réel est ailleurs : vous vendez peut-être au mauvais moment du cycle boursier.

3. Le 3ème pilier A. Votre prévoyance liée peut être retirée dans le cadre de l’encouragement à la propriété du logement (EPL) ou mise en gage. Le retrait est imposé, à un taux réduit et séparé de vos autres revenus.

4. Le 3ème pilier B et l’assurance-vie. Selon la nature du contrat, la valeur de rachat peut être mobilisée. Attention aux pénalités de rachat anticipé, qui peuvent être significatives sur les premières années d’un contrat d’assurance.

5. La donation ou l’avance d’hoirie. Un apport familial est parfaitement recevable. Son coût fiscal dépend du canton et du lien de parenté : la plupart des cantons exonèrent les donations en ligne directe, mais pas tous, et jamais entre personnes non apparentées.

6. Les actions ou participations d’employeur. Plans d’actionnariat, options, participations collaborateurs. Leur mobilisation peut déclencher une imposition selon le moment de l’exercice et le plan concerné.

7. Le prêt familial postposé. Un prêt consenti par un proche peut, dans certaines conditions, être assimilé à des fonds propres par la banque, à condition qu’il soit formellement postposé, c’est-à-dire subordonné à la créance hypothécaire. Toutes les banques ne l’acceptent pas, et les conditions varient : c’est un point à négocier explicitement.

La source molle : le 2ème pilier

8. La caisse de pension (LPP). C’est la seule source classée « molle », et elle ne peut couvrir que la moitié maximum de votre apport, soit 10% du prix du bien. Deux mécanismes existent : le retrait anticipé ou la mise en gage.

⚠️ Cette limite est structurelle et non négociable. Elle existe précisément pour éviter qu’un acquéreur ne finance l’intégralité de son apport en vidant sa prévoyance vieillesse. Aucune banque n’y dérogera.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Le coût réel de chaque source

Voici la comparaison que personne ne fait, et c’est elle qui devrait guider votre choix.

SourceClassementCoût fiscalAutre coût à considérer
Épargne bancaireDurAucunPerte de votre réserve de sécurité
Titres et placementsDurGains en capital privés non imposés en principeRisque de vendre au mauvais moment
3ème pilier ADurImposé à taux réduit, séparémentCapital retraite amputé
3ème pilier B / assurance-vieDurVariable selon le contratPénalités de rachat anticipé possibles
Donation / avance d’hoirieDurSelon canton et lien de parentéAnticipation successorale à formaliser
Actions d’employeurDurSelon le plan et le moment d’exerciceConcentration du risque sur un employeur
Prêt familial postposéDur (si accepté)Aucun en principeAcceptation variable selon la banque
2ème pilier (retrait)Mou, max 10%Taux réduit, généralement 2 à 10% selon le cantonRente de retraite réduite + rachats bloqués
2ème pilier (nantissement)Mou, max 10%Aucune imposition immédiateHypothèque plus élevée, donc plus d’intérêts

Les taux et conditions varient selon votre canton, votre situation personnelle et votre établissement. Ce tableau donne des ordres de grandeur, pas une projection individuelle.

💡 La lecture utile de ce tableau : les sources en haut coûtent le moins cher en impôt mais entament votre sécurité financière. Celles du bas préservent vos liquidités mais coûtent en impôt ou en intérêts. Il n’existe pas de source gratuite.

Les conséquences cachées du retrait EPL

Trois effets que la plupart des acquéreurs découvrent après avoir signé.

1. Vos rachats volontaires sont bloqués

C’est la conséquence la plus coûteuse, et la moins connue. Si vous effectuez un retrait EPL de votre 2ème pilier, vous ne pourrez plus procéder à des rachats volontaires dans votre caisse de pension avant d’avoir intégralement remboursé le montant retiré.

Or le rachat LPP est l’un des leviers de déduction fiscale les plus puissants dont vous disposez, sans plafond légal fixe. En retirant 100’000 CHF pour votre apport, vous vous privez potentiellement de cette optimisation pendant des années, jusqu’au remboursement complet.

Pour un revenu élevé, ce coût d’opportunité peut dépasser largement l’économie réalisée sur les intérêts hypothécaires.

➡️ Rachat LPP : calcul de l’économie d’impôt et stratégie

2. Vos prestations de risque peuvent diminuer

Un retrait réduit votre capital de prévoyance, et selon le règlement de votre caisse, cela peut affecter vos prestations en cas d’invalidité ou de décès. Le montant de la rente de conjoint survivant, notamment, est souvent calculé sur le capital accumulé.

Vérifiez ce point auprès de votre caisse avant le retrait, et non après : une couverture complémentaire peut être nécessaire.

3. La revente déclenche le remboursement

Le bien acquis ne peut pas être revendu librement. En cas de vente, vous devez rembourser le montant retiré à votre caisse de pension. Ce n’est pas une pénalité, c’est le mécanisme même de l’EPL, mais cela restreint votre liberté de mouvement.

Les conditions précises du retrait EPL

Six règles à connaître avant de compter sur votre 2ème pilier.

ConditionRègle
Montant minimum20’000 CHF
Usage autoriséRésidence principale uniquement
Accord du conjointÉcrit, systématiquement vérifié par les caisses
Délai entre deux retraits5 ans
Limite d’âgeVoir ci-dessous
Échéance avant la retraiteLe retrait doit intervenir avant un certain délai précédant l’âge de la retraite

La règle des 50 ans

Avant 50 ans, vous pouvez en principe retirer l’intégralité de votre avoir de prévoyance.

Après 50 ans, le montant est plafonné. Vous pouvez retirer le plus élevé des deux montants suivants :

  • L’avoir que vous aviez accumulé à l’âge de 50 ans
  • La moitié de votre avoir actuel

⚠️ Sur le délai avant la retraite, les sources divergent. Certaines indiquent trois ans avant la naissance du droit aux prestations vieillesse, d’autres six mois avant l’âge AVS. Le règlement de votre caisse de pension prévaut : demandez-le par écrit avant de bâtir votre plan de financement dessus.

Le cas de la résidence secondaire : des règles bien plus strictes

Un point que la plupart des articles omettent complètement.

Si le bien n’est pas destiné à devenir votre résidence principale, tout change :

 Résidence principaleRésidence secondaire ou bien de rendement
Fonds propres exigés20%30 à 50% selon les cas
2ème pilier mobilisableOui, jusqu’à 10% du prixNon
3ème pilier mobilisable via EPLOuiNon

L’EPL est réservé à la résidence principale. Ni le 2ème ni le 3ème pilier ne peuvent être mobilisés pour une résidence secondaire ou un investissement locatif.

Trois facteurs déterminent si la banque exigera 30% ou 50% : la localisation et la liquidité du bien, la solidité de votre dossier, et la stratégie propre de l’établissement sur ce segment.

Quand vous ne pouvez pas acheter, malgré l’argent

Voici deux situations où le calcul échoue alors que les montants semblent suffisants.

Cas 1 : trop de LPP, pas assez de liquide

Vous disposez de 50’000 CHF d’épargne et de 500’000 CHF de 2ème pilier. Vous visez un bien à 770’000 CHF.

Les fonds propres requis sont de 154’000 CHF (20%), ce que vous pouvez couvrir sans difficulté. Mais il vous faut 77’000 CHF de fonds propres durs (10%), et vous n’en avez que 50’000. Le projet est refusé, malgré 550’000 CHF disponibles.

Votre plafond réel avec 50’000 CHF de liquide est de 500’000 CHF de prix d’achat, et non 770’000.

Cas 2 : les frais d’acquisition oubliés

Vous avez calculé exactement 20% du prix. Mais les frais d’acquisition, soit 3 à 5% supplémentaires, ne peuvent être financés ni par la banque, ni par votre 2ème pilier. Ils doivent sortir de vos liquidités.

Sur un bien à 1’000’000 CHF, cela représente 30’000 à 50’000 CHF à prévoir en plus des 200’000 CHF de fonds propres.

💡 La règle pratique : comptez toujours 25% du prix en liquidités totales, et non 20%. C’est le seul calcul qui ne réserve pas de mauvaise surprise trois semaines avant la signature.

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Dans quel ordre mobiliser vos sources ?

Aucun article ne le dit, et pourtant c’est la question opérationnelle qui reste après avoir fait l’inventaire.

Il n’existe pas d’ordre universel, mais une logique de priorité se dégage, du moins coûteux au plus coûteux :

1. L’épargne bancaire disponible. Coût nul, mais gardez impérativement une réserve de sécurité de plusieurs mois de charges. Ne descendez jamais à zéro.

2. Les titres et placements, si le moment du marché s’y prête. Fiscalement neutres en principe pour un particulier.

3. La donation ou l’avance d’hoirie, si elle est envisageable. Souvent exonérée en ligne directe, et sans effet sur votre prévoyance.

4. Le nantissement du 3ème pilier ou du 2ème pilier, plutôt que le retrait, si votre capacité d’endettement le permet. Aucune imposition immédiate, votre capital continue de fructifier.

5. Le retrait du 3ème pilier A, imposé mais généralement à un taux plus favorable qu’un retrait de 2ème pilier de montant équivalent.

6. Le retrait du 2ème pilier en dernier, en raison du triple coût : impôt, rente de retraite amputée, et blocage de vos rachats volontaires.

⚠️ Cette hiérarchie est indicative. Elle s’inverse dans certains cas : si votre capacité d’endettement est le facteur limitant, un retrait qui réduit la dette peut être préférable à un nantissement qui la maintient. C’est précisément l’arbitrage qui mérite un calcul personnalisé.

En résumé : trois points clés

  1. Sept sources sur huit sont des fonds propres « durs ». Seul le 2ème pilier est limité à 10% du prix. Faites l’inventaire complet avant de conclure que votre projet n’est pas finançable.
  2. Le retrait du 2ème pilier a un triple coût : l’impôt (2 à 10% selon le canton), la rente de retraite amputée, et le blocage de vos rachats volontaires jusqu’au remboursement intégral. Ce dernier point est le plus coûteux et le moins connu.
  3. Comptez 25% du prix en liquidités, pas 20%. Les frais d’acquisition ne sont finançables ni par la banque, ni par votre prévoyance.

Conclusion

La question des fonds propres se résume trop souvent à un pourcentage : 20%, dont 10% durs. C’est exact, mais c’est le point de départ, pas la réponse.

Ce qui détermine réellement la faisabilité et le coût de votre projet, c’est la composition de cet apport. Deux acquéreurs qui réunissent les mêmes 200’000 CHF, l’un en épargne et l’autre par un retrait de 2ème pilier, ne feront pas la même opération. Le second paiera un impôt, verra sa rente future réduite, et se privera d’un levier de déduction fiscale pendant des années.

C’est ce calcul, source par source, qui mérite d’être fait avant de signer plutôt qu’après.

Compassurance analyse gratuitement l’ensemble de vos sources mobilisables, chiffre le coût réel de chacune dans votre situation, et détermine l’ordre de mobilisation le plus avantageux pour vous.

👉 Analyser mes fonds propres disponibles, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : constituer ses fonds propres

Quelles sources peuvent constituer mes fonds propres ?
Huit sources sont mobilisables. Sept sont des fonds propres « durs » : épargne bancaire, titres et placements, 3ème pilier A, 3ème pilier B et assurance-vie, donation ou avance d'hoirie, actions d'employeur, et prêt familial postposé (si votre banque l'accepte).

La huitième, le 2ème pilier, est la seule source « molle » : elle ne peut couvrir que la moitié maximum de votre apport, soit 10% du prix du bien.
Combien coûte le retrait de mon 2ème pilier ?
Le retrait est imposé à un taux réduit et séparé de vos autres revenus, généralement entre 2 et 10% selon votre canton et le montant retiré.

Mais le coût fiscal n'est que le premier des trois : s'y ajoutent une rente de retraite réduite et le blocage de vos rachats volontaires jusqu'au remboursement intégral.
Un retrait EPL bloque-t-il vraiment mes rachats LPP ?
Oui, et c'est la conséquence la plus coûteuse et la moins connue. Après un retrait EPL, vous ne pouvez plus effectuer de rachats volontaires dans votre caisse de pension avant d'avoir intégralement remboursé le montant retiré.

Or le rachat LPP est l'un des leviers de déduction fiscale les plus puissants, sans plafond légal fixe. Pour un revenu élevé, ce coût d'opportunité peut dépasser largement l'économie réalisée sur les intérêts hypothécaires. 💡 Voir notre guide sur le rachat LPP et son économie d'impôt pour chiffrer ce que vous perdez.
Quelles sont les conditions du retrait EPL ?
Six conditions principales : un montant minimum de 20'000 CHF, l'usage en résidence principale uniquement, l'accord écrit du conjoint (systématiquement vérifié), un délai de 5 ans entre deux retraits, une limite d'âge à partir de 50 ans, et une échéance avant l'âge de la retraite. ⚠️ Sur ce dernier délai, les sources divergent (trois ans avant la naissance du droit aux prestations, ou six mois avant l'âge AVS). Le règlement de votre caisse de pension prévaut : demandez-le par écrit.
Puis-je retirer tout mon 2ème pilier après 50 ans ?
Non. Avant 50 ans, vous pouvez en principe retirer l'intégralité de votre avoir. Après 50 ans, le montant est plafonné : vous pouvez retirer le plus élevé entre l'avoir que vous aviez accumulé à 50 ans, et la moitié de votre avoir actuel.

