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Vaccins pour enfants en Suisse : ce que rembourse l’assurance maladie en 2026

Vaccins pour enfants en Suisse : Ce que rembourse l'assurance maladie en 2026

Calendrier vaccinal enfants Suisse 2026 — remboursement LAMal et assurance complémentaire

Sommaire :

comparatif lamal 2025

📌 Vaccins enfants et remboursement en Suisse 2026 : l'essentiel

  • Aucune obligation vaccinale en Suisse, ni pour les enfants ni pour les adultes (source : OFSP / infovac.ch). L'OFSP émet des recommandations officielles — les parents gardent le libre choix.
  • Nouveauté 2026 : depuis le 1er janvier 2026, tous les vaccins recommandés par l'OFSP sont exemptés de franchise. L'AOS les rembourse sans que la franchise soit atteinte — seule la quote-part de 10% reste applicable. Source : DFI / modification OPAS art. 12a.
  • 11 vaccins de base remboursés par l'AOS (après quote-part) : diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, Hib, hépatite B, pneumocoques, rougeole, oreillons, rubéole, varicelle.
  • 2 vaccins complémentaires également remboursés : rotavirus et méningocoques (ACWY). Source : bag.admin.ch.
  • Non remboursés par la LAMal : vaccins de voyage (hépatite A pour loisirs, typhus, fièvre jaune, rage) et vaccins hors plan de vaccination. Une assurance complémentaire ambulatoire peut couvrir une partie de ces frais.

Depuis le 1er janvier 2026, une nouveauté importante change la donne pour les familles suisses : tous les vaccins recommandés par l’OFSP sont désormais exemptés de franchise. Vous n’avez plus besoin d’atteindre votre franchise annuelle pour être remboursé — seule la quote-part de 10% reste à votre charge.

Ce guide vous explique exactement quels vaccins sont concernés, ce que couvre la LAMal, ce qu’elle ne couvre pas, et comment une complémentaire peut combler les lacunes.

Y a-t-il des vaccins obligatoires pour les enfants en Suisse ?

La réponse courte est non. Contrairement à plusieurs pays européens comme la France ou l’Italie, la Suisse n’impose aucune obligation vaccinale nationale — ni pour les nourrissons, ni pour les enfants, ni pour les adultes. C’est confirmé par l’OFSP et par infovac.ch (Centre de Vaccinologie CMU Genève), la référence suisse en matière d’information vaccinale.

Ce que la Suisse fait à la place, c’est émettre des recommandations officielles via le Plan de vaccination suisse, élaboré par la Commission fédérale pour les vaccinations (CFV) en collaboration avec l’OFSP et Swissmedic. Ces recommandations sont mises à jour régulièrement et constituent le cadre de référence pour les médecins, pédiatres et pharmaciens.

Une nuance cantonale existe : dans certains cantons, comme Genève, certains vaccins ont été inscrits historiquement dans les textes pour des raisons épidémiques passées. Dans les faits, les parents qui ne vaccinent pas leur enfant ne risquent aucune sanction pénale — tout au plus un courrier du médecin cantonal rappelant les recommandations en vigueur.

En revanche, des établissements privés comme certaines crèches ont le droit de refuser l’accès aux enfants non vaccinés contre certaines maladies. L’OFSP a confirmé que cette pratique est légalement possible pour les institutions privées.

La nouveauté 2026 que personne n’a encore communiquée aux parents

C’est l’information la plus importante de ce guide et elle s’applique depuis le 1er janvier 2026.

Jusqu’à fin 2025, les vaccins recommandés étaient pris en charge par l’assurance de base — mais seulement après que la franchise annuelle de l’assuré était atteinte. Pour un enfant avec une franchise à 0 CHF, ce n’était pas un problème. Pour les enfants avec une franchise plus élevée, certains coûts vaccinaux restaient à la charge des parents.