Cette règle peut sensiblement réduire votre capacité d'apport si vous achetez tardivement.
Puis-je utiliser ma prévoyance pour une résidence secondaire ?
Non. L'encouragement à la propriété du logement (EPL) est réservé à la résidence principale. Ni votre 2ème pilier ni votre 3ème pilier ne peuvent être mobilisés pour une résidence secondaire ou un investissement locatif.

De plus, les fonds propres exigés passent de 20% à 30 voire 50% selon la localisation du bien, la solidité de votre dossier et la stratégie de la banque sur ce segment.
Une donation familiale compte-t-elle comme fonds propres ?
Oui, une donation ou une avance d'hoirie est parfaitement recevable et compte comme fonds propres « durs ». Son coût fiscal dépend de votre canton et du lien de parenté : la plupart des cantons exonèrent les donations en ligne directe (parents vers enfants), mais pas tous, et jamais entre personnes non apparentées. 💡 Un prêt familial postposé peut également être assimilé à des fonds propres par certaines banques, à condition d'être formellement subordonné à la créance hypothécaire. Toutes ne l'acceptent pas : c'est un point à négocier explicitement.
Pourquoi mon projet est-il refusé alors que j'ai assez d'argent ?
C'est très probablement une question de répartition, pas de montant total. Exemple : avec 50'000 CHF d'épargne et 500'000 CHF de 2ème pilier, vous ne pouvez pas acheter un bien à 770'000 CHF, car il faudrait 77'000 CHF de fonds propres « durs » et vous n'en avez que 50'000.

Votre plafond réel est de 500'000 CHF de prix d'achat malgré 550'000 CHF disponibles. C'est toujours la contrainte des fonds propres durs qui l'emporte.
Les frais d'acquisition peuvent-ils être financés par ma prévoyance ?
Non. Les frais d'acquisition (droits de mutation, notaire, cédule hypothécaire), soit 3 à 5% du prix, ne peuvent être financés ni par la banque, ni par votre 2ème pilier. Ils doivent sortir de vos liquidités. 💡 La règle pratique : comptez toujours 25% du prix en liquidités totales, et non 20%. C'est le seul calcul qui ne réserve pas de mauvaise surprise avant la signature.
Dans quel ordre faut-il mobiliser ses sources ?
Une logique du moins au plus coûteux : 1) l'épargne bancaire (en gardant une réserve de sécurité), 2) les titres si le moment du marché s'y prête, 3) une donation ou avance d'hoirie, 4) le nantissement plutôt que le retrait, 5) le retrait du 3ème pilier A, 6) le retrait du 2ème pilier en dernier. ⚠️ Cette hiérarchie s'inverse dans certains cas : si votre capacité d'endettement est le facteur limitant, un retrait qui réduit la dette peut être préférable à un nantissement qui la maintient.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Amortissement direct indirect : Ce que votre banque ne vous dit pas

Amortissement direct ou indirect : les deux questions que votre banque ne vous pose pas

Amortissement direct ou indirect en Suisse : le piège du plafond 3ème pilier et l'impact de la réforme fiscale de 2029

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : direct ou indirect ?

  • Seul le 2ème rang s'amortit, généralement sur 15 ans ou avant la retraite
  • Direct : la dette baisse, les intérêts aussi, mais la déduction diminue
  • Indirect : la dette reste, vous alimentez un 3ème pilier nanti et déductible
  • ⚠️ 1er piège : au-delà de 726'000 à 817'000 CHF de valeur (selon la banque), l'amortissement dépasse le plafond 3a de 7'258 CHF
  • ⚠️ 2ème piège : si vous utilisez déjà tout votre 3a, l'indirect ne vous apporte rien de plus
  • Dès 2029 : la déduction des intérêts disparaît sauf primo-accédants

Le conseil que l’on donne à tout le monde tient en une phrase : « prenez l’amortissement indirect, c’est plus avantageux fiscalement ». C’est souvent vrai. Mais cette recommandation repose sur deux conditions que personne ne vérifie avant de la formuler.

La première est arithmétique : votre obligation d’amortir peut dépasser le plafond déductible du 3ème pilier. La seconde est personnelle : si vous utilisez déjà toute votre capacité de déduction, l’indirect ne vous apporte rien. Et une troisième variable s’ajoute désormais, la réforme fiscale de 2029.

Ce que vous devez amortir, et le détail qui change tout

Une hypothèque suisse ne se rembourse jamais intégralement. Seule la tranche supérieure, le deuxième rang, doit être amortie.

 1er rang2ème rang
Part de la valeur du bienJusqu’à 65% ou deux tiers selon la banqueDu seuil du 1er rang jusqu’à 80%
Obligation d’amortirAucune, il peut rester à vieOui, généralement sur 15 ans

Le détail que presque aucun article ne signale

Le seuil du premier rang n’est pas identique partout. Certains établissements le fixent à 65% de la valeur du bien, d’autres à deux tiers, soit 66,67%. Cette différence apparemment mineure change directement le montant que vous devez amortir.

Sur un bien à 1’000’000 CHF financé à 80% :

Seuil du 1er rangPart à amortirAmortissement annuel sur 15 ans
65%150’000 CHF10’000 CHF
Deux tiers (66,67%)133’300 CHF8’887 CHF

Plus de 1’100 CHF d’écart annuel selon la pratique de votre prêteur, pour un bien identique. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles votre capacité d’emprunt varie d’une banque à l’autre.

💡 Deux précisions utiles. Pour un bien jugé plus risqué (villa de luxe, objet atypique), le premier rang peut être limité à 50% de la valeur, ce qui augmente fortement la part à amortir. Et si votre emprunt est inférieur au premier rang fixé par la banque, vous n’avez tout simplement rien à amortir.

Les deux mécanismes, en clair

Amortissement direct : vous remboursez la banque

Chaque année, vous versez une part du capital à votre prêteur. Votre dette diminue, et vos intérêts avec elle puisqu’ils portent sur le solde restant.

Ce que vous gagnez : une dette qui baisse réellement, des intérêts décroissants, une situation patrimoniale plus solide à la retraite.

Ce que vous perdez : tant que les intérêts hypothécaires restent déductibles (jusqu’en 2029), leur diminution réduit cet avantage fiscal.

Amortissement indirect : vous alimentez un 3ème pilier nanti

Votre dette ne bouge pas. Vous ne versez à la banque que les intérêts, et le montant de l’amortissement va sur un 3ème pilier mis en gage en sa faveur. À l’échéance, ce capital rembourse la part amortissable en une fois.

Le triple objectif de la formule :

  1. Couvrir la part amortissable de votre prêt à terme
  2. Constituer un capital de prévoyance qui vous appartient
  3. Couvrir les risques décès et invalidité si vous passez par une solution d’assurance, avec libération du paiement des primes en cas d’incapacité

Ce que vous gagnez : une déduction d’intérêts maintenue au maximum, plus la déduction du versement au 3ème pilier A, jusqu’à 7’258 CHF par an pour un salarié affilié à une caisse de pension. À Genève et Fribourg, une part des primes de 3ème pilier B peut également être déduite.

Ce que vous perdez : votre dette reste au montant plein, donc vos intérêts aussi, pendant toute la durée.

Premier piège : quand l’amortissement dépasse le plafond 3a

Voici le point que les articles concurrents évoquent sans jamais le chiffrer.

Le plafond du 3ème pilier A déductible est de 7’258 CHF par an en 2026 pour un salarié affilié à une caisse de pension. Or l’amortissement requis augmente proportionnellement à la valeur du bien.

À partir d’un certain prix, l’obligation d’amortir dépasse mécaniquement le plafond déductible.

Seuil du 1er rang appliqué par la banqueValeur de bien à partir de laquelle le plafond est dépassé
65%environ 726’000 CHF
Deux tiers (66,67%)environ 817’000 CHF

Ce que cela donne concrètement

Sur un bien à 1’000’000 CHF :

Seuil du 1er rangAmortissement annuelDéductible via 3aNon déductible
65%10’000 CHF7’258 CHF2’742 CHF
Deux tiers8’887 CHF7’258 CHF1’629 CHF

Ce surplus doit tout de même être versé, mais sans avantage fiscal, ou orienté vers une solution 3b dont la déductibilité est bien plus restreinte.

Et l’écart se creuse avec le prix du bien. Sur un bien à 1’500’000 CHF avec un premier rang à 65%, l’amortissement annuel atteint 15’000 CHF : plus de la moitié échappe à la déduction.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Second piège : la question que personne ne vous pose

Utilisez-vous déjà l’intégralité de votre 3ème pilier A ?

C’est la question décisive, et voici pourquoi elle est systématiquement omise.

Le plafond de 7’258 CHF est un plafond global par personne, tous contrats confondus. Il ne se dédouble pas parce que l’un de vos 3a est nanti auprès d’une banque.

Deux situations radicalement différentes :

Vous ne versiez rien, ou peu, au 3a jusqu’ici. L’amortissement indirect vous fait exploiter une capacité de déduction inutilisée. Le gain est réel, et la formule est clairement avantageuse.

Vous versiez déjà le maximum au 3a pour votre retraite. L’amortissement indirect ne vous apporte aucune déduction supplémentaire. Vous auriez fait ce versement de toute façon. Vous vous retrouvez simplement avec une dette plus élevée, donc davantage d’intérêts, pour un avantage fiscal rigoureusement identique.

⚠️ Dans ce second cas, la recommandation habituelle ne tient plus. C’est pourtant le conseil par défaut donné à tout le monde, sans cette vérification préalable. Certains articles vont jusqu’à affirmer que l’indirect permet « d’économiser doublement », ce qui n’est vrai que si votre plafond est disponible.

Le calcul chiffré sur 15 ans

Voici la comparaison complète, avec toutes les hypothèses explicitées pour que vous puissiez la reproduire.

Hypothèses : bien à 1’000’000 CHF, prêt de 800’000 CHF, premier rang à 65%, part à amortir de 150’000 CHF sur 15 ans, taux hypothécaire de 1,5%, taux marginal d’imposition de 30%, versement 3a plafonné à 7’258 CHF.

Le coût en intérêts

 Amortissement directAmortissement indirect
Dette de départ800’000 CHF800’000 CHF
Dette après 15 ans650’000 CHF800’000 CHF
Dette moyenne sur la période725’000 CHF800’000 CHF
Intérêts par anenviron 10’875 CHF12’000 CHF
Intérêts totaux sur 15 ansenviron 163’000 CHF180’000 CHF

Surcoût de l’indirect : environ 17’000 CHF sur 15 ans.

L’économie fiscale via le 3ème pilier

 Montant
Versement 3a déductible par an7’258 CHF
Économie d’impôt annuelle (à 30%)environ 2’177 CHF
Économie totale sur 15 ansenviron 32’700 CHF

Le bilan

 Montant
Économie fiscale via le 3a+32’700 CHF
Surcoût en intérêts−17’000 CHF
Avantage net de l’indirectenviron +15’700 CHF

L’amortissement indirect reste avantageux dans ce scénario, porté par la déduction du 3ème pilier.

⚠️ Mais relisez bien la condition. Cet avantage suppose que votre plafond 3a soit disponible. S’il est déjà utilisé pour votre retraite, l’économie fiscale tombe à zéro et il ne reste que le surcoût de 17’000 CHF en intérêts. Le même calcul, avec une hypothèse différente sur un seul paramètre, inverse complètement la conclusion.

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Ce que la réforme de 2029 change à l’arbitrage

Le 28 septembre 2025, l’électorat suisse a approuvé à 57,7% la suppression de la valeur locative, effective au 1er janvier 2029 après une période transitoire. Cette réforme emporte avec elle la déduction des intérêts hypothécaires, à une exception près : l’acquisition d’un premier logement.

Pourquoi cela affaiblit l’indirect

L’amortissement indirect repose sur deux avantages fiscaux qui s’additionnent :

  1. La déduction du versement au 3ème pilier
  2. Le maintien d’une déduction d’intérêts maximale, puisque la dette ne baisse pas

À partir de 2029, le second disparaît pour la plupart des propriétaires. Conserver une dette élevée ne procure plus aucun bénéfice fiscal : les intérêts se paient à plein tarif.

 Avant 2029Dès 2029
Déduction du versement 3aMaintenueMaintenue
Déduction des intérêts hypothécairesOuiSupprimée, sauf primo-accédants
Imposition de la valeur locativeOuiSupprimée
Intérêt de conserver une dette élevéeFortFaible

Trois profils, trois conclusions

L’indirect ne devient pas mauvais, la déduction du 3a subsiste. Mais l’écart se resserre, et pour certains il s’inverse.

  • Primo-accédant : vous conservez la déduction des intérêts. Votre situation change peu, l’indirect garde ses deux avantages.
  • Non primo-accédant, plafond 3a disponible : l’indirect reste intéressant, mais uniquement pour la déduction du 3a.
  • Non primo-accédant, plafond 3a déjà utilisé : l’indirect ne vous apporte plus rien, et vous payez des intérêts non déductibles sur une dette que vous auriez pu réduire.

💡 La conclusion pratique : une structure d’amortissement décidée aujourd’hui devrait être réexaminée avant 2029. Ce qui est optimal maintenant ne le sera pas nécessairement dans trois ans.