Depuis le 1er janvier 2026, le Département fédéral de l’intérieur a modifié l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS, article 12a) : les vaccinations figurant dans le plan de vaccination suisse — ainsi que les conseils de vaccination donnés par un médecin — sont désormais exemptés de franchise. L’AOS les prend en charge même si la franchise n’est pas encore atteinte.

Ce qui ne change pas : la quote-part de 10% reste applicable. Vous payez donc 10% du coût du vaccin, et l’assurance prend en charge les 90% restants — quelle que soit votre franchise.

Quels vaccins l’assurance de base LAMal rembourse-t-elle pour les enfants ?

L’OFSP distingue trois catégories. Voici ce que chacune couvre et comment l’AOS intervient.

1. Les vaccinations de base — remboursées par l’AOS

Ce sont les vaccinations les plus importantes pour la santé individuelle et collective. L’AOS prend en charge leur coût intégralement (après quote-part de 10%, et exemption de franchise depuis le 1er janvier 2026).

Les vaccinations de base recommandées par l’OFSP pour les nourrissons et enfants sont les suivantes :

  • Diphtérie
  • Tétanos
  • Coqueluche (Pertussis)
  • Poliomyélite
  • Infections invasives à Haemophilus influenzae de type b (méningites et laryngites graves)
  • Hépatite B
  • Pneumocoques
  • Rougeole
  • Oreillons
  • Rubéole
  • Varicelle

Ces vaccins sont administrés selon le calendrier vaccinal suisse, qui prévoit des doses aux âges suivants : nourrissons de 2 à 5 mois, 9 mois, 12 mois, 12 à 18 mois, puis rappels entre 4 et 7 ans et entre 11 et 15 ans (source : infovac.ch). Pour connaître le calendrier précis dose par dose, consultez votre pédiatre ou le plan de vaccination officiel disponible sur bag.admin.ch.

2. Les vaccinations complémentaires — aussi remboursées par l’AOS

Ces vaccinations offrent une protection individuelle contre des risques spécifiques. Elles sont également recommandées par l’OFSP et remboursées par l’AOS après quote-part (source : bag.admin.ch).

Pour les nourrissons et enfants, les vaccinations complémentaires recommandées sont :

  • Rotavirus
  • Méningocoques (types A, C, W, Y — voir note ci-dessous)

Note importante sur les méningocoques : il existe plusieurs souches. Les vaccins contre les méningocoques A, C, W et Y figurent dans les recommandations de l’OFSP et sont remboursés par l’AOS. Le vaccin contre le méningocoque B (souche différente) n’est pas inclus dans ces recommandations — son remboursement par l’AOS n’est pas garanti de la même façon. Renseignez-vous directement auprès de votre pédiatre et de votre caisse maladie pour ce cas précis.

3. Les vaccinations pour groupes à risque — remboursées sous conditions

Certains enfants présentent un risque accru de complications en raison d’une naissance prématurée, d’une maladie chronique, d’un système immunitaire affaibli ou d’une zone géographique à risque. Pour ces profils, des vaccinations supplémentaires peuvent être recommandées et prises en charge par l’AOS, notamment contre :

  • La grippe saisonnière (enfants de 2 à 5 ans sur recommandation médicale)
  • L’hépatite A (groupes à risque définis)
  • La méningo-encéphalite verno-estivale — FSME (zones à risque)
  • Les pneumocoques (doses supplémentaires pour prématurés ou immunodéprimés)

Consultez votre pédiatre pour évaluer si votre enfant entre dans un groupe à risque.

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Ce que l’assurance de base ne rembourse pas

Certains vaccins ne figurent pas dans les recommandations officielles de l’OFSP ou sont réservés à des situations spécifiques. L’AOS ne les prend pas en charge dans le cadre standard.

Les principaux vaccins non remboursés par l’AOS en dehors des groupes à risque sont :

Les vaccins de voyage : hépatite A (pour les voyages de vacances), fièvre typhoïde, fièvre jaune, rage, encéphalite japonaise. Ces vaccins protègent contre des maladies présentes dans certaines régions du monde mais ne font pas partie du plan de vaccination standard suisse. L’AOS ne rembourse pas les vaccinations recommandées uniquement pour les voyages de loisirs (source : infovac.ch, Comparis).