Les autres facteurs qui pèsent dans la décision

La couverture des risques

L’amortissement indirect via une solution d’assurance intègre généralement une couverture décès et une libération du paiement des primes en cas d’invalidité. Si un seul des conjoints porte l’essentiel du revenu du ménage, ou si vous avez mobilisé votre prévoyance pour l’acquisition, cette protection a une valeur réelle qui n’apparaît dans aucun calcul de rendement.

Une solution 3a bancaire, elle, n’inclut pas cette couverture.

La valorisation du bien peut annuler l’obligation

Si votre bien prend de la valeur, votre dette peut repasser sous le seuil du premier rang sans que vous ayez amorti quoi que ce soit.

Exemple : un bien acheté 1’000’000 CHF avec un prêt de 800’000 CHF. Si après quinze ans il vaut 1’250’000 CHF, le prêt inchangé représente 64% de la nouvelle valeur, soit moins que le seuil du premier rang. L’obligation d’amortir disparaît.

Attention toutefois : cela ne signifie pas qu’il faille cesser d’amortir. La dette restante doit rester supportable une fois à la retraite, avec des revenus généralement plus faibles.

La formule mixte, souvent la meilleure réponse

Rien n’oblige à choisir un camp. Il est possible de combiner amortissement indirect et remboursements directs partiels, à échéances régulières.

C’est particulièrement pertinent dans deux cas : si votre amortissement requis dépasse le plafond 3a, ou si votre capacité de déduction est déjà partiellement utilisée. Vous alimentez le 3a jusqu’au plafond, et vous versez le surplus directement à la banque pour réduire la charge d’intérêts.

En résumé : trois points clés

  1. Vérifiez si votre amortissement dépasse le plafond 3a. Au-delà de 726’000 à 817’000 CHF de valeur de bien selon votre banque, une partie de l’amortissement ne sera pas déductible.
  2. Vérifiez si votre plafond 3a est déjà utilisé. Si vous versez déjà le maximum pour votre retraite, l’amortissement indirect ne vous apporte aucune déduction supplémentaire, seulement des intérêts en plus.
  3. Anticipez 2029. La suppression de la déduction des intérêts affaiblit l’un des deux piliers de l’amortissement indirect. Une structure optimale aujourd’hui devra être réexaminée.

Conclusion

Le conseil par défaut n’est pas faux, il est incomplet. « Prenez l’indirect » suppose deux choses que personne ne vérifie avant de le formuler : que votre amortissement tienne dans le plafond 3a, et que ce plafond ne soit pas déjà utilisé ailleurs. Ni l’une ni l’autre n’est vraie pour tout le monde.

Ce qui fait la qualité d’un arbitrage d’amortissement, ce n’est donc pas d’appliquer la règle générale. C’est de vérifier deux paramètres personnels en amont, et de savoir que l’un des fondements fiscaux de cette règle disparaît en 2029.

Compassurance vérifie votre capacité de déduction disponible, calcule votre amortissement requis selon la pratique de votre prêteur, et projette l’impact de la réforme de 2029 sur votre situation.

👉 Analyser ma stratégie d’amortissement, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : amortissement direct ou indirect

Quelle est la différence entre amortissement direct et indirect ?
Avec l'amortissement direct, vous remboursez chaque année une part du capital à votre banque : votre dette diminue, vos intérêts aussi. Avec l'amortissement indirect, vous versez ce montant sur un 3ème pilier mis en gage auprès de la banque : la dette reste identique, et le capital constitué servira à rembourser en une fois à l'échéance.
Combien dois-je amortir exactement ?
Uniquement le 2ème rang, c'est-à-dire la part du prêt située entre le seuil du premier rang et 80% de la valeur du bien, généralement sur 15 ans.

Attention, ce seuil varie selon les établissements : certains retiennent 65% de la valeur, d'autres deux tiers (66,67%). Sur un bien à 1'000'000 CHF financé à 80%, cela donne un amortissement annuel de 10'000 CHF avec un premier rang à 65%, contre 8'887 CHF avec un premier rang aux deux tiers. 💡 Si votre emprunt est inférieur au premier rang fixé par la banque, vous n'avez rien à amortir du tout.
Mon amortissement peut-il dépasser le plafond du 3ème pilier ?
Oui, à partir d'une certaine valeur de bien. Le plafond 3a déductible est de 7'258 CHF par an (salarié affilié à une caisse de pension, 2026), tandis que l'amortissement requis augmente avec le prix du bien.

Le seuil de bascule dépend de la pratique de votre banque :
• Premier rang à 65% : dépassement au-delà d'environ 726'000 CHF
• Premier rang aux deux tiers : dépassement au-delà d'environ 817'000 CHF

Sur un bien à 1'000'000 CHF avec un premier rang à 65%, l'amortissement atteint 10'000 CHF par an : 2'742 CHF échappent à la déduction.
L'amortissement indirect est-il toujours plus avantageux ?
Non, et c'est la condition que le conseil par défaut omet. L'indirect n'est avantageux que si vous disposez d'une capacité de déduction 3a inutilisée.

Le plafond de 7'258 CHF est global par personne, tous contrats confondus. Si vous versez déjà le maximum à votre 3ème pilier pour votre retraite, l'amortissement indirect ne vous apporte aucune déduction supplémentaire : vous auriez fait ce versement de toute façon. Vous vous retrouvez simplement avec une dette plus élevée et davantage d'intérêts à payer.
Combien coûte réellement l'amortissement indirect en intérêts ?
Puisque votre dette ne diminue pas, vous payez des intérêts sur le montant plein pendant toute la durée. Sur un bien à 1'000'000 CHF (prêt de 800'000 CHF, premier rang à 65%, taux de 1,5%) :
Direct : dette moyenne de 725'000 CHF, soit environ 163'000 CHF d'intérêts sur 15 ans
Indirect : dette constante de 800'000 CHF, soit 180'000 CHF d'intérêts

Surcoût de l'indirect : environ 17'000 CHF sur 15 ans, à mettre en regard d'une économie fiscale 3a d'environ 32'700 CHF sur la même période avec un taux marginal de 30%. ⚠️ Cette économie fiscale suppose que votre plafond 3a soit disponible. S'il est déjà utilisé, elle tombe à zéro et il ne reste que le surcoût en intérêts.
La réforme de 2029 change-t-elle le choix d'amortissement ?
Oui, elle supprime l'un des deux avantages de l'indirect. La suppression de la valeur locative au 1er janvier 2029 emporte avec elle la déduction des intérêts hypothécaires, sauf pour l'acquisition d'un premier logement.

Conserver une dette élevée cesse donc d'être fiscalement intéressant. L'indirect garde son avantage lié au 3ème pilier, mais l'écart avec le direct se resserre nettement. 💡 Une structure d'amortissement décidée aujourd'hui mérite d'être réexaminée avant 2029.
Suis-je concerné par l'exception primo-accédant de 2029 ?
Si vous achetez votre premier logement occupé par vous-même, la réforme prévoit une exception maintenant la déduction des intérêts hypothécaires. Vous conservez donc les deux avantages de l'amortissement indirect, contrairement aux autres propriétaires. ⚠️ Les modalités précises (durée, plafond, définition exacte du premier logement) relèvent des textes d'application encore en cours de précision. Vérifiez l'état de la réglementation au moment de votre décision.
Peut-on combiner les deux méthodes ?
Oui, et c'est souvent la meilleure réponse dans deux situations précises : si votre amortissement requis dépasse le plafond 3a, ou si votre capacité de déduction est déjà partiellement utilisée.

Le principe : vous alimentez le 3ème pilier jusqu'au plafond déductible, et vous versez le surplus directement à la banque pour réduire la charge d'intérêts. Vous captez ainsi la totalité de l'avantage fiscal disponible sans payer d'intérêts inutiles.
Que se passe-t-il si mon bien prend de la valeur ?
Votre obligation d'amortir peut disparaître. Si le bien s'apprécie suffisamment, la dette inchangée peut repasser sous le seuil du premier rang.

Exemple : un bien acheté 1'000'000 CHF avec un prêt de 800'000 CHF. S'il vaut 1'250'000 CHF après 15 ans, le prêt représente 64% de la nouvelle valeur, soit moins que le seuil du premier rang. Il n'y a plus rien à amortir. ⚠️ Cela ne signifie pas qu'il faille cesser d'amortir : votre dette doit rester supportable une fois à la retraite, avec des revenus généralement plus faibles.
L'amortissement indirect couvre-t-il les risques décès et invalidité ?
Si vous passez par une solution d'assurance (3a assurance ou 3b), généralement oui. Ces contrats intègrent souvent une couverture décès et une libération du paiement des primes en cas d'invalidité : l'assureur verse les primes à votre place jusqu'au terme du contrat.

C'est un argument réel si un seul des conjoints porte l'essentiel du revenu du ménage, ou si vous avez mobilisé votre prévoyance pour l'acquisition. Une solution 3a bancaire, elle, n'inclut pas cette couverture.
Sur combien de temps dois-je amortir ?
Généralement 15 ans. Mais dans tous les cas, le prêt doit être ramené au niveau du premier rang au plus tard à l'âge légal de la retraite de l'emprunteur, selon l'échéance la plus proche.

Si vous empruntez à 55 ans, vous disposez donc de 10 ans et non de 15, ce qui augmente vos charges annuelles et réduit d'autant votre capacité d'emprunt.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Hypothèque : Combien puis-je emprunter ? La règle des 5,5 (2026)

Combien puis-je emprunter en Suisse ? Le calcul exact des banques, et la règle des 5,5

Calcul de capacité d'emprunt hypothécaire en Suisse : la règle des 5,5 et la table revenu par revenu

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : combien puis-je emprunter ?

  • La règle des 5,5 : prix d'achat maximal ≈ revenu brut annuel × 5,5
  • Autrement dit, les banques exigent un revenu d'environ 18% du prix du bien
  • Deux conditions simultanées : le revenu (règle des 33%) et les fonds propres (20% + frais)
  • Calcul effectué avec un taux théorique de 5%, très supérieur au taux réel
  • Les grilles varient selon les banques : un même dossier peut être refusé ici et accepté là
  • Si le calcul ne passe pas, six leviers existent avant de renoncer

La règle à retenir

Prix d'achat max ≈ revenu brut annuel × 5,5

Votre capacité, revenu par revenu

Revenu brut annuel Prix d'achat max Fonds propres (20%) Frais (5%) Liquidités totales
100'000 CHF560'000112'00028'000140'000
120'000 CHF670'000134'00033'500167'500
150'000 CHF830'000166'00041'500207'500
180'000 CHF1'000'000200'00050'000250'000
200'000 CHF1'110'000222'00055'500277'500
250'000 CHF1'390'000278'00069'500347'500
300'000 CHF1'670'000334'00083'500417'500

Estimations basées sur la pratique bancaire standard : taux théorique 5%, amortissement du 2ème rang sur 15 ans, entretien 1%, taux d'effort 33%, frais d'acquisition 5%. Les critères réels varient selon l'établissement.

⚠️ La double contrainte est le vrai obstacle. Un couple à 180'000 CHF de revenu peut théoriquement viser un bien à 1 million. Mais s'il ne dispose que de 150'000 CHF de liquidités au lieu des 250'000 nécessaires, son plafond réel tombe autour de 600'000 CHF. C'est toujours la contrainte la plus basse qui l'emporte.

Avant de visiter le moindre bien, une question détermine tout le reste : jusqu’à combien pouvez-vous acheter ? La plupart des articles répondent à l’envers, en partant du prix du bien pour calculer le revenu nécessaire. C’est utile quand on a déjà repéré un appartement, beaucoup moins quand on part de zéro.

Cet article donne les deux sens du calcul, avec une règle simple pour l’estimer de tête en quelques secondes, et surtout ce qu’aucun comparateur ne détaille : que faire quand le résultat n’est pas celui espéré.

La règle des 5,5 : votre capacité d’achat en une multiplication

Voici le raccourci que les calculateurs en ligne ne vous donnent jamais, parce qu’il les rend inutiles.

🧮 La règle

Prix d’achat maximal ≈ votre revenu brut annuel du ménage × 5,5

Un ménage avec 150’000 CHF de revenu annuel brut peut viser un bien autour de 830’000 CHF. Un ménage à 200’000 CHF peut viser environ 1’110’000 CHF.

D’où vient ce chiffre

Cette règle n’est pas approximative, elle découle mathématiquement du calcul standard des banques suisses. En reprenant la structure de financement classique (80% d’hypothèque, amortissement du deuxième rang sur 15 ans), les trois postes de charges se simplifient toujours de la même façon :

PosteCalculRésultat
Intérêts théoriques80% du prix × 5%4% du prix
Amortissement(80% − 65%) du prix ÷ 15 ans1% du prix
Frais d’entretien1% du prix1% du prix
Total des charges 6% du prix

Comme ces charges ne doivent pas dépasser 33% du revenu, il faut un revenu égal à 6% ÷ 0,33 = 18% du prix. Et l’inverse de 18%, c’est 5,55.

💡 Ce que cette règle vous permet de faire : évaluer instantanément si un bien est dans votre budget, sans calculateur ni rendez-vous bancaire. Elle donne un ordre de grandeur fiable, à affiner ensuite selon votre situation précise.

La table complète : revenu par revenu

Attention, il ne suffit pas d’avoir le revenu. Il faut aussi les liquidités, et c’est souvent là que le projet bloque.