Les vaccins non inscrits au plan de vaccination : certains vaccins sont autorisés en Suisse mais ne font pas l’objet d’une recommandation officielle. Ils ne sont pas pris en charge par l’AOS.

C’est ici qu’une assurance complémentaire ambulatoire peut intervenir. Beaucoup de complémentaires incluent une contribution aux vaccins de voyage et aux médicaments de prévention. Si vous voyagez régulièrement avec votre famille, ce point mérite d’être vérifié dans votre contrat.

HPV — le cas particulier des adolescents

Le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) est recommandé pour les adolescents de 11 à 26 ans. Il protège contre les infections à HPV responsables de certains cancers.

Dans le cadre des programmes de vaccination cantonaux, la vaccination HPV est entièrement gratuite — sans franchise ni quote-part — pour les adolescents et jeunes adultes (source : ge.ch). Les modalités exactes varient selon le canton : renseignez-vous auprès du service cantonal de santé de votre lieu de résidence ou de l’école.

En dehors des programmes cantonaux, l’AOS prend en charge le coût selon les règles habituelles (quote-part applicable).

Tableau récapitulatif — remboursement des vaccins par l’AOS en 2026

CatégorieVaccins concernésRemboursement AOSFranchise depuis 2026
Vaccins de baseDiphtérie, Tétanos, Coqueluche, Polio, Hib, HepB, Pneumocoques, ROR, Varicelle✅ Oui (quote-part 10%)✅ Exemptés
Vaccins complémentairesRotavirus, Méningocoques ACWY✅ Oui (quote-part 10%)✅ Exemptés
HPV (programme cantonal)HPV✅ Gratuit via canton✅ Sans quote-part
Groupes à risqueGrippe (<5 ans), FSME zones risque, HepA groupes risque✅ Sous conditions✅ Exemptés si recommandés
Vaccins voyageHépatite A loisirs, Typhus, Rage, Fièvre jaune❌ Non remboursésNon applicable
Vaccins hors planMéningocoque B, Rotavirus (hors recommandation)❌ Non garantisNon applicable
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À quel moment vacciner son enfant en Suisse ?

Le plan de vaccination suisse prévoit des périodes de vaccination précises, basées sur l’âge auquel l’enfant est le plus vulnérable et celui où son système immunitaire répond le mieux aux vaccins (source : infovac.ch).

Les grandes périodes sont les suivantes :

  • Nourrissons de 2 à 5 mois : premières doses des vaccins de base
  • 9 mois : vaccins complémentaires
  • 12 mois et 12 à 18 mois : rappels vaccins de base, ROR, varicelle
  • 4 à 7 ans : rappels
  • 11 à 15 ans : rappels, HPV, méningocoques

Pour les dates et doses précises, le plan de vaccination officiel est disponible gratuitement sur bag.admin.ch et sur infovac.ch. Votre pédiatre est également en mesure de vérifier le carnet de vaccination de votre enfant et de planifier les doses manquantes.

Il n’est jamais trop tard pour rattraper une vaccination omise. Si votre enfant n’a pas reçu certains vaccins dans les délais recommandés, consultez votre médecin — un rattrapage est possible à tout âge.

FAQ — Vaccins enfants et remboursement en Suisse 2026

Les vaccins pour enfants sont-ils obligatoires en Suisse ?

Non. La Suisse n’impose aucune obligation vaccinale nationale, ni pour les enfants ni pour les adultes (source : infovac.ch, OFSP). L’OFSP émet des recommandations officielles via le Plan de vaccination suisse, mais les parents gardent le libre choix. Certaines crèches privées peuvent refuser des enfants non vaccinés contre certaines maladies — cette pratique est légale pour les institutions privées selon l’OFSP.

Qu’est-ce qui change en 2026 pour le remboursement des vaccins ?

Depuis le 1er janvier 2026, tous les vaccins recommandés par l’OFSP (inscrits à l’article 12a de l’OPAS) ainsi que les conseils de vaccination médicaux sont exemptés de franchise. L’assurance de base les rembourse sans que la franchise annuelle soit atteinte. Seule la quote-part de 10% reste à charge. Source : Département fédéral de l’intérieur (bkb.admin.ch), ge.ch.

Les vaccins de voyage sont-ils remboursés par la LAMal pour les enfants ?

Non. Les vaccins recommandés uniquement pour les voyages de loisirs (hépatite A, fièvre typhoïde, fièvre jaune, rage, etc.) ne sont pas pris en charge par l’assurance de base. Certaines assurances complémentaires ambulatoires incluent une contribution à ces vaccins — vérifiez les conditions de votre contrat avant de voyager.

Mon enfant a raté des vaccins — peut-on les rattraper ?

Oui. Il n’est jamais trop tard pour rattraper une vaccination omise ou reportée. Un médecin ou pédiatre peut consulter votre carnet de vaccination et planifier un calendrier de rattrapage adapté. Vous pouvez aussi contacter la ligne info-vaccins OFSP : 0844 448 448 (consultation gratuite, prix d’une communication interurbaine en Suisse).

La complémentaire de mon enfant couvre-t-elle des vaccins non remboursés par la LAMal ?

Certaines assurances complémentaires enfant ambulatoires prévoient une contribution aux vaccins de voyage et aux médicaments de prévention. Les conditions varient d’un assureur à l’autre. Si vous voyagez régulièrement avec votre famille, vérifiez ce point dans les conditions générales de votre complémentaire ou demandez conseil à votre assureur.

Le vaccin HPV est-il gratuit pour mon enfant en Suisse ?

Oui, dans le cadre des programmes cantonaux de vaccination. Le vaccin HPV est recommandé pour les adolescents de 11 à 26 ans et est généralement proposé gratuitement via les écoles ou les services cantonaux de santé. Les modalités varient selon le canton — renseignez-vous auprès de votre médecin ou du service cantonal de santé (source : ge.ch).

Voir aussi : 

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Assurance complémentaire sans questionnaire de santé en Suisse : ce qui est vraiment possible en 2026

Assurance complémentaire sans questionnaire de santé en Suisse : ce qui est vraiment possible en 2026

Assurance complémentaire sans questionnaire médical en Suisse 2026 — guide des cas possibles et démarches

Sommaire :

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📌 Complémentaire sans questionnaire de santé en Suisse : l'essentiel

  • LAMal (assurance de base) : aucun questionnaire possible. Tous les assureurs sont légalement obligés de vous accepter, sans condition ni questionnaire médical, quel que soit votre état de santé. Source : OFSP / Priminfo.
  • Complémentaires (LCA) : questionnaire médical dans la quasi-totalité des cas. L'assureur peut accepter, imposer des réserves sur une pathologie, ou refuser — sans obligation de justification. C'est la LCA (Loi fédérale sur le Contrat d'Assurance) qui s'applique, pas la LAMal.
  • L'assurance prénatale est la seule voie garantie sans questionnaire : si vous souscrivez avant la naissance de votre enfant, aucune sélection médicale ne sera appliquée, quelles que soient les complications à la naissance.
  • Un refus n'est pas définitif. Les assureurs suisses n'ont pas de base commune des refus. Un refus chez l'assureur A n'empêche pas une acceptation chez l'assureur B. Les antécédents de plus de 5 ans ne sont généralement plus considérés comme un risque actif.
  • Règle absolue avant de changer : ne jamais résilier l'ancienne complémentaire avant d'avoir reçu la confirmation écrite d'acceptation par le nouvel assureur. Délai de résiliation habituel : 30 septembre.

En Suisse, souscrire une assurance complémentaire peut être refusé et personne n’est obligé de vous expliquer pourquoi. Contrairement à la LAMal, aucune loi ne protège les assurés contre un refus de complémentaire. Mais des solutions existent, selon votre situation.