Revenu brut annuelPrix d’achat maxFonds propres (20%)Frais (5%)Liquidités totales nécessaires
100’000 CHF560’000 CHF112’000 CHF28’000 CHF140’000 CHF
120’000 CHF670’000 CHF134’000 CHF33’500 CHF167’500 CHF
150’000 CHF830’000 CHF166’000 CHF41’500 CHF207’500 CHF
180’000 CHF1’000’000 CHF200’000 CHF50’000 CHF250’000 CHF
200’000 CHF1’110’000 CHF222’000 CHF55’500 CHF277’500 CHF
250’000 CHF1’390’000 CHF278’000 CHF69’500 CHF347’500 CHF
300’000 CHF1’670’000 CHF334’000 CHF83’500 CHF417’500 CHF

Estimations basées sur la pratique bancaire standard : taux théorique de 5%, amortissement du deuxième rang sur 15 ans, frais d’entretien à 1%, taux d’effort maximal de 33%, frais d’acquisition estimés à 5%. Les critères réels varient selon l’établissement.

⚠️ La double contrainte est le vrai obstacle. Un couple avec 180’000 CHF de revenu peut théoriquement viser un bien à 1 million. Mais s’il ne dispose que de 150’000 CHF de liquidités au lieu des 250’000 nécessaires, son plafond réel n’est pas de 1 million : il est d’environ 600’000 CHF. C’est toujours la contrainte la plus basse qui l’emporte.

Le calcul détaillé, poste par poste

Pour comprendre ce que la banque examine réellement, voici le calcul complet sur un exemple concret.

Exemple : un bien à 800’000 CHF

Financement : 160’000 CHF de fonds propres (20%), 640’000 CHF d’hypothèque (80%).

PosteCalculMontant annuelPar mois
Intérêts théoriques640’000 × 5%32’000 CHF~2’667 CHF
Amortissement(640’000 − 520’000) ÷ 158’000 CHF~667 CHF
Frais d’entretien800’000 × 1%8’000 CHF~667 CHF
Total des charges 48’000 CHF~4’000 CHF

Revenu brut nécessaire : 48’000 ÷ 33% = 144’000 CHF par an.

Pourquoi un taux théorique de 5% alors que les taux réels sont bien plus bas ?

C’est une marge de sécurité, pas une erreur de calcul. Elle a été instaurée après la crise immobilière des années 90, durant laquelle les taux hypothécaires ont dépassé 7%. De nombreux propriétaires n’ont alors plus pu assumer leurs charges et ont dû vendre, dans un marché où les prix s’effondraient simultanément.

Les banques calculent donc votre capacité comme si les taux remontaient fortement. C’est contraignant à l’entrée, mais c’est aussi ce qui protège le système et vous-même contre un scénario de hausse.

Le détail de l’amortissement, souvent mal compris

L’amortissement ne porte que sur le deuxième rang, c’est-à-dire la part de l’hypothèque comprise entre 65% et 80% de la valeur du bien. Le premier rang, lui, n’a pas à être remboursé.

Dans notre exemple : le prêt est de 640’000 CHF, le seuil de 65% correspond à 520’000 CHF. Il faut donc amortir la différence, soit 120’000 CHF, sur 15 ans.

⚠️ La durée peut être plus courte que 15 ans. Si le plus âgé des emprunteurs atteint l’âge de la retraite dans moins de 15 ans, c’est cette échéance qui prévaut. Un emprunteur de 55 ans devra amortir en 10 ans, ce qui augmente ses charges annuelles et réduit sa capacité d’emprunt.

Ce qui varie d’une banque à l’autre, et pourquoi ça compte

Le calcul standard donne un ordre de grandeur. Mais chaque établissement applique ses propres règles, et les écarts peuvent être décisifs.

ÉlémentCe qui varie selon l’établissement
Taux théoriqueGénéralement 5%, mais certains appliquent 4,5%
Frais d’entretienEstimés à 1%, mais certains prêteurs ne les intègrent pas au calcul
Bonus et primesPris en compte intégralement, partiellement, ou pas du tout
Revenus d’indépendantMoyenne sur 2, 3 ou 5 ans selon les établissements
Charges existantesLeasing et crédits déduits systématiquement ou au cas par cas
Durée d’amortissement15 ans, ou moins selon la proximité de la retraite
Taux d’effort maximal33% en règle générale, parfois jusqu’à 40% dans des cas particuliers

La conséquence concrète : un même dossier peut être refusé par une banque et accepté par une autre, sans que rien n’ait changé dans votre situation. Ce n’est pas une question de chance, c’est une question de grille d’analyse.

💡 C’est pour cette raison que le choix de l’établissement compte autant que le taux qu’il propose. Un prêteur qui intègre vos bonus dans le revenu déterminant peut augmenter votre capacité d’achat de plusieurs dizaines de milliers de francs, indépendamment du taux affiché.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Le calcul ne passe pas ? Six leviers avant de renoncer

C’est le scénario le plus fréquent, et pourtant celui que la plupart des articles ignorent complètement.

1. Soldez vos charges existantes

Un leasing automobile, un crédit à la consommation ou un petit prêt viennent directement en déduction de votre capacité. Rembourser un leasing de 500 CHF par mois avant de déposer votre dossier peut débloquer plusieurs dizaines de milliers de francs de capacité d’emprunt.

2. Renforcez vos fonds propres

Si c’est la contrainte de liquidités qui bloque et non le revenu, chaque franc supplémentaire d’apport augmente mécaniquement votre plafond. Une donation familiale, une avance d’hoirie ou quelques mois d’épargne supplémentaires peuvent suffire à faire basculer le dossier.

3. Mobilisez votre prévoyance intelligemment

Votre 3ème pilier compte comme fonds propres durs, sans limitation. Votre 2ème pilier peut couvrir jusqu’à la moitié de l’apport. Entre retrait et nantissement, le choix a des conséquences fiscales très différentes qui méritent d’être calculées.

➡️ 3ème pilier et hypothèque : nantir ou retirer

4. Ajoutez un co-emprunteur

Un conjoint, un partenaire, parfois un parent : le revenu déterminant devient celui du ménage. Attention toutefois, l’âge du plus âgé des emprunteurs peut raccourcir la durée d’amortissement et donc réduire l’effet.

5. Changez d’établissement, pas de projet

Compte tenu des écarts de grille détaillés plus haut, un dossier refusé quelque part n’est pas un dossier irrecevable. C’est souvent le levier le plus rapide, et il ne demande aucun sacrifice sur le projet lui-même.

6. Ajustez le projet, en dernier recours

Si aucun des cinq leviers précédents ne suffit, il reste à réviser le budget cible ou la localisation. Un bien légèrement plus éloigné du centre peut faire basculer le calcul sans changer fondamentalement le projet de vie.

Ce qui a changé en 2026 : des critères plus stricts

Un élément de contexte récent qui affecte directement votre calendrier et vos chances.

De nombreux établissements ont durci leurs pratiques d’octroi en 2026, en réponse à de nouvelles exigences réglementaires. Concrètement :

  • Les délais s’allongent. Un dossier qui aboutissait en deux à trois semaines peut désormais en demander quatre à six.
  • Les dossiers incomplets sont plus facilement écartés. La qualité de présentation compte davantage qu’auparavant.
  • Une attestation de financement devient quasi indispensable. De nombreux courtiers immobiliers l’exigent avant même de considérer votre offre.

La conséquence pratique : faites votre calcul de capacité et montez votre dossier avant de commencer à visiter, pas après avoir eu un coup de cœur.

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Les frais d’acquisition varient fortement selon le canton

Un poste souvent sous-estimé, et qui peut représenter plusieurs dizaines de milliers de francs d’écart.

Les frais d’acquisition regroupent les droits de mutation, l’inscription au registre foncier, les émoluments de notaire et les frais de constitution de la garantie hypothécaire. Ils représentent généralement 3 à 5% du prix du bien, mais ils sont fixés par chaque canton.

À titre indicatif, pour un bien à 1’000’000 CHF, les frais de notaire avoisinent 32’700 CHF dans le canton de Genève, contre environ 45’500 CHF dans le canton de Vaud. Soit près de 13’000 CHF d’écart pour un bien de valeur identique.

⚠️ Ces frais ne peuvent être financés ni par la banque, ni par votre 2ème pilier. Ils doivent impérativement provenir de vos liquidités, en plus de vos 20% de fonds propres. C’est la raison pour laquelle la table plus haut retient 25% de liquidités totales, et non 20%.

En résumé : trois points clés

  1. La règle des 5,5. Votre prix d’achat maximal correspond approximativement à votre revenu brut annuel multiplié par 5,5. C’est un ordre de grandeur fiable, calculable de tête.
  2. La double contrainte décide, pas le revenu seul. Vous devez satisfaire simultanément la règle des 33% sur le revenu et celle des 20% de fonds propres plus les frais. C’est toujours la contrainte la plus basse qui fixe votre plafond réel.
  3. Un refus n’est pas une fin de parcours. Six leviers existent, du plus simple (solder un leasing, changer d’établissement) au plus structurel (revoir le projet).

Conclusion

Le calcul de capacité d’emprunt paraît technique, mais il se résume à deux contraintes et une multiplication. Ce qui est réellement complexe, ce n’est pas le calcul lui-même : c’est le fait que chaque établissement l’applique avec sa propre grille, ce qui rend le résultat variable d’une banque à l’autre pour un dossier strictement identique.

C’est précisément là que se situe la marge de manœuvre que la plupart des acquéreurs ignorent. Avant de renoncer à un projet ou de revoir son ambition à la baisse, il vaut la peine de vérifier si le blocage vient de votre situation ou simplement de la grille du premier établissement consulté.

Compassurance analyse gratuitement votre capacité d’achat réelle, votre apport disponible, y compris via votre 2ème et 3ème pilier, et identifie les leviers applicables à votre situation.

👉 Calculer ma capacité d’achat, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : capacité d'emprunt en Suisse

Combien puis-je emprunter avec mon revenu ?
La règle simple à retenir : Prix d'achat maximal ≈ revenu brut annuel × 5,5 Avec 150'000 CHF de revenu annuel du ménage, vous pouvez viser un bien autour de 830'000 CHF. Avec 200'000 CHF, environ 1'110'000 CHF. ⚠️ Cette règle ne couvre que la condition de revenu. Il faut aussi disposer des liquidités nécessaires (environ 25% du prix), sans quoi le plafond réel sera plus bas.
D'où vient la règle des 5,5 ?
Elle découle mathématiquement du calcul standard des banques. Avec un financement classique à 80%, les charges théoriques représentent toujours 6% du prix du bien : 4% d'intérêts (80% × 5%), 1% d'amortissement et 1% d'entretien. Comme ces charges ne doivent pas dépasser 33% du revenu, il faut un revenu égal à 18% du prix. Et l'inverse de 18%, c'est 5,55.
Pourquoi les banques calculent-elles avec un taux de 5% alors que les taux réels sont bien plus bas ?
C'est une marge de sécurité, instaurée après la crise immobilière des années 90 durant laquelle les taux hypothécaires ont dépassé 7%. De nombreux propriétaires n'avaient alors plus pu assumer leurs charges et avaient dû vendre dans un marché en chute. Les banques calculent donc votre capacité comme si les taux remontaient fortement, indépendamment du taux que vous paierez réellement.
Quelles sont les deux conditions à remplir exactement ?
1. La condition de revenu : vos charges théoriques (intérêts à 5%, amortissement, entretien à 1%) ne doivent pas dépasser 33% de votre revenu brut.
2. La condition de fonds propres : vous devez disposer d'au moins 20% du prix, dont 10% hors caisse de pension, plus 3 à 5% de frais d'acquisition. ⚠️ Les deux doivent être remplies simultanément. C'est toujours la contrainte la plus basse qui fixe votre plafond réel.
Comment est calculé l'amortissement dans ma capacité d'emprunt ?
L'amortissement ne porte que sur le deuxième rang, soit la part de l'hypothèque comprise entre 65% et 80% de la valeur du bien. Il est calculé sur 15 ans.

Exemple pour un bien à 800'000 CHF avec un prêt de 640'000 CHF : le seuil de 65% correspond à 520'000 CHF, il faut donc amortir 120'000 CHF sur 15 ans, soit 8'000 CHF par an. ⚠️ Si le plus âgé des emprunteurs atteint la retraite dans moins de 15 ans, c'est cette échéance qui s'applique. Un emprunteur de 55 ans amortira sur 10 ans, ce qui augmente ses charges et réduit sa capacité.
Pourquoi ma capacité varie-t-elle d'une banque à l'autre ?
Parce que chaque établissement applique sa propre grille. Ce qui varie : le taux théorique (5% généralement, parfois 4,5%), la prise en compte des bonus et primes, le calcul des revenus d'indépendant (moyenne sur 2, 3 ou 5 ans), l'intégration ou non des frais d'entretien, et le traitement des charges existantes.