Ce guide vous explique exactement ce que dit la loi, dans quels cas un questionnaire peut être évité, et comment maximiser vos chances d’obtenir la couverture dont vous avez besoin.

Pourquoi les complémentaires exigent un questionnaire de santé en Suisse ?

La distinction fondamentale du système suisse : LAMal vs LCA.

L’assurance de base (LAMal) est soumise à l’obligation d’admission. Aucun assureur ne peut vous refuser, quels que soient votre âge ou votre état de santé. Aucun questionnaire médical ne peut vous être demandé — c’est inscrit dans la loi fédérale sur l’assurance maladie et confirmé par l’Office fédéral de la santé publique via Priminfo.

Les assurances complémentaires fonctionnent selon un régime totalement différent. Elles sont régies par la Loi fédérale sur le Contrat d’Assurance (LCA), qui accorde à l’assureur une liberté totale : il peut accepter, refuser, ou imposer des réserves sur certaines prestations — sans avoir à se justifier. C’est le droit privé qui s’applique, pas la loi sur la santé publique.

Concrètement, avant d’accepter votre demande de complémentaire, l’assureur vous fait généralement remplir un questionnaire médical couvrant vos antécédents des 5 dernières années. Son médecin-conseil analyse ensuite votre dossier et peut :

  • vous accepter sans condition
  • vous accepter avec une réserve sur une pathologie spécifique
  • refuser votre affiliation sans motif obligatoire

La réalité du marché en 2026 : les assureurs sont de plus en plus sélectifs. Un antécédent psychiatrique, une opération passée, une maladie chronique sous contrôle — tout cela peut suffire à déclencher un refus ou une réserve.

Dans quels cas peut-on obtenir une complémentaire sans questionnaire médical ?

Trois situations concrètes permettent de contourner ou d’éviter le questionnaire.

1. L’assurance prénatale : le cas le plus clair

C’est la situation la plus favorable, et la seule totalement garantie par la pratique des assureurs suisses.

Si vous souscrivez une complémentaire prénatale pour votre enfant avant sa naissance, aucun questionnaire médical ne sera demandé. L’enfant sera couvert dès sa naissance, quelles que soient les complications éventuelles à l’accouchement ou les problèmes de santé qui pourraient apparaître. Le Groupe Mutuel et d’autres assureurs confirment explicitement cette règle dans leurs conditions générales.

C’est pourquoi les professionnels de l’assurance recommandent systématiquement de souscrire une complémentaire prénatale pendant la grossesse — c’est la seule façon de garantir une couverture complète à votre enfant sans risque de refus ultérieur.

Si vous n’avez pas souscrit avant la naissance, une fenêtre existe encore : la plupart des assureurs acceptent les enfants sans questionnaire jusqu’à l’âge de 3 à 4 ans, notamment pour les assurances dentaires et les complémentaires ambulatoires. Cette limite varie selon les caisses — renseignez-vous directement auprès de l’assureur.

2. Les assurances complémentaires collectives via l’employeur

Certains employeurs négocient des contrats d’assurance collective pour leurs employés. Dans ce cadre, l’affiliation se fait souvent sans questionnaire individuel ou avec des conditions médicales allégées, car le risque est mutualisé sur l’ensemble du groupe.

Si votre employeur propose ce type de couverture, c’est généralement la voie la plus simple pour obtenir une complémentaire sans sélection médicale individuelle. Vérifiez avec votre service RH.

3. Certaines complémentaires d’entrée de gamme à couverture limitée

Il existe des complémentaires accessibles sans questionnaire ou avec un questionnaire très simplifié. En contrepartie, leur couverture est généralement plus limitée : remboursements plafonnés, prestations restreintes, exclusions sur les pathologies préexistantes même sans questionnaire formel.

Ce type de couverture peut avoir du sens si vous avez été refusé partout ailleurs et souhaitez une protection minimale. Mais il est important de lire les conditions générales avec attention avant de signer : une complémentaire sans questionnaire n’est pas une complémentaire sans exclusion.