Un même dossier peut donc être refusé par une banque et accepté par une autre, sans que votre situation ait changé.
Que faire si le calcul ne passe pas ?
Six leviers avant de renoncer : 1) solder vos charges existantes (un leasing de 500 CHF/mois pèse lourd), 2) renforcer vos fonds propres, 3) mobiliser votre 2ème et 3ème pilier, 4) ajouter un co-emprunteur, 5) changer d'établissement (souvent le plus rapide, compte tenu des écarts de grille), 6) ajuster le projet en dernier recours.
Mes charges existantes réduisent-elles ma capacité d'emprunt ?
Oui. Un leasing automobile, un crédit à la consommation ou une pension alimentaire viennent en déduction directe de votre capacité. Solder un leasing de 500 CHF par mois avant de déposer votre dossier peut débloquer plusieurs dizaines de milliers de francs de capacité d'emprunt. 💡 La manière dont ces charges sont prises en compte varie aussi selon les prêteurs, ce qui renforce l'intérêt de comparer.
Les frais d'acquisition sont-ils les mêmes dans tous les cantons ?
Non, et les écarts sont significatifs. À titre indicatif, pour un bien à 1'000'000 CHF, les frais de notaire avoisinent 32'700 CHF dans le canton de Genève contre environ 45'500 CHF dans le canton de Vaud. Ces frais regroupent les droits de mutation, l'inscription au registre foncier et les émoluments de notaire. ⚠️ Ils ne peuvent être financés ni par la banque, ni par votre 2ème pilier : ils doivent provenir de vos liquidités, en plus des 20% de fonds propres.
Peut-on dépasser le seuil de 33% du revenu ?
Exceptionnellement, oui. Certains établissements acceptent d'aller jusqu'à 40% dans des cas particuliers : revenu élevé laissant un reste à vivre confortable, patrimoine important, situation professionnelle très stable, ou montant de prêt limité. Mais c'est une exception négociée au cas par cas, pas une règle sur laquelle construire un projet.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Devenir propriétaire en Suisse : Ce qui change en 2029

Devenir propriétaire en Suisse : le guide complet (et ce que la réforme de 2029 change pour vous)

Devenir propriétaire en Suisse : fonds propres, revenu nécessaire et impact de la suppression de la valeur locative en 2029

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : devenir propriétaire en Suisse

  • 20% de fonds propres minimum, dont 10% ne pouvant pas venir de la caisse de pension
  • Charges théoriques sous 33% du revenu brut du ménage
  • Ordre de grandeur : bien à 1 million = environ 180'000 CHF de revenu et 230'000 à 250'000 CHF de liquidités
  • Frais annexes : 3 à 5% du prix, non finançables par la banque ni par le 2ème pilier
  • Valeur locative supprimée au 1er janvier 2029 (votation du 28.09.2025, acceptée à 57,7%)
  • Les primo-accédants conservent la déduction des intérêts hypothécaires

Ce qu'il faut réunir pour acheter

ExigenceMontantOrigine autorisée
Fonds propres totauxMin. 20% du prixToutes sources
Dont fonds propres « durs »Min. 10% du prixÉpargne, 3ème pilier, titres, donation. Jamais la LPP
Complément possibleJusqu'à 10% du prix2ème pilier (retrait ou nantissement)
Frais annexes3 à 5% du prixLiquidités uniquement

Sur un bien à 1'000'000 CHF : entre 230'000 et 250'000 CHF de liquidités nécessaires au total, fonds propres et frais compris.

Devenir propriétaire en Suisse reste un projet minoritaire : environ deux tiers des ménages sont locataires, une proportion parmi les plus élevées d’Europe. Ce n’est pas un manque d’envie, c’est une question de barrières d’entrée, et elles sont réelles.

Mais quelque chose vient de changer, et peu d’articles le mentionnent encore. Le 28 septembre 2025, les Suisses ont voté la suppression de la valeur locative. Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2029, modifie en profondeur l’équation fiscale de la propriété. Et elle contient une disposition qui concerne directement les personnes qui achètent leur premier logement.

Ce guide couvre les fondamentaux du parcours d’accession, puis ce que cette réforme change concrètement pour vous.

Peut-on encore devenir propriétaire en Suisse ?

La réponse dépend beaucoup moins de votre envie que de deux chiffres : vos liquidités disponibles et votre revenu annuel.

Environ 36 à 37% des ménages suisses sont propriétaires de leur logement, un taux nettement inférieur à celui des pays voisins. Les disparités cantonales sont fortes : à Genève, plus de 80% de la population est locataire.

Les raisons de ce taux bas sont bien identifiées :

  • Les prix de l’immobilier sont élevés, en particulier dans les régions urbaines et lémaniques
  • Le niveau de revenu exigé est important, du fait de la règle des 33%
  • Les fonds propres nécessaires sont conséquents, et ne peuvent pas être empruntés

À cela s’ajoutent des freins moins financiers mais tout aussi réels : un vocabulaire technique difficile d’accès, des calculs complexes, et une information dispersée entre banques, notaires et courtiers.

💡 L’âge moyen d’accession se situe généralement entre 35 et 45 ans. Ce n’est pas un hasard : c’est le temps nécessaire pour constituer les fonds propres, sauf donation familiale ou héritage.

Les deux conditions financières incontournables

Aucune banque suisse ne dérogera à ces deux règles. Elles s’appliquent dans tous les cantons et pour tous les établissements.

Condition 1 : 20% de fonds propres, dont 10% « durs »

ExigenceMontantOrigine autorisée
Fonds propres totauxMinimum 20% du prixToutes sources confondues
Dont fonds propres « durs »Minimum 10% du prixÉpargne, 3ème pilier, titres, donation, assurance-vie. Jamais la caisse de pension
Complément possibleJusqu’à 10% du prix2ème pilier (retrait ou nantissement)

Sur un bien à 1’000’000 CHF : 200’000 CHF de fonds propres, dont au minimum 100’000 CHF ne provenant pas de votre LPP.

Condition 2 : des charges inférieures à 33% du revenu brut

La banque additionne trois postes pour calculer vos charges théoriques :

  1. Les intérêts calculés à un taux théorique (généralement autour de 5%), volontairement supérieur au taux réel du marché
  2. L’amortissement du deuxième rang
  3. Les frais d’entretien, estimés forfaitairement à environ 1% de la valeur du bien par an

Le total ne doit pas dépasser un tiers de votre revenu brut du ménage. Certains établissements acceptent d’aller jusqu’à 40% dans des cas particuliers (revenu élevé, reste à vivre confortable, emprunteur proche de la retraite), mais c’est l’exception, pas la règle.

⚠️ Vos charges existantes comptent. Un leasing automobile, un crédit à la consommation ou une pension alimentaire viennent s’ajouter au calcul et réduisent d’autant votre capacité d’emprunt. Soldez ce qui peut l’être avant de déposer votre dossier.

Ordre de grandeur : pour un bien à 1’000’000 CHF, le revenu annuel combiné du ménage doit avoisiner 180’000 CHF.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Ce que la suppression de la valeur locative change pour vous

C’est la réforme la plus importante pour les propriétaires suisses depuis des décennies, et elle contient une bonne nouvelle spécifique aux futurs primo-accédants.

Ce qui a été voté

Le 28 septembre 2025, l’électorat suisse a approuvé à 57,7% la suppression de la valeur locative, cet impôt sur un revenu fictif que paient les propriétaires occupant leur propre logement. Un système quasiment unique en Europe, en place depuis plus d’un siècle.

Le clivage régional a été marqué : la Suisse romande a majoritairement refusé la réforme (environ 63% de non dans le canton de Vaud, 66% à Genève), tandis que la Suisse alémanique l’a largement approuvée.

Entrée en vigueur : 1er janvier 2029, après une période transitoire s’étendant jusqu’à fin 2028. Jusque-là, le système actuel continue de s’appliquer intégralement.

Ce qui disparaît, et ce qui disparaît aussi

Aujourd’hui (jusqu’en 2028)À partir de 2029
Vous déclarez un revenu fictif (la valeur locative)✅ Supprimé
Vous déduisez vos intérêts hypothécaires❌ Supprimé (sauf exception, voir plus bas)
Vous déduisez vos frais d’entretien et de rénovation❌ Supprimé
Vous déduisez vos travaux de rénovation énergétique❌ Supprimé au niveau fédéral
Pas d’impôt foncier spécifique sur les résidences secondaires⚠️ Les cantons pourront en instaurer un

L’exception qui vous concerne directement : le premier achat

C’est le point le plus important de cette section, et il est très peu relayé.

La réforme prévoit une exception explicite : la déduction des intérêts hypothécaires est maintenue pour l’acquisition d’un premier logement, c’est-à-dire le premier achat d’un bien occupé par son propriétaire.

Autrement dit, si vous achetez votre première résidence principale, vous ne serez pas traité comme un propriétaire déjà installé. Vous conserverez un avantage fiscal que les autres perdront.

⚠️ Les modalités précises de cette exception (durée, plafond, définition exacte du « premier logement ») relèvent des textes d’application, qui se précisent au fil de la période transitoire. Vérifiez l’état de la réglementation au moment de votre acquisition plutôt que de vous fonder sur cette information seule.

Le renversement stratégique que personne n’anticipe

Voici ce que cette réforme change vraiment dans la façon de structurer un financement.

Le système suisse actuel récompense l’endettement : puisque les intérêts hypothécaires sont déductibles, il est fiscalement rationnel de conserver une dette élevée et d’amortir le moins possible. C’est la raison pour laquelle tant de propriétaires suisses gardent leur premier rang à vie.

À partir de 2029, cette logique s’inverse pour la plupart des propriétaires. Sans déduction des intérêts, porter une dette coûte son plein prix. L’amortissement, aujourd’hui fiscalement pénalisant, redevient une option neutre, voire attractive.

Pour vous qui achetez maintenant, cela signifie deux choses :

  • La structure que vous choisissez aujourd’hui devra probablement être réexaminée avant 2029. Un montage optimisé pour la déductibilité des intérêts perdra une partie de sa logique.
  • L’arbitrage entre amortissement direct et indirect mérite une projection sur le long terme, pas seulement sur les cinq prochaines années.

Le rôle de votre 2ème et 3ème pilier

Votre prévoyance est souvent la clé qui rend le projet réalisable, mais elle obéit à des règles précises.

Le 3ème pilier compte comme fonds propres « durs ». Il peut donc financer la totalité de votre apport si son montant le permet, sans limitation particulière liée à son origine.

Le 2ème pilier (LPP) compte comme fonds propres « mous ». Il ne peut couvrir que la moitié maximum de votre apport, soit 10% du prix d’achat. Cette limite existe précisément pour éviter que vous ne financiez l’intégralité de votre logement en vidant votre prévoyance vieillesse.

Pour l’un comme pour l’autre, deux mécanismes coexistent :

Le retrait anticipé sort le capital de votre prévoyance et l’ajoute à vos fonds propres. Simple, mais il déclenche une imposition et réduit définitivement votre capital retraite.

Le nantissement laisse le capital dans votre prévoyance, où il continue de fructifier, et l’utilise comme garantie auprès de la banque. Aucune imposition immédiate, mais votre hypothèque reste plus élevée.

💡 Le choix entre les deux dépend de votre âge, de votre taux marginal d’imposition et de votre horizon de retraite. Et avec la réforme de 2029 qui modifie la déductibilité des intérêts, cet arbitrage mérite d’être projeté au-delà de la seule année d’achat.

➡️ 3ème pilier et hypothèque : nantir ou retirer, la stratégie complète

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Les banques sont devenues plus sélectives en 2026

Un changement de contexte récent qui a un impact direct sur votre calendrier.

De nombreux établissements ont durci leurs pratiques d’octroi au cours de 2026, en réponse à de nouvelles exigences réglementaires. Ils sont plus sélectifs, aussi bien pour les nouveaux dossiers que pour les prolongations de contrats existants.

Trois conséquences pratiques :

  • Comptez plus de temps. Un dossier qui aboutissait en deux à trois semaines peut aujourd’hui en demander quatre à six.
  • Un dossier incomplet est davantage susceptible d’être écarté qu’il ne l’était auparavant. La qualité de présentation compte.
  • Obtenez une attestation de financement avant de faire une offre. De nombreux courtiers immobiliers l’exigent désormais pour prendre une offre au sérieux, et sans elle vous perdez des biens face à des acheteurs mieux préparés.

Les cinq étapes concrètes du parcours

1. Déterminez votre capacité d’achat avant de visiter quoi que ce soit. C’est le point de départ, pas une formalité de fin de parcours. Elle dépend de vos fonds propres disponibles, de votre revenu, du canton et de l’établissement retenu.

2. Constituez vos fonds propres avec méthode. Le 3ème pilier est l’outil le plus efficace pour cela, puisqu’il compte comme fonds propres durs tout en étant déductible fiscalement chaque année pendant la phase d’épargne.

3. Définissez le type de bien et sa localisation. L’écart de prix entre centre urbain et périphérie reste considérable, et il détermine souvent la faisabilité du projet plus que tout autre facteur.

4. Obtenez une attestation de financement. Elle transforme votre offre en offre crédible et vous positionne face à d’autres acquéreurs sur les biens recherchés.

5. Comparez les financements avant de signer. C’est l’étape où se joue le plus d’argent pour le moins d’effort : sur une même durée, l’écart entre deux établissements peut atteindre plusieurs milliers de francs par an.

➡️ Taux hypothécaires en Suisse : comparatif et écarts réels entre banques

Les frais à prévoir en plus du prix d’achat

Ils représentent généralement 3 à 5% du prix, et ils ne sont ni finançables par la banque, ni couvrables par votre 2ème pilier.

  • Droits de mutation : un impôt cantonal sur le transfert de propriété, dont le taux varie fortement d’un canton à l’autre
  • Frais de notaire : pour l’établissement de l’acte authentique
  • Frais de cédule hypothécaire : inscription de la garantie au registre foncier
  • Frais de courtage éventuels

Sur un bien à 1’000’000 CHF, prévoyez donc entre 230’000 et 250’000 CHF de liquidités au total, en additionnant les 20% de fonds propres et les frais annexes.

En résumé : trois points clés

  1. Deux conditions déterminent la faisabilité de votre projet : 20% de fonds propres dont 10% hors caisse de pension, et des charges théoriques sous 33% de votre revenu brut. Tout le reste en découle.
  2. La suppression de la valeur locative au 1er janvier 2029 inverse la logique fiscale suisse. Porter une dette cessera d’être fiscalement avantageux pour la plupart des propriétaires, ce qui redonne de l’intérêt à l’amortissement.
  3. Les primo-accédants conservent la déduction des intérêts hypothécaires. C’est une exception explicite de la réforme, et elle concerne précisément les personnes qui achètent leur premier logement.

Conclusion

Devenir propriétaire en Suisse s’analyse en deux temps. D’abord la faisabilité, qui se résume à deux chiffres non négociables : vos fonds propres et votre taux d’endettement. Ensuite la structure, qui est beaucoup plus ouverte qu’on ne le croit, et où se joue l’essentiel du coût réel de votre projet sur vingt ou trente ans.

C’est ce second temps que la plupart des futurs propriétaires négligent, alors qu’il est le seul sur lequel ils ont réellement la main. Choisir entre retrait et nantissement de sa prévoyance, entre amortissement direct et indirect, entre plusieurs établissements dont les marges varient sensiblement : chacune de ces décisions se chiffre en dizaines de milliers de francs sur la durée.

Avec la réforme de 2029 qui redistribue les cartes fiscales, ces arbitrages méritent aujourd’hui d’être projetés au-delà de l’année d’achat.

Compassurance analyse gratuitement votre capacité de financement, votre apport disponible, y compris via votre 2ème et 3ème pilier, et vous oriente vers la structure la plus adaptée à votre projet.

👉 Analyser mon projet immobilier, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : devenir propriétaire en Suisse

Quel revenu faut-il pour devenir propriétaire en Suisse ?
Vos charges théoriques (intérêts calculés à un taux prudent d'environ 5%, amortissement et frais d'entretien) ne doivent pas dépasser 33% de votre revenu brut. En ordre de grandeur, pour un bien à 1'000'000 CHF, il faut un revenu annuel combiné du ménage d'environ 180'000 CHF. ⚠️ Vos charges existantes (leasing, crédit à la consommation, pension alimentaire) entrent dans le calcul et réduisent votre capacité d'emprunt.
Combien de fonds propres faut-il pour acheter en Suisse ?
Minimum 20% du prix d'achat, dont au moins 10% de fonds propres « durs » qui ne peuvent pas provenir de votre caisse de pension. En ajoutant les frais annexes (3 à 5%), comptez en réalité entre 23% et 25% du prix en liquidités.

Pour un bien à 1'000'000 CHF : entre 230'000 et 250'000 CHF à disposition.
La valeur locative va-t-elle vraiment être supprimée ?
Oui. Le 28 septembre 2025, l'électorat suisse a approuvé sa suppression à 57,7%. L'entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2029, après une période transitoire courant jusqu'à fin 2028. 💡 Jusqu'à cette date, le système actuel continue de s'appliquer intégralement : vous déclarez toujours la valeur locative et déduisez toujours vos intérêts et frais d'entretien.
Pourrai-je encore déduire mes intérêts hypothécaires après 2029 ?
Oui, si vous achetez votre premier logement. La réforme prévoit une exception explicite maintenant la déduction des intérêts hypothécaires pour l'acquisition d'un premier logement occupé par son propriétaire. Les autres propriétaires perdront cette déduction. ⚠️ Les modalités précises (durée, plafond, définition exacte du premier logement) relèvent des textes d'application encore en cours de précision. Vérifiez l'état de la réglementation au moment de votre acquisition.
La réforme de 2029 rend-elle l'achat plus ou moins intéressant ?
Cela dépend de votre profil. Vous ne serez plus imposé sur un revenu fictif, ce qui est un gain. Mais vous perdrez la déduction des frais d'entretien et de rénovation, et celle des intérêts hypothécaires sauf si vous êtes primo-accédant.

Globalement, la réforme est plus favorable aux propriétaires peu endettés et à ceux qui font peu de travaux, et moins favorable à ceux qui portent une dette élevée ou rénovent beaucoup.
Puis-je utiliser mon 2ème pilier pour acheter ?
Oui, mais avec une limite : votre 2ème pilier ne peut couvrir que la moitié maximum de votre apport, soit 10% du prix d'achat. Les 10% restants doivent provenir d'autres sources (épargne, 3ème pilier, titres, donation).

Deux mécanismes possibles : le retrait anticipé (le capital sort, il est imposé) ou le nantissement (le capital reste et sert de garantie, sans imposition immédiate).
Le 3ème pilier compte-t-il comme fonds propres ?
Oui, et contrairement au 2ème pilier, il compte comme fonds propres « durs ». Il peut donc financer la totalité de votre apport si son montant le permet, sans limitation liée à son origine. C'est ce qui en fait l'outil d'épargne le plus efficace pour préparer un achat : déductible fiscalement pendant la phase de constitution, et pleinement utilisable le moment venu.
Quels frais faut-il prévoir en plus du prix d'achat ?
Comptez 3 à 5% du prix : droits de mutation (impôt cantonal variable selon le canton), frais de notaire, frais d'inscription de la cédule hypothécaire au registre foncier, et éventuels frais de courtage. ⚠️ Ces frais ne peuvent ni être financés par la banque, ni provenir de votre 2ème pilier. Ils doivent être couverts par vos liquidités, en plus de vos 20% de fonds propres.
Est-ce plus difficile d'obtenir un financement en 2026 ?
Oui. De nombreux établissements ont durci leurs critères d'octroi en réponse à de nouvelles exigences réglementaires. Concrètement : un dossier prend plus de temps (quatre à six semaines contre deux à trois auparavant), un dossier incomplet est plus facilement écarté, et une attestation de financement est souvent exigée par les courtiers immobiliers avant même de considérer votre offre.
À quel âge devient-on généralement propriétaire en Suisse ?
L'âge d'accession se situe généralement entre 35 et 45 ans. Ce n'est pas un hasard : c'est le temps nécessaire pour constituer les 20% de fonds propres exigés, sauf donation familiale ou héritage. Environ 36 à 37% des ménages suisses sont propriétaires, l'un des taux les plus bas d'Europe.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Meilleurs taux hypothécaires Suisse 2026 : Le comparatif

Taux hypothécaires en Suisse 2026 : comparatif, prévisions et écarts réels entre banques

Taux hypothécaires Suisse 2026 : comparatif taux fixe 3, 5 et 10 ans, SARON et prévisions BNS

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express : les taux hypothécaires suisses aujourd'hui

  • Taux directeur BNS : 0,0%, maintenu pour la 4ème fois consécutive le 18 juin 2026
  • Fixe 3 ans : environ 1,39% · Fixe 5 ans : environ 1,56% · Fixe 10 ans : environ 1,81%
  • SARON : 0,80% à 1,50%, toujours moins cher, mais l'écart avec le fixe s'est resserré
  • L'écart entre banques atteint 0,6 point sur une même durée, soit jusqu'à 4'800 CHF par an sur 800'000 CHF
  • Prévision : pas de baisse marquée attendue d'ici fin 2026
  • Les banques ont durci leurs critères d'octroi : prévoyez plus de temps

Les taux du marché suisse

Type de financementFourchette de marchéTaux indicatif
SARON (marché monétaire)0,80% à 1,50%~1,00%
Taux fixe 3 ans~1,30% à 1,55%~1,39%
Taux fixe 5 ans1,10% à 1,70%~1,56%
Taux fixe 10 ans1,80% à 2,05%~1,81%

Taux indicatifs de marché relevés au premier semestre 2026. Sources : baromètre hypothécaire Comparis (31.03.2026) croisé avec relevés de marché de juin 2026. Ces taux ne constituent pas une offre : seul un devis personnalisé engage un établissement.

Chercher « le taux hypothécaire du jour » est le réflexe naturel quand on prépare un achat immobilier. C’est aussi le plus trompeur : le taux affiché par une banque n’est presque jamais celui que vous obtiendrez, et l’écart entre deux établissements sur une même durée peut représenter plusieurs milliers de francs par an.

Cet article donne les taux indicatifs actuels du marché suisse, mais surtout ce que la plupart des comparateurs passent sous silence : d’où vient cet écart, comment il se négocie, et ce qu’il coûte réellement sur la durée de votre prêt.

Les taux hypothécaires en Suisse à ce jour

Voici les niveaux de marché constatés, par type de financement.

Type de financementFourchette de marchéTaux indicatif
SARON (marché monétaire)0,80% à 1,50%environ 1,00%
Taux fixe 3 ans~1,30% à 1,55%environ 1,39%
Taux fixe 5 ans1,10% à 1,70%environ 1,56%
Taux fixe 10 ans1,80% à 2,05%environ 1,81%

Taux indicatifs de marché relevés au premier semestre 2026 (sources : baromètre hypothécaire Comparis au 31 mars 2026, relevés de marché juin 2026). Les taux réellement proposés varient selon l’établissement, le profil de l’emprunteur et le montant financé.

Ce que ce tableau montre déjà, et qui mérite d’être souligné : la fourchette du taux fixe 5 ans va de 1,10% à 1,70%. Ce n’est pas une imprécision de mesure, c’est la réalité du marché. Deux emprunteurs comparables peuvent signer, la même semaine, avec 0,6 point d’écart.

Le contexte : pourquoi les taux sont là où ils sont

Tout part du taux directeur de la Banque nationale suisse, fixé à 0,0%.

La BNS a maintenu son taux directeur à zéro lors de son examen du 18 juin 2026, pour la quatrième fois consécutive. Elle poursuit ainsi la politique de taux zéro entamée en juin 2025.

Sa prévision d’inflation conditionnelle de juin 2026 table sur 0,6% pour 2026, 0,6% pour 2027 et 0,7% pour 2028, soit largement dans la fourchette cible de 0 à 2% que la BNS considère comme la stabilité des prix.

Deux événements ont marqué le premier semestre 2026

La hausse des prix de l’énergie. Le conflit au Moyen-Orient et la perturbation du détroit d’Ormuz ont fait grimper les prix énergétiques, poussant l’inflation suisse à la hausse. Les banques centrales résistent généralement à ce type de flambée temporaire, considérant qu’elle freine elle-même la conjoncture à moyen terme.

La détente géopolitique. Les États-Unis et l’Iran ont signé un protocole d’accord mettant fin à leur conflit, ce qui a éloigné le scénario d’une inflation durablement élevée.

💡 Pourquoi ça compte pour vous : le taux directeur influence directement le SARON, donc votre mensualité si vous choisissez ce financement. Les taux fixes, eux, dépendent du marché des capitaux (taux swap, obligations longues) et peuvent monter même si la BNS ne bouge pas. C’est exactement ce qui s’est produit début 2026.

SARON ou taux fixe : un écart historiquement resserré

C’est le changement de contexte le plus important de 2026, et il modifie l’arbitrage habituel.

Traditionnellement, le SARON est nettement moins cher que le taux fixe, en échange d’une exposition au risque de hausse. Cet écart s’est fortement réduit en 2026 : avec un taux directeur à zéro et des taux longs qui ont légèrement remonté, la prime de sécurité payée pour un taux fixe est aujourd’hui plus faible qu’elle ne l’a été depuis des années.

 SARONTaux fixe
MécanismeIndexé sur le marché monétaire, révisé en continuFigé pour toute la durée du contrat
Niveau actuel0,80% à 1,50%1,45% à 2,05% selon la durée
Qui porte le risque de tauxVousLa banque
Visibilité budgétaireFaible : la mensualité varieTotale : montant connu à l’avance
Sortie anticipéeGénéralement plus soupleIndemnité de sortie, parfois lourde
Part du marché suisseEnviron 20 à 25% des hypothèquesEnviron 75 à 80%

Le point que peu de gens connaissent : le plancher à zéro

Le Compounded SARON ne peut pas être négatif dans les contrats hypothécaires suisses. Si le taux du marché monétaire repassait sous zéro, vous ne paieriez que la marge de votre banque, jamais un taux négatif. Aucun établissement suisse ne pratique de taux hypothécaire négatif.

La leçon de 2023

Un propriétaire ayant conclu un SARON en 2023 a vu son taux dépasser 2% au plus fort du cycle de hausse. Aujourd’hui, le même contrat se situe sous 1,5%. Cette volatilité est le compromis central du SARON : le gain de coût se paie en incertitude budgétaire.

La question honnête à se poser : pouvez-vous absorber sereinement une variation de 200 à 400 CHF sur votre mensualité ? Si la réponse est oui, le SARON reste compétitif. Si elle est non, la prime payée pour un taux fixe est aujourd’hui l’une des moins chères de la décennie.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

L’écart entre le taux affiché et le taux obtenu : ce que personne ne vous dit

C’est le vrai sujet, et il pèse plus lourd que le choix du type de taux.

Les marges commerciales pratiquées par les établissements suisses se situent actuellement entre 1,4% et 2%. Cette marge n’est pas figée : elle se négocie, et elle varie selon la banque, votre profil, le montant emprunté et votre relation existante avec l’établissement.

Concrètement, sur une hypothèque à taux fixe 5 ans, la fourchette de marché va de 1,10% à 1,70%. Deux emprunteurs au profil comparable peuvent donc signer avec 0,6 point d’écart, simplement parce que l’un a comparé et négocié, et l’autre non.