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Ce que vous devez absolument savoir sur la réticence (LCA, art. 6)

C’est le piège le plus dangereux, et le moins bien connu des assurés.

La réticence, c’est le fait d’omettre ou de déclarer inexactement un problème de santé dans le questionnaire. Même involontairement. La loi est stricte : selon l’article 6 alinéa 1 de la LCA, si l’assureur découvre une réticence, il est en droit de résilier le contrat dans les 4 semaines suivant sa découverte — et de refuser les prestations pour les sinistres déjà survenus en lien avec le fait dissimulé.

Le Tribunal fédéral a confirmé cette règle dans plusieurs arrêts. Dans l’affaire 4A_25/2017, un assuré s’est vu résilier son contrat de complémentaire maladie parce qu’il n’avait pas mentionné des consultations psychiatriques antérieures. L’assureur a refusé l’indemnisation pour la période d’incapacité de gain qui a suivi.

La règle pratique : déclarez tout ce qui fait l’objet d’une question écrite, précise et non équivoque de l’assureur. Vous n’avez pas à faire de déclarations spontanées sur des faits qui ne vous sont pas demandés. Mais si on vous pose la question, répondez honnêtement.

Deux informations importantes pour les antécédents anciens :

Selon les Conditions Générales d’Assurance de plusieurs assureurs suisses (dont Assura), la réticence ne peut plus être invoquée après 5 ans depuis la conclusion ou la modification du contrat. Si votre problème de santé date de plus de 5 ans et n’est plus actif, vous pouvez potentiellement faire une nouvelle demande auprès d’un assureur.

Que faire si vous avez déjà été refusé ou si vous avez des antécédents médicaux ?

Un refus n’est pas définitif. Voici les 4 options concrètes.

Option 1 — Faire des demandes auprès de plusieurs assureurs

Les assureurs suisses n’ont pas de base de données commune des refus. Un refus de complémentaires chez l’assureur A ne déclenche pas automatiquement un refus chez l’assureur B — chacun évalue les dossiers selon ses propres critères internes.

Attention : dans le questionnaire de santé, la question « avez-vous déjà été refusé par un assureur ? » apparaît fréquemment. Répondez-y honnêtement. Si vous répondez non alors que c’est faux et que l’assureur le découvre ultérieurement, c’est une réticence.

Option 2 — Accepter une réserve plutôt que de rester sans couverture

Une réserve, c’est une acceptation partielle : l’assureur vous couvre pour tout, sauf pour la pathologie spécifique mentionnée dans la réserve. C’est moins qu’une couverture complète, mais infiniment mieux que rien pour tout le reste de votre santé.

La durée d’une réserve est en général de 5 ans. Après cette période, vous pouvez demander sa levée si la pathologie concernée est guérie ou stabilisée.

Option 3 — Attendre si vos antécédents ont plus de 5 ans

Si votre problème de santé date de plus de 5 ans et ne se manifeste plus, plusieurs assureurs ne le considèrent plus comme un facteur de risque actif. Une nouvelle demande peut aboutir à une acceptation sans réserve. Chaque dossier est évalué individuellement — il n’y a pas de règle universelle, mais le délai de 5 ans est une référence pratique dans le marché suisse.

Option 4 — Passer par un courtier indépendant

C’est souvent la voie la plus efficace quand on a des antécédents. Un courtier connaît les critères d’acceptation de chaque assureur, les produits les plus accessibles selon les profils, et peut orienter votre dossier vers l’assureur le plus susceptible de l’accepter — avant que vous ne fassiez une demande formelle qui ira dans votre historique.

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La règle d’or avant de changer de complémentaire

Ne résiliez jamais votre ancienne complémentaire avant d’avoir reçu par écrit la confirmation d’acceptation de la nouvelle.

Cette règle est rappelée par Comparis, par l’État de Vaud et par la plupart des professionnels de l’assurance suisse. Si vous résiliez avant d’être accepté ailleurs et que votre nouvelle demande est refusée, vous vous retrouvez sans complémentaire et un refus dans votre historique complique les demandes futures.