Ce que 0,2 point d’écart représente en francs réels

Montant empruntéÉcart de 0,1 pointÉcart de 0,3 pointÉcart de 0,5 point
500’000 CHF500 CHF/an1’500 CHF/an2’500 CHF/an
800’000 CHF800 CHF/an2’400 CHF/an4’000 CHF/an
1’000’000 CHF1’000 CHF/an3’000 CHF/an5’000 CHF/an

Calcul : montant emprunté × écart de taux. Sur une hypothèque de premier rang non amortie, cet écart se répète chaque année de la durée du contrat.

⚠️ Sur un contrat à taux fixe 10 ans de 800’000 CHF, un écart de 0,3 point représente 24’000 CHF sur la durée. C’est le montant que vous laissez sur la table en ne comparant pas. Aucun autre poste de votre financement ne se joue sur des sommes pareilles pour un effort aussi limité.

Ce qui a changé en 2026 : les banques sont devenues plus sélectives

Un point rarement mentionné, et pourtant décisif pour votre calendrier.

De nombreux prestataires hypothécaires ont durci leurs pratiques d’octroi au cours de l’année, en raison de nouvelles exigences réglementaires. Ils sont devenus plus sélectifs, aussi bien pour les nouvelles conclusions que pour les prolongations de contrats existants.

Les conséquences pratiques pour vous :

  • Prévoyez plus de temps. Un dossier qui passait en deux semaines peut aujourd’hui en demander quatre à six.
  • Soignez la présentation de votre dossier dès le départ. Un dossier incomplet ou mal structuré est davantage susceptible d’être écarté qu’auparavant.
  • Ne comptez pas sur une prolongation automatique. Si votre contrat arrive à échéance, anticipez la renégociation plusieurs mois à l’avance plutôt que d’attendre le renouvellement tacite.

Prévisions : où vont les taux d’ici la fin 2026 ?

Les grands acteurs du marché convergent sur un point : pas de baisse marquée à attendre.

ActeurPrévision
BCBETaux directeur stable à 0,0% jusqu’à fin 2026. Taux moyen et long terme en évolution latérale, voire légère hausse.
Swiss LifePas de modification du taux directeur au moins jusqu’à fin 2026, puis relèvement progressif.
ComparisLes taux fixes ne devraient guère baisser dans les mois à venir, voire augmenter légèrement. Une baisse marquée n’est probable qu’en cas de dégradation conjoncturelle.
UBSPas de nouvelle baisse des taux directeurs attendue.
MoneyParkLe niveau le plus bas semble déjà atteint pour les hypothèques courtes, moyennes et SARON.
notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Ce que ces prévisions impliquent concrètement

Attendre une baisse est une stratégie risquée. Le consensus penche vers une stabilité, avec un biais légèrement haussier sur les durées longues. Si vous avez un projet à court terme, l’argument « j’attends que ça baisse » repose aujourd’hui sur peu de fondements.

Le SARON a probablement atteint son plancher. MoneyPark note que le niveau le plus bas des hypothèques SARON a déjà été touché. Pour un détenteur de SARON actuel, la question de basculer vers un taux fixe court ou moyen mérite d’être posée, d’autant que l’écart entre les deux est historiquement faible.

⚠️ Aucune prévision de taux n’est une garantie. Les événements de 2026 (conflit au Moyen-Orient, choc énergétique, puis détente géopolitique) illustrent à quel point les projections peuvent être bousculées en quelques semaines. Ces prévisions sont des scénarios de référence, pas des certitudes.

Comment obtenir un meilleur taux : cinq leviers concrets

1. Comparez au-delà de votre banque principale. C’est le levier de loin le plus rentable. Votre banque ne vous dira jamais qu’un concurrent propose 0,3 point de moins, et elle a rarement la meilleure offre par défaut.

2. Négociez la marge, pas le taux affiché. Le taux qu’on vous propose est composé d’un coût de refinancement (que la banque subit) et d’une marge commerciale (qu’elle choisit). C’est cette seconde partie qui se discute.

3. Faites jouer la concurrence avec une offre écrite. Une offre concurrente formalisée a bien plus de poids qu’une déclaration d’intention. Les établissements alignent régulièrement leurs conditions face à une offre concrète.

4. Envisagez le fractionnement. Répartir votre financement entre plusieurs tranches (par exemple une part SARON et une part fixe, ou plusieurs échéances décalées) évite de faire reposer tout votre financement sur une seule décision de timing.

5. Anticipez votre renouvellement. Une renégociation préparée six à douze mois à l’avance vous laisse le temps de comparer. Une renégociation faite dans l’urgence, à quelques semaines de l’échéance, vous place en position de faiblesse.

En résumé : trois points clés

  1. Le taux affiché n’est pas le taux obtenu. La fourchette de marché sur une même durée atteint 0,6 point, ce qui représente jusqu’à 4’800 CHF par an sur un emprunt de 800’000 CHF.
  2. L’écart entre SARON et taux fixe est historiquement resserré. La sécurité d’un taux fixe coûte aujourd’hui moins cher qu’elle ne l’a coûté depuis des années, ce qui change l’arbitrage habituel.
  3. Le consensus ne prévoit pas de baisse marquée en 2026. Attendre une amélioration des conditions relève davantage du pari que de la stratégie.

Conclusion

La question que se posent la plupart des futurs propriétaires, « quel est le meilleur taux du moment », est mal posée. Le taux moyen du marché est une information publique, disponible partout, et il ne vous dit rien sur ce que vous obtiendrez. Ce qui détermine réellement le coût de votre financement, c’est l’écart entre ce taux moyen et votre taux personnel, et cet écart se construit par la comparaison et la négociation, pas par le timing.

Avec des marges commerciales qui varient de 1,4% à 2% selon les établissements et des banques devenues nettement plus sélectives en 2026, l’écart entre un dossier bien préparé et un dossier négocié à la hâte n’a jamais été aussi coûteux.

Compassurance analyse gratuitement votre situation, votre capacité de financement et votre apport disponible, y compris via votre 2ème et 3ème pilier, pour identifier la structure de financement la plus adaptée à votre projet.

👉 Analyser mon projet de financement, gratuitement 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ : taux hypothécaires en Suisse

Quel est le taux hypothécaire actuel en Suisse ?
Au premier semestre 2026, les taux indicatifs de marché se situent autour de 1,39% pour un fixe 3 ans, 1,56% pour un fixe 5 ans et 1,81% pour un fixe 10 ans. Les hypothèques SARON se situent entre 0,80% et 1,50%. ⚠️ Ces taux sont indicatifs. La fourchette réellement pratiquée sur du fixe 5 ans va de 1,10% à 1,70% selon l'établissement et votre profil.
Pourquoi les taux varient-ils autant d'une banque à l'autre ?
Parce que le taux se compose de deux éléments : le coût de refinancement, que la banque subit et qui est comparable pour tous, et la marge commerciale, qu'elle fixe librement. Ces marges se situent actuellement entre 1,4% et 2%. C'est cette seconde partie qui explique les écarts et c'est elle qui se négocie.
Combien coûte réellement un écart de 0,3 point de taux ?
Sur un emprunt de 800'000 CHF, un écart de 0,3 point représente 2'400 CHF par an. Sur un contrat à taux fixe de 10 ans, cela fait 24'000 CHF sur la durée, pour exactement le même bien et le même financement. C'est le montant que vous laissez sur la table en ne comparant pas les offres.
Quel est le taux directeur de la BNS et pourquoi est-ce important ?
Le taux directeur de la Banque nationale suisse est à 0,0%, maintenu pour la quatrième fois consécutive lors de l'examen du 18 juin 2026. Il influence directement les hypothèques SARON. Les taux fixes, eux, dépendent du marché des capitaux et peuvent évoluer indépendamment : c'est pour cette raison qu'ils ont légèrement augmenté début 2026 alors même que la BNS ne bougeait pas.
SARON ou taux fixe : lequel choisir en 2026 ?
Le SARON reste moins cher, mais l'écart avec le taux fixe s'est historiquement resserré en 2026. La sécurité d'un taux fixe coûte donc aujourd'hui moins cher qu'elle ne l'a coûté depuis des années. 💡 La question à se poser honnêtement : pouvez-vous absorber une variation de 200 à 400 CHF sur votre mensualité ? Si oui, le SARON reste compétitif. Si non, le taux fixe est actuellement peu onéreux à obtenir.
Le taux SARON peut-il devenir négatif ?
Le Compounded SARON ne peut pas être négatif dans les contrats hypothécaires suisses. Si le taux du marché monétaire repassait sous zéro, vous ne paieriez que la marge de votre banque. Aucun établissement suisse ne pratique de taux hypothécaire négatif.
Faut-il attendre que les taux baissent avant d'acheter ?
Le consensus des principaux acteurs (BCBE, Swiss Life, Comparis, UBS, MoneyPark) ne prévoit pas de baisse marquée d'ici fin 2026, avec un biais plutôt latéral, voire légèrement haussier sur les durées longues. Attendre relève donc davantage du pari que de la stratégie. ⚠️ Aucune prévision de taux n'est une garantie. Les événements du premier semestre 2026 ont montré à quel point les projections peuvent être bousculées en quelques semaines.
Les banques sont-elles devenues plus difficiles en 2026 ?
Oui. De nombreux prestataires ont durci leurs pratiques d'octroi en raison de nouvelles exigences réglementaires, aussi bien pour les nouvelles conclusions que pour les prolongations. Prévoyez plus de temps pour votre dossier et ne comptez pas sur un renouvellement automatique à l'échéance de votre contrat actuel.
Comment obtenir un meilleur taux que celui qu'on me propose ?
Cinq leviers, par ordre d'efficacité : comparer au-delà de votre banque principale (de loin le plus rentable), négocier la marge plutôt que le taux affiché, présenter une offre concurrente écrite (bien plus efficace qu'une simple déclaration), envisager un fractionnement entre plusieurs tranches, et anticiper votre renouvellement six à douze mois à l'avance plutôt que dans l'urgence.
Quelle part du marché représentent les hypothèques SARON ?
Environ 20 à 25% des hypothèques octroyées en Suisse sont des hypothèques SARON. Les 75 à 80% restants sont majoritairement des hypothèques à taux fixe, avec des durées variables. Le taux fixe reste donc largement dominant sur le marché suisse.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

Catégories
Hypothèque / Immobilier

Hypothèque en Suisse : Le (vrai) guide complet 2026

Hypothèque en Suisse : le guide complet pour comprendre et bien financer votre logement

Hypothèque en Suisse — guide complet fonds propres, taux d'endettement, 1er et 2ème rang, taux fixe ou SARON

Sommaire :

comparatif lamal 2025

⚡ Réponse express — Hypothèque en Suisse en 30 secondes

  • 20% de fonds propres minimum, dont 10% « durs » (hors caisse de pension)
  • Taux d'endettement max 33% du revenu brut, calculé avec un taux théorique prudent (~5%)
  • 1er rang (~66%) jamais amorti · 2ème rang (~13-14%) amorti en 15 ans max
  • Amortissement direct (dette réduite) ou indirect (via 3ème pilier, souvent plus avantageux fiscalement)
  • Taux fixe (sécurité) ou SARON (variable, indexé marché)
  • 2ème/3ème pilier mobilisables par retrait ou nantissement

Acheter un bien immobilier en Suisse commence rarement par la visite d’un logement ça commence par comprendre ce que la banque va exiger de vous. Fonds propres, taux d’endettement, premier et deuxième rang : ce vocabulaire, souvent mal expliqué, détermine pourtant si votre projet est réalisable, et à quel coût.

Ce guide pose les fondamentaux du financement hypothécaire en Suisse les règles que toutes les banques appliquent, les mécanismes qu’il faut comprendre avant de signer, et les décisions qui auront un impact sur des décennies. Il est volontairement complet : chaque section renvoie, quand c’est utile, vers un approfondissement dédié.

Qu’est-ce qu’une hypothèque en Suisse ?

Une hypothèque est un prêt garanti par votre bien immobilier — la banque peut le saisir si vous ne remboursez plus.

Contrairement à d’autres pays, l’hypothèque suisse n’a pas vocation à être intégralement remboursée. Une partie de la dette (le premier rang, voir plus bas) peut rester en place indéfiniment, tant que vous payez les intérêts et que votre situation financière reste solide. C’est une différence culturelle importante : en Suisse, on « porte » une dette hypothécaire sur le très long terme, on ne cherche pas systématiquement à s’en libérer.

La garantie légale s’appelle la cédule hypothécaire — un titre qui inscrit la dette au registre foncier, directement rattaché au bien. C’est elle que la banque détient comme sûreté.

Combien de fonds propres faut-il pour acheter en Suisse ?

C’est la première question, et la règle est stricte : vous devez financer au minimum 20% du prix d’achat vous-même.

La règle des 20% / 10%

ExigenceMontantDétail
Fonds propres totauxMinimum 20% du prix d’achatLes 80% restants sont couverts par l’hypothèque
Fonds propres « durs »Au moins la moitié des 20%, soit 10% du prixDoivent provenir d’une source autre que votre caisse de pension (2ème pilier)
Fonds propres « mous »Le reste, jusqu’à 10%Peuvent provenir du 2ème pilier (retrait ou nantissement)

Exemple chiffré : pour un bien à 800’000 CHF, il vous faut 160’000 CHF de fonds propres, dont au minimum 80’000 CHF de fonds propres durs (épargne, 3ème pilier, donation, titres…) — le reste pouvant venir de votre 2ème pilier.

Ce qui compte comme fonds propres « durs »

  • Épargne personnelle (compte épargne, compte privé)
  • Avoirs du 3ème pilier (3a et 3b)
  • Titres et valeurs mobilières
  • Donation ou avance d’hoirie
  • Prêt entre particuliers (sous conditions)

Ce qui compte comme fonds propres « mous »

  • Retrait anticipé du 2ème pilier (LPP)
  • Nantissement du 2ème ou du 3ème pilier

💡 Le plafond des 10% n’est pas un détail. Il existe précisément pour éviter qu’un acheteur finance la totalité de son apport avec sa prévoyance vieillesse — ce qui le laisserait sans filet de sécurité à la retraite. Les banques y sont strictes.

➡️ Nous détaillons le rôle exact du 2ème et du 3ème pilier dans le financement retrait ou nantissement, avantages et pièges fiscaux dans nos guides dédiés à la fin de cet article.

Le taux d’endettement : la deuxième condition, souvent sous-estimée

Avoir 20% de fonds propres ne suffit pas. La banque vérifie ensuite que vous pouvez assumer les charges du bien sur la durée — même si les taux remontent.

La règle des 33%

Vos charges annuelles théoriques ne doivent pas dépasser 33% de votre revenu brut. Ces charges se calculent en additionnant trois éléments :

  1. Les intérêts théoriques — calculés à un taux prudent (généralement autour de 5%), nettement plus élevé que le taux réel du marché. C’est une marge de sécurité imposée par les banques, pas le taux que vous payez réellement.
  2. L’amortissement — le remboursement obligatoire du 2ème rang, réparti sur 15 ans.
  3. Les frais d’entretien — estimés forfaitairement à environ 1% de la valeur du bien par an.

Exemple de calcul

Pour un bien de 1’000’000 CHF, financé à 80% (800’000 CHF d’hypothèque) :

PosteCalculMontant annuel
Intérêts théoriques800’000 × 5%40’000 CHF
Amortissement du 2ème rang2ème rang / 15 ansVariable selon le montant du 2ème rang
Frais d’entretien1’000’000 × 1%10’000 CHF
Total charges théoriques ~55’000 à 60’000 CHF/an

Pour que ce financement soit accepté, votre revenu brut annuel doit donc avoisiner 165’000 à 180’000 CHF (charges ÷ 33%).

⚠️ Pourquoi un taux « théorique » aussi élevé alors que les taux réels sont plus bas ? C’est une protection : la banque veut s’assurer que vous pourrez continuer à payer même si les taux remontent significativement dans les années à venir. Ne confondez jamais ce taux de calcul avec le taux que vous paierez réellement.

avatar-compassurance2

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Premier et deuxième rang : ce que ça change concrètement

Votre hypothèque n’est pas un bloc unique — elle se divise en deux tranches, avec des règles différentes.

 1er rang2ème rang
Part du bien financéeJusqu’à ~66% de la valeurLe complément jusqu’à 80% (~13-14%)
Obligation d’amortir❌ Non — peut rester en place indéfiniment✅ Oui — en 15 ans maximum, ou avant la retraite
Taux d’intérêtGénéralement plus avantageuxSouvent légèrement plus élevé

Ce que ça signifie en pratique : si votre échéance de retraite arrive dans 10 ans plutôt que dans 15, c’est 10 ans que vous avez pour amortir le 2ème rang — l’échéance la plus proche prévaut toujours.

Amortissement direct ou indirect : deux façons de rembourser le 2ème rang

Vous avez le choix entre deux méthodes pour rembourser la part obligatoire de votre hypothèque — et ce choix a un impact fiscal important.

L’amortissement direct

Vous remboursez régulièrement (généralement chaque trimestre) une partie du capital emprunté. Votre dette diminue, vos intérêts diminuent avec elle.

  • ✅ Dette qui baisse concrètement
  • ❌ Vous perdez la déduction fiscale des intérêts sur le montant remboursé

L’amortissement indirect

Vous versez le montant de l’amortissement dans un 3ème pilier (ou une police d’assurance-vie), qui est ensuite mis en gage auprès de la banque comme garantie. La dette hypothécaire reste inchangée sur le papier, mais elle est compensée par un capital de prévoyance qui grandit en parallèle.

  • ✅ Vous continuez à déduire l’intégralité des intérêts hypothécaires de vos impôts
  • ✅ Le versement au 3ème pilier est lui-même déductible
  • ❌ La dette officielle ne baisse pas — seul le capital nanti augmente

💡 L’amortissement indirect est presque toujours préférable fiscalement, tant que vous conservez la discipline d’épargne nécessaire — c’est un double avantage fiscal (intérêts + versement 3ème pilier) que l’amortissement direct n’offre pas.

Taux fixe ou taux variable : les grandes familles

Le choix du taux détermine votre exposition au risque — pas seulement votre coût immédiat.

Le taux fixe : vous connaissez votre charge d’intérêt à l’avance, pour toute la durée du contrat (2 à 15 ans généralement). Sécurité maximale, mais pas de bénéfice si les taux baissent après signature.

Le taux SARON (qui a remplacé le LIBOR) : indexé sur le marché monétaire, il évolue en continu. Potentiellement plus avantageux sur la durée, mais expose à une hausse des mensualités si les taux montent.

Le taux variable classique : de moins en moins proposé par les banques, souvent remplacé par le SARON.

➡️ Le choix entre ces options dépend de votre horizon, de votre tolérance au risque et du contexte de taux du moment — un sujet suffisamment important pour mériter son propre guide, à venir.

Le rôle de votre 2ème et 3ème pilier dans le financement

Votre prévoyance professionnelle et privée peut intervenir à deux niveaux : au moment de constituer votre apport, et pendant toute la durée du prêt via l’amortissement indirect.

Deux mécanismes existent pour mobiliser votre 2ème ou votre 3ème pilier :

Le retrait anticipé — vous sortez le capital, qui vient directement augmenter vos fonds propres. Simple, mais le capital retiré n’est plus dans votre prévoyance, et le retrait déclenche généralement une imposition (à taux réduit pour le 3a).

Le nantissement — vous ne retirez rien. Le capital reste dans votre prévoyance et continue de fructifier ; il sert seulement de garantie supplémentaire à la banque, ce qui peut lui permettre de vous prêter davantage. Aucun impôt immédiat, mais votre hypothèque reste plus élevée, donc vos intérêts aussi.

Ces deux options ne sont pas interchangeables — le bon choix dépend de votre âge, de votre situation fiscale et de votre horizon avant la retraite. C’est un sujet suffisamment dense pour mériter un traitement à part entière.

➡️ 3ème pilier et hypothèque : nantir ou retirer, la stratégie complète

notif

Obtenez votre comparatif personnalisé

Remplissez notre formulaire de demande d’offre et un de nos experts en assurance vous recontactera sous 24H avec une analyse personnalisée sans engagement.

Les frais annexes à ne pas oublier

Le prix d’achat n’est jamais le montant total à prévoir — des frais additionnels s’ajoutent, généralement entre 3 et 5% du prix.

  • Droits de mutation — un impôt cantonal sur le transfert de propriété, variable selon le canton
  • Frais de notaire — pour l’acte authentique de vente
  • Frais liés à la cédule hypothécaire — son inscription au registre foncier
  • Éventuels frais de courtage, si vous passez par un intermédiaire

⚠️ Ces frais ne peuvent généralement pas être financés par l’hypothèque — ils doivent être couverts en plus de vos 20% de fonds propres, en liquide.

Indépendant, salarié : les règles changent-elles ?

Le principe reste le même, mais les banques examinent votre dossier différemment selon votre statut professionnel.

Un salarié présente un certificat de salaire et un contrat stable. Un indépendant doit généralement fournir plusieurs années de bilans, et les banques calculent son revenu déterminant sur une moyenne pluriannuelle — ce qui peut compliquer un dossier si l’activité est récente ou irrégulière.

En résumé — 3 points clés

  1. 20% de fonds propres, dont 10% de fonds « durs » — c’est la règle non négociable de départ, quelle que soit la banque.
  2. Le taux d’endettement de 33% se calcule avec un taux théorique prudent, pas le taux réel du marché — ne confondez jamais les deux lors de votre simulation.
  3. Le 2ème rang doit être amorti en 15 ans, directement ou indirectement — le choix a un impact fiscal important, à ne pas négliger.

Conclusion — Comprendre les règles avant de comparer les taux

L’hypothèque est souvent abordée par le petit bout de la lorgnette : « quel taux puis-je obtenir ? ». C’est une mauvaise entrée en matière. Avant même de comparer les taux, il faut savoir si votre dossier est finançable — fonds propres suffisants, taux d’endettement dans les clous, bonne répartition entre 1er et 2ème rang. Ce sont ces règles qui déterminent le montant que vous pourrez emprunter, bien avant que le taux d’intérêt n’entre en jeu.

Une fois ces fondamentaux posés, chaque décision suivante taux fixe ou SARON, retrait ou nantissement de votre prévoyance, amortissement direct ou indirect se prend avec bien plus de clarté.

Compassurance analyse gratuitement votre capacité de financement, votre apport disponible (y compris via votre 2ème et 3ème pilier) et vous oriente vers la structure la plus adaptée à votre projet.

👉 Analyser mon projet immobilier — Gratuit 📞 022 310 94 42

Pour aller plus loin

FAQ — Hypothèque en Suisse

Combien de fonds propres faut-il pour acheter en Suisse ?
Au minimum 20% du prix d'achat, dont au moins 10% de fonds propres « durs » — c'est-à-dire ne provenant pas de votre caisse de pension (2ème pilier). Pour un bien à 800'000 CHF, cela représente 160'000 CHF de fonds propres, dont au moins 80'000 CHF hors prévoyance professionnelle.
Qu'est-ce que le taux d'endettement pour une hypothèque ?
C'est le rapport entre vos charges annuelles théoriques (intérêts, amortissement, entretien) et votre revenu brut. La règle : ce rapport ne doit pas dépasser 33%. Les intérêts sont calculés avec un taux théorique prudent (généralement autour de 5%), plus élevé que le taux réel du marché, pour vérifier que vous pourriez assumer une hausse des taux.
Quelle est la différence entre le 1er et le 2ème rang d'une hypothèque ?
Le 1er rang couvre jusqu'à environ 66% de la valeur du bien et n'a pas besoin d'être amorti — il peut rester en place tant que vous êtes propriétaire. Le 2ème rang couvre le complément (environ 13-14%) et doit être remboursé en 15 ans maximum, ou avant votre retraite si celle-ci arrive plus tôt.
Amortissement direct ou indirect : lequel choisir ?
L'amortissement direct réduit votre dette réelle, mais vous perdez la déduction fiscale des intérêts sur le montant remboursé. L'amortissement indirect (via un 3ème pilier mis en gage) laisse la dette inchangée sur le papier, mais vous conservez l'intégralité de la déduction des intérêts, en plus de la déduction du versement au 3ème pilier. 💡 L'amortissement indirect est presque toujours plus avantageux fiscalement, à condition de garder la discipline d'épargne nécessaire.
Puis-je utiliser mon 2ème ou mon 3ème pilier pour mon apport ?
Oui, de deux façons : le retrait anticipé, qui augmente directement vos fonds propres mais est généralement imposé, ou le nantissement, qui laisse le capital dans votre prévoyance (il continue de fructifier) tout en servant de garantie à la banque. Attention : ces fonds comptent comme des fonds propres « mous » — ils ne peuvent couvrir que la moitié maximum de l'apport exigé (10% sur les 20%).
Quelle est la différence entre un taux fixe et le taux SARON ?
Le taux fixe garantit un montant d'intérêt connu à l'avance pour toute la durée du contrat — sécurité, mais pas de bénéfice si les taux baissent. Le SARON (qui a remplacé le LIBOR) évolue en continu selon le marché monétaire — potentiellement plus avantageux sur la durée, mais expose à une hausse des mensualités.
Quels sont les frais annexes à prévoir en plus du prix d'achat ?
Comptez généralement 3 à 5% du prix d'achat en frais additionnels : droits de mutation (impôt cantonal), frais de notaire, frais liés à l'inscription de la cédule hypothécaire, et éventuels frais de courtage. Ces frais doivent être couverts en plus de vos 20% de fonds propres — ils ne peuvent pas être financés par l'hypothèque.
Un indépendant peut-il obtenir une hypothèque aussi facilement qu'un salarié ?
Le principe est identique, mais l'examen du dossier diffère : un indépendant doit généralement fournir plusieurs années de bilans, et les banques calculent son revenu déterminant sur une moyenne pluriannuelle plutôt que sur un seul certificat de salaire. Une activité récente ou irrégulière peut compliquer le dossier.
Fares – Expert 2e Pilier

Julien de Compassurance.ch – Expert en Assurance en Suisse !

10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

Cela pourrait aussi vous intéresser !

🚀 Toute l’actualité sur l’assurance en Suisse !

Comparateur d'assurance Made In Switzerland !

Comparez et faites des économies sur tous vos contrats.

Compassurance.ch, comparateur d’assurances et de prévoyances.

LOGO2024-COMPA

HOP HOP HOP !

TOI AUSSI,
ÉCONOMISES !!

Et si vous pouviez économiser plus ?
Prenez 2 minutes pour comparer nos offres avant de partir.