Le délai de résiliation pour changer les complémentaires est en général le 30 septembre pour une entrée en vigueur au 1er janvier. Lancez vos démarches en juillet-août pour avoir le temps de gérer un éventuel refus avant l’échéance.

FAQ — Assurance complémentaire sans questionnaire de santé en Suisse

Peut-on vraiment souscrire une complémentaire sans questionnaire médical en Suisse ?

Oui, dans des cas précis. L’assurance prénatale — souscrite avant la naissance de l’enfant — est le cas le plus clair : aucun questionnaire n’est demandé, et l’enfant est couvert dès la naissance sans restriction. Les complémentaires collectives via l’employeur permettent également souvent une affiliation sans sélection médicale individuelle. Pour les adultes en dehors de ces cas, la quasi-totalité des assureurs exigent un questionnaire de santé — c’est leur droit selon la LCA.

Pourquoi les complémentaires peuvent-elles refuser un assuré alors que la LAMal ne le peut pas ?

Parce qu’elles sont soumises à des lois différentes. La LAMal (assurance de base) impose à tous les assureurs une obligation d’admission sans condition ni questionnaire. Les complémentaires relèvent de la LCA (Loi fédérale sur le Contrat d’Assurance), qui accorde à l’assureur une liberté contractuelle totale : il peut refuser, imposer des réserves, ou accepter selon ses propres critères de risque. Priminfo.admin.ch et l’État de Vaud confirment cette distinction dans leurs ressources officielles.

Qu’est-ce qu’une réserve dans une assurance complémentaire suisse ?

Une réserve est une limitation de couverture sur une pathologie ou un traitement spécifique. L’assureur vous accepte mais exclut de sa prise en charge les frais liés à la pathologie concernée. Par exemple : une réserve sur le dos signifie que tous vos soins sont couverts sauf ceux liés à votre problème de dos. La durée standard d’une réserve est de 5 ans. Après cette période, vous pouvez demander sa levée si votre état de santé s’est amélioré.

Un refus de complémentaire chez un assureur empêche-t-il d’être accepté chez un autre ?

Non — les assureurs suisses n’ont pas de base de données commune des refus. Chaque dossier est évalué individuellement selon les critères internes de chaque caisse. Il est donc possible d’être refusé par un assureur et accepté par un autre pour le même état de santé. Attention : si le questionnaire vous demande si vous avez déjà été refusé, répondez honnêtement — c’est une question écrite soumise à l’obligation de déclarer (LCA, art. 4).

Est-il possible de réessayer après un refus si mon problème de santé est ancien ?

Oui. Si le problème de santé qui a motivé un refus ou une réserve date de plus de 5 ans et n’est plus actif, vous pouvez refaire une demande. Plusieurs assureurs ne considèrent plus les antécédents au-delà de cette période comme un facteur de risque actif. Chaque cas est évalué individuellement — il n’y a pas de garantie, mais le délai de 5 ans est une référence courante dans les pratiques du marché suisse.

Jusqu’à quel âge un enfant peut-il être affilié à une complémentaire sans questionnaire ?

En dehors de l’assurance prénatale (avant la naissance), la plupart des assureurs acceptent les enfants sans questionnaire médical jusqu’à l’âge de 3 à 4 ans, notamment pour les complémentaires dentaires et ambulatoires. Cette limite varie selon les assureurs. Au-delà de cet âge, un questionnaire est généralement demandé — c’est pourquoi l’assurance prénatale est fortement recommandée pendant la grossesse.

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10 ans d’expérience dans la prévoyance et l’assurance en Suisse romande. Chez Compassurance, on vous accompagne pour optimiser toutes vos couvertures (LAMal, complémentaires, RC Pro, IJ maladie, 3e pilier…), sans jargon, sans pression, avec un seul objectif : vous faire économiser intelligemment, sans sacrifier votre protection.

